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La ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi a présenté une communication relative aux assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qui se sont tenues les 8 et 9 octobre 2010 et qui ont été précédées par une réunion informelle du G7.
Dans un contexte d'incertitudes économiques au plan international, deux sujets ont plus particulièrement marqué ces assemblées, la question des taux de change et la réforme de la gouvernance du FMI. A la demande de la France, le FMI et la Banque mondiale ont été mandatés pour travailler sur les priorités de sa future présidence du G20 notamment sur la question de la réforme du système monétaire international.
Alors que la reprise économique mondiale est inégale, l'ajustement des taux de change a été au coeur des travaux visant à définir, de manière concertée, un cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée. Les débats ont montré la nécessité de disposer d'un lieu légitime et efficace de coordination et de concertation en matière de change.
S'agissant du rôle du FMI, une étape importante a été franchie avec le renforcement du mandat de l'institution, tant en matière de surveillance multilatérale que d'instruments de prêt. Ces travaux vont se poursuivre au cours des prochains mois, dans le cadre de la présidence française du G20.
En matière de gouvernance du FMI, s'il est acquis que la réforme se traduira par une évolution importante des pouvoirs au sein de l'institution, aucune avancée décisive n'a pu être enregistrée à Washington et l'équilibre des différents éléments de la réforme (quotes-parts, conseil d'administration, implication ministérielle dans la gouvernance de l'institution) nécessitera une intensification des travaux lors des prochaines semaines. L'objectif reste de parvenir à un accord lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G20 à Séoul en novembre 2010.
Du côté de la Banque mondiale, l'heure était à la mise en oeuvre des décisions prises en avril dernier, en matière de réforme de sa gouvernance et d'augmentation de son capital.
En marge des assemblées annuelles, un prêt de 200 millions d'euros a été accordé par l'Agence française de développement, au Fonds pour les technologies propres de la Banque mondiale. Ce prêt s'inscrit dans le cadre des financements précoces que la France a promis d'apporter d'ici 2012 pour lutter contre le changement climatique.Les assemblées annuelles ont enfin permis d'obtenir que le FMI et la Banque mondiale soient formellement mandatés pour travailler sur les principales priorités de la future présidence française, dans le cadre de leurs compétences respectives. Ainsi le FMI a reçu un mandat clair pour réfléchir aux différentes pistes d'amélioration du système monétaire international et présenter des propositions au cours de l'année à venir dans les domaines des déséquilibres mondiaux, des flux de capitaux, mais aussi des mouvements de change et des réserves internationales. De son côté, la Banque mondiale a été chargée d'amplifier son travail en matière de volatilité des prix des matières premières agricoles et de sécurité alimentaire.