Texte intégral
Madame la Préfète,
Monsieur l'Ambassadeur du Sénégal en France,
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les Membres du jury et Organisateurs du festival,
Chère Marie-France Brière, Cher Dominique Besnéhard, Cher Patrick Mardikian,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,
Je suis très honorée d'être avec vous aujourd'hui pour célébrer la 5e édition du Festival du film francophone d'Angoulême.
Je remercie Monsieur le Maire et Madame la Préfète de nous accueillir dans ce magnifique endroit.
Je voudrais saluer le président du jury de cette 5e édition, l'immense Denis Podalydès, et Mesdames les actrices et les réalisatrices membres du jury. Je salue ce jury au féminin.
J'aimerais à présent remercier Dominique Besnéhard, Marie-France Brière, Patrick Mardikian, créateurs de ce festival, ainsi que tous ceux qui travaillent à sa réussite.
Cher Dominique, tout au long de votre carrière consacrée au cinéma dans les fonctions que vous avez exercées, vous avez été celui qui a su écouter et regarder sans jamais juger, vous êtes ce magicien qui a su reconnaître les différences de l'autre et les convaincre qu'elles étaient leur richesse.
Car au-delà des apparences le monde du cinéma est resté longtemps conformiste et codifié.
Cher Dominique, c'est grâce à des hommes rares comme vous que pour des réalisateurs comme nous, issus de la diversité, le parcours semé d'embûches et jonché de préjugés s'est transformé en une magnifique voie.
Le cinéma m'a donné une identité, celle de réalisatrice, pour reconstruire celle que j'étouffais : fille d'immigré. Le cinéma m'a permis à mon tour de mettre le projecteur sur toute une composante de la société française issue de l'immigration qui vivait dans le hors-champ de la France.
Mon engagement de réalisatrice a été de tenter de libérer une parole sans laquelle il ne peut y avoir de lien avec le monde extérieur. Ce lien, c'est bien la langue française.
Aujourd'hui j'ai l'honneur d'être ministre de la Francophonie et je poursuis cet engagement avec la même énergie, la même flamme car ma priorité est d'apporter un nouveau souffle à cette langue française pour qu'elle devienne ce fleuve nourricier qui réunit tous les pays francophones et les centaines de millions d'hommes et de femmes qui la font vivre et circuler à travers les cinq continents.
Cette langue française doit aujourd'hui devenir cette langue égalitaire et solidaire, elle doit être le ciment de la diversité des peuples et le cinéma a un rôle essentiel à jouer dans la réussite de cet engagement car les réalisateurs des pays francophones nous apportent une vision singulière de leurs sociétés, mais ils ont en commun ce socle puissant qu'est la langue française et ils nous donnent à voir et à entendre une francophonie vivante, une francophonie moderne, une francophonie en pleine mutation.
Angoulême, pendant la durée du festival, devient l'agora des échanges francophones venus du monde entier et en particulier de l'Afrique. Je rappelle qu'en 2050, il y aura 700 millions de locuteurs francophones dont 80 % sur le continent africain.
Mesdames et Messieurs,
En rendant hommage aujourd'hui au cinéma sénégalais, un des plus anciens et des plus vivants, vous perpétuez le travail de mémoire qui permet d'éveiller les consciences.
Je suis heureuse du choix du Sénégal, grand pays de la Francophonie, patrie du poète président Léopold Sédar Senghor et d'Abdou Diouf, actuel Secrétaire général de la Francophonie.
Grâce à l'existence d'un festival comme celui d'Angoulême, année après année, la Francophonie acquiert une dimension à hauteur d'homme, il fait bouger le curseur des préjugés, il contribue à faire changer le regard porté sur l'espace francophone et les peuples qui le composent.
J'aimerais citer une phrase de Nelson Mandela, anglophone aux portes de la Francophonie : «Ce qui se fait pour nous, sans nous, se fait contre nous».
Tel est le défi du cinéma francophone.
Merci Angoulême, Merci le Sénégal, Merci le Festival.
Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 12 septembre 2012
Monsieur l'Ambassadeur du Sénégal en France,
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les Membres du jury et Organisateurs du festival,
Chère Marie-France Brière, Cher Dominique Besnéhard, Cher Patrick Mardikian,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,
Je suis très honorée d'être avec vous aujourd'hui pour célébrer la 5e édition du Festival du film francophone d'Angoulême.
Je remercie Monsieur le Maire et Madame la Préfète de nous accueillir dans ce magnifique endroit.
Je voudrais saluer le président du jury de cette 5e édition, l'immense Denis Podalydès, et Mesdames les actrices et les réalisatrices membres du jury. Je salue ce jury au féminin.
J'aimerais à présent remercier Dominique Besnéhard, Marie-France Brière, Patrick Mardikian, créateurs de ce festival, ainsi que tous ceux qui travaillent à sa réussite.
Cher Dominique, tout au long de votre carrière consacrée au cinéma dans les fonctions que vous avez exercées, vous avez été celui qui a su écouter et regarder sans jamais juger, vous êtes ce magicien qui a su reconnaître les différences de l'autre et les convaincre qu'elles étaient leur richesse.
Car au-delà des apparences le monde du cinéma est resté longtemps conformiste et codifié.
Cher Dominique, c'est grâce à des hommes rares comme vous que pour des réalisateurs comme nous, issus de la diversité, le parcours semé d'embûches et jonché de préjugés s'est transformé en une magnifique voie.
Le cinéma m'a donné une identité, celle de réalisatrice, pour reconstruire celle que j'étouffais : fille d'immigré. Le cinéma m'a permis à mon tour de mettre le projecteur sur toute une composante de la société française issue de l'immigration qui vivait dans le hors-champ de la France.
Mon engagement de réalisatrice a été de tenter de libérer une parole sans laquelle il ne peut y avoir de lien avec le monde extérieur. Ce lien, c'est bien la langue française.
Aujourd'hui j'ai l'honneur d'être ministre de la Francophonie et je poursuis cet engagement avec la même énergie, la même flamme car ma priorité est d'apporter un nouveau souffle à cette langue française pour qu'elle devienne ce fleuve nourricier qui réunit tous les pays francophones et les centaines de millions d'hommes et de femmes qui la font vivre et circuler à travers les cinq continents.
Cette langue française doit aujourd'hui devenir cette langue égalitaire et solidaire, elle doit être le ciment de la diversité des peuples et le cinéma a un rôle essentiel à jouer dans la réussite de cet engagement car les réalisateurs des pays francophones nous apportent une vision singulière de leurs sociétés, mais ils ont en commun ce socle puissant qu'est la langue française et ils nous donnent à voir et à entendre une francophonie vivante, une francophonie moderne, une francophonie en pleine mutation.
Angoulême, pendant la durée du festival, devient l'agora des échanges francophones venus du monde entier et en particulier de l'Afrique. Je rappelle qu'en 2050, il y aura 700 millions de locuteurs francophones dont 80 % sur le continent africain.
Mesdames et Messieurs,
En rendant hommage aujourd'hui au cinéma sénégalais, un des plus anciens et des plus vivants, vous perpétuez le travail de mémoire qui permet d'éveiller les consciences.
Je suis heureuse du choix du Sénégal, grand pays de la Francophonie, patrie du poète président Léopold Sédar Senghor et d'Abdou Diouf, actuel Secrétaire général de la Francophonie.
Grâce à l'existence d'un festival comme celui d'Angoulême, année après année, la Francophonie acquiert une dimension à hauteur d'homme, il fait bouger le curseur des préjugés, il contribue à faire changer le regard porté sur l'espace francophone et les peuples qui le composent.
J'aimerais citer une phrase de Nelson Mandela, anglophone aux portes de la Francophonie : «Ce qui se fait pour nous, sans nous, se fait contre nous».
Tel est le défi du cinéma francophone.
Merci Angoulême, Merci le Sénégal, Merci le Festival.
Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 12 septembre 2012