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Le ministre des affaires étrangères et le ministre de l'économie et des finances ont présenté une communication sur le Sommet du G20 des 5 et 6 septembre à Saint-Pétersbourg.
Tenu sur fond de crise syrienne, ce sommet a été l'occasion pour la France de mobiliser ses partenaires sur la nécessité d'une réponse forte au massacre chimique commis par le régime syrien le 21 août dernier. Plus de 25 Etats ont rejoint une déclaration conjointe adoptée en marge du G20 de Saint-Pétersbourg. L'évolution de la position russe doit être mise au crédit de la détermination démontrée par la France et ses partenaires à cette occasion, comme lors du « Gymnich » de Vilnius qui a suivi le sommet du G20.
En matière économique, le sommet a permis de constater la consolidation de la situation en zone euro et d'appeler à poursuivre le rééquilibrage de la croissance mondiale en partageant mieux les efforts entre les économies en excédent et celles en déficit.
Conformément au message constant de la France depuis mai 2012, le G20 a fait du soutien à la croissance et à la création d'emplois sa première priorité, au-delà de la consolidation budgétaire. Chaque pays élaborera une stratégie de croissance d'ici au prochain sommet du G20 sous présidence australienne, à Brisbane en 2014. Un accent tout particulier a été mis sur les actions en faveur de l'emploi des jeunes, notamment à travers la valorisation de l'apprentissage ou de mesures d'insertion spécifiques comme la « garantie jeunes » mise en œuvre en France. L'importance du dialogue social a également été soulignée.
Dans le domaine fiscal, le G20 a notamment décidé, à l'initiative de la France, d'accélérer la mise en œuvre de l'échange automatique d'informations fiscales, qui commencera de manière effective dès 2015. Le sommet a également endossé le plan d'action préparé par l'OCDE pour lutter contre l'érosion des bases fiscales, en reconnaissant l'enjeu particulier que représente l'économie numérique.
Le sommet de Saint-Pétersbourg a enfin permis des progrès dans trois domaines importants pour la France :
- la régulation financière : il a été décidé de poursuivre les efforts en vue de prévenir les risques systémiques ainsi que le travail sur les pratiques de rémunération risquées dans les établissements financiers ;
- la lutte contre le changement climatique : le G20 a reconnu les coûts associés à tout nouveau retard dans l'action et a marqué un degré élevé d'ambition pour la conférence sur le climat de 2015, qui sera organisée à Paris ;
- le développement enfin : le G20 a apporté son soutien à l'adoption d'un nouveau cadre de référence ambitieux pour le développement après 2015, afin d'assurer la continuité de notre effort en appui aux pays les plus pauvres.