Communiqué du ministère des affaires étrangères, en date du 31 mai 1999, sur l'engagement des autorités de l'ex-Yougoslavie à accepter les principes du G8 sur le Kosovo.

Prononcé le

Auteur(s) moral(aux) : Ministère des Affaires étrangères

Circonstance : Acceptation le 28 mai 1999, par M. Slobodan Milosevic, président de la République fédérative de Yougoslavie, des principes énoncés par le G8 pour l'arrêt des bombardement en Serbie

Texte intégral

1. Les contacts des prochains jours ont pour objet de déterminer si l'engagement exprimé par les autorités de Belgrade, à la suite de leurs pourparlers avec M. Tchernomyrdine, est réellement dénué d'ambiguïté et appelé à se concrétiser sur le terrain.
2. Pour préparer ces contacts, le ministre des Affaires étrangères a eu depuis vendredi soir de nombreux entretiens, avec M. Fischer d'abord, puis avec M. Ivanov, et avec ses autres collègues du Groupe de contact : Mme Albright, M. Cook et M. Dini.
La France considère en effet qu'il est nécessaire d'évaluer rapidement la portée réelle de la déclaration de Belgrade, et d'agir en conséquence. Il est également indispensable de poursuivre avec tous les partenaires concernés le travail de mise au point de la résolution que le Conseil de sécurité sera appelé à adopter, et qui mettra en oeuvre le règlement politique destiné à ramener la paix au Kosovo.
3. A cette fin, des conversations auront lieu dès mardi entre les émissaires européen, américain et russe. Elles auront pour but de préparer un nouveau contact avec Belgrade, qui pourrait intervenir dès mercredi, dans l'objectif de vérifier l'effectivité du changement d'attitude.
La France apportera tout son appui à la présidence allemande et au président finlandais, M. Ahtisaari, qui seront mandatés par les Européens dans cette perspective. A notre initiative, le Conseil Affaires générales demandera aujourd'hui à la présidence de rester en contact étroit avec M. Ahtisaari, en vue du rapport que celui-ci pourrait présenter au Conseil européen.
4. Nous considérons qu'il y aura lieu ensuite de procéder à une évaluation d'ensemble de la situation entre les pays membres du G8, d'abord au niveau des directeurs politiques afin de déterminer les étapes à accomplir pour aboutir à l'adoption d'une résolution par le Conseil de sécurité./
(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 1er juin 1999)