Texte intégral
Mesdames et Messieurs,
Nous avons, pendant le déjeuner, Joschka Fischer et moi-même ainsi que les deux délégations travaillé intensément comme vous l'imaginez sur la question du Kosovo.
Nous sommes engagés depuis longtemps dans la recherche d'une solution. Nos efforts sont convergents, identiques. Nous sommes tout à fait sur les mêmes positions. Nous travaillons jour après jour à la préparation de cette solution qui sera inscrite dans une résolution adoptée par le Conseil de sécurité.
Nous avons continué à travailler sur l'administration civile du Kosovo, sur la question de la force, sur la combinaison de l'acceptation par Belgrade du vote de la résolution et de la suspension des frappes. J'énumère les problèmes que vous connaissez et qui sont ceux qui restent à résoudre et sur lesquels travaillent les Occidentaux, les Européens, les Russes, les différents médiateurs ou intermédiaires qui sont tous concentrés, en ce moment, sur cet objectif unique.
Notre volonté est absolument intacte, entière et identique. Nous aurons un certain nombre d'occasions dans les jours qui viennent de poursuivre ce travail. Un certain nombre de rencontres diplomatiques ou internationales sont déjà programmées. S'il le faut, nous prendrons des initiatives supplémentaires pour nous rapprocher encore plus vite de la solution, tout cela en contact étroit, quotidien, permanent avec tous nos partenaires intéressés.
Nous avons évidemment pris acte de la décision du procureur du Tribunal pénal international, tribunal que nous soutenons, avec lequel nous coopérons depuis longtemps et avec qui nous continuerons naturellement de coopérer. Nos obligations envers ce tribunal ne sont évidemment pas modifiées par les préparatifs de la solution au Kosovo. Mais, nous poursuivrons sans relâche notre propre tâche qui est d'arriver à un règlement, conformément aux principes que vous connaissez : les cinq principes du G8 dont toutes les conditions doivent toujours être acceptées par Belgrade. Voilà dans quel contexte et dans quel effort continu s'inscrit cette rencontre de plus fort amicale.
Nous avons aussi parlé de la préparation du Conseil européen de Cologne qui sera précédé, sur un plan bilatéral, par la rencontre de Toulouse demain et après-demain. A cet égard, nous avons passé en revue les principaux points de nos échanges franco-allemands et européens.
Q - Vous nous avez dit que la décision du TPI ne pouvait pas se substituer aux efforts diplomatiques nécessaires pour arriver à un règlement pacifique, ne considérez-vous pas que cette décision d'inculpation complique vos efforts ?
R - Nous nous sommes concertés à ce sujet avec MM. Cook, Dini, Mme Albright et plusieurs autres ministres, et nous avons dit que nous prenions acte de cette décision. C'est un organisme complètement indépendant, notamment indépendant de l'OTAN. Nous avons à respecter cette indépendance dans tous les sens du terme. Nous prenons acte des décisions. Nous avons rappelé et nous rappellerons tous que nous continuerons à coopérer comme nous le faisons activement et entièrement avec le Tribunal, dans la mesure où il a besoin de cette coopération. Nous disons tous, - et je ne peux que répéter ce que j'ai dit et redire ce qu'a dit Joschka Fischer - que notre responsabilité reste de mettre en oeuvre, de trouver et de faire appliquer réellement et complètement une solution. Nous devons le faire quoi qu'il arrive.
Nous ne sommes pas dispensés de notre obligation de parvenir à une solution par cet événement.
Q - Les Occidentaux, les Français et les Allemands en l'occurrence, continuent-ils à considérer M. Milosevic comme un interlocuteur pour une sortie de crise ?
R - Oui. C'est la même question depuis des semaines et c'est la même réponse. Vous avez pu constater par vous-même depuis des semaines que le travail qui est en cours est un travail de discussion entre les Européens, entre les Occidentaux sur la mise au point détaillée des différents schémas du règlement que vous connaissez, l'administration civile du futur Kosovo libre, autonome. D'autre part, ce sont les discussions qui ont lieu sur l'organisation de la force : sa composition, sa fonction, son commandement. D'autre part, il y a des négociations entre nous et les Russes sur ce plan. Cela se déroule dans une assez grande transparence, vous pouvez le suivre jour après jour. Il n'y a pas de négociation avec les autorités de Belgrade sur ces points.
La question ne se pose pas en terme d'accord ou de partenariat : il s'agit d'aboutir à une solution qui sera édictée par une résolution du Conseil de sécurité. Ce qui est demandé à Belgrade depuis le début, dans les cinq points ou les sept du G8, - ce sont les mêmes -, et par toutes les déclarations internationales, c'est de se conformer à ces exigences. Ce n'est pas une négociation. La question du partenariat ou du choix ne se pose donc pas. Nous attendons des autorités de Belgrade qu'elles remplissent les obligations que la communauté internationale a fixées. Cela ne change rien. Ce n'est pas comme si nous étions en train de négocier les principes et que nous serions obligés de nous interrompre au milieu. Ce n'est pas comme cela que la question a été abordée dès le début, et c'est pour cela que l'on parle de résolution, de chapitre VII, la Charte de l'ONU a précisément prévu un chapitre VII pour imposer des solutions.
Donc, non seulement, cela n'interrompt pas les efforts diplomatiques en cours, mais cela ne les remplace pas non plus. C'est pour cela que nous avons dit que nous avions à poursuivre sans relâche notre effort propre qui est la paix, le Kosovo libre, autonome, démocratique.
Q - Monsieur le Ministre, avez-vous parlé du rôle de l'UCK dans la crise au Kosovo ?
R - Nous n'avons pas spécialement parlé de ce sujet, mais comme nous nous parlons tous les jours, nous avons abordé ce sujet dans d'autres cas. J'en profite pour indiquer que j'ai reçu M. Thaçi ce matin. En fin de journée je recevrai M. Rugova que nous avions reçu et écouté lors d'un déjeuner du Conseil Affaires générales il y a quelques jours, à l'initiative de Joschka Fischer. J'ai parlé évidemment avec M. Thaçi de la solution proposée par la communauté internationale du G8. Il y a des points que l'UCK approuve, des points qu'elle désapprouve, on le sait. Nous avons parlé de l'avenir et je parlerai également de l'avenir du Kosovo avec M. Rugova.
Ce n'est pas à nous de choisir à la place des Kosovars - quand ils le pourront - leurs leaders représentatifs. Nous souhaitons qu'ils soient unis dans cette épreuve, qu'ils préparent l'avenir avec nous, qu'ils comprennent et qu'ils soutiennent notre action. Le moment venu, grâce aux conditions que nous aurons rétablies et imposées au Kosovo, dans le cadre de ce Kosovo autonome, ils s'exprimeront et ce sera les Kosovars qui trancheront à ce moment-là pour dire qui fait quoi. D'ici là, nous gardons les uns et les autres un contact étroit avec les différents leaders représentatifs de la communauté kosovare dans l'épreuve qu'elle traverse aujourd'hui.
Q - Ce matin à Belgrade, M. Milosevic se déclare en faveur d'un règlement politique sans délai. C'est une déclaration faite devant le Premier ministre grec.
R - Il n'y a déjà que trop de temps perdu et cela aurait pu être fait dès Rambouillet. Cela aurait pu être fait depuis des semaines, il suffit d'accepter les cinq points qui, lorsqu'on les reprend les uns après les autres, sont des évidences.
Q - Vous pensez donc que c'est une déclaration sérieuse cette fois-ci de la part du président Milosevic ?
R - Nous n'en savons rien. Notre problème n'est pas d'obtenir des déclarations, c'est d'obtenir des engagements concrets, vérifiables. Lorsque l'on parle d'arrêt des exactions, de retrait des forces, de proclamation du droit au retour des réfugiés, de commencement de ce retour, ce sont des actes précis, ce ne sont pas simplement des déclarations. Aucune déclaration n'a été négligée, nous n'avons été aveugles à aucun vrai mouvement et chaque fois qu'il y a eu des ouvertures ou des déclarations, nous les avons regardées attentivement pour voir si elles annonçaient un vrai changement des comportements et un début de mise en oeuvre des exigences qui, encore une fois tombent sous le sens. A chaque fois, notre espérance et notre attente ont été déçues.
Cela s'applique également à ce qu'il pourrait dire aujourd'hui à M. Tchernomyrdine qui, d'après ce que l'on nous a dit a maintenu son déplacement à Belgrade. Tout engagement doit être vérifiable.
Q - En ce qui concerne les éventuels contacts avec M. Milosevic, considérez-vous qu'à un certain moment, l'émissaire des Occidentaux et de l'Union européenne pour le Kosovo M. Ahtisaari pourra discuter avec M. Milosevic malgré l'inculpation dont il fait maintenant l'objet et allez-vous encourager M. Rugova que vous voyez ce soir à rencontrer M. Thaçi ici à Paris, ce soir ?
R - Sur le premier point, je voudrais redire, comme à la question de tout à l'heure que, ce qui est attendu de Belgrade, c'est de souscrire aux engagements et de donner des précisions convaincantes et vérifiables sur la mise en oeuvre des engagements. C'est cela qu'ira rechercher, tel ou tel envoyé ou intermédiaire qui irait à Belgrade. Encore une fois, nous ne sommes pas sur le terrain de la négociation. La concertation qui a eu lieu ces dernières heures entre nous, - les ministres occidentaux des Affaires étrangères - nous a amenés à la conclusion que notre travail diplomatique devait continuer, sans relâche et qu'il fallait continuer d'avoir un dispositif permettant de s'assurer de l'engagement réel des autorités de Belgrade quelles qu'elles soient, dans la solution que nous voulons imposer. Cela n'a pas changé.
Deuxième question, je dirai à M. Rugova ce que j'ai dit à M. Thaçi, qui est que nous les encourageons bien entendu à être unis dans cette épreuve, pour préparer l'avenir du Kosovo, et les Kosovars eux-mêmes trancheront plus tard. Tout ce que l'on pourra faire pour les aider à se rapprocher, à travailler ensemble et à être unis, nous le ferons.
(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 31 mai 1999)
Nous avons, pendant le déjeuner, Joschka Fischer et moi-même ainsi que les deux délégations travaillé intensément comme vous l'imaginez sur la question du Kosovo.
Nous sommes engagés depuis longtemps dans la recherche d'une solution. Nos efforts sont convergents, identiques. Nous sommes tout à fait sur les mêmes positions. Nous travaillons jour après jour à la préparation de cette solution qui sera inscrite dans une résolution adoptée par le Conseil de sécurité.
Nous avons continué à travailler sur l'administration civile du Kosovo, sur la question de la force, sur la combinaison de l'acceptation par Belgrade du vote de la résolution et de la suspension des frappes. J'énumère les problèmes que vous connaissez et qui sont ceux qui restent à résoudre et sur lesquels travaillent les Occidentaux, les Européens, les Russes, les différents médiateurs ou intermédiaires qui sont tous concentrés, en ce moment, sur cet objectif unique.
Notre volonté est absolument intacte, entière et identique. Nous aurons un certain nombre d'occasions dans les jours qui viennent de poursuivre ce travail. Un certain nombre de rencontres diplomatiques ou internationales sont déjà programmées. S'il le faut, nous prendrons des initiatives supplémentaires pour nous rapprocher encore plus vite de la solution, tout cela en contact étroit, quotidien, permanent avec tous nos partenaires intéressés.
Nous avons évidemment pris acte de la décision du procureur du Tribunal pénal international, tribunal que nous soutenons, avec lequel nous coopérons depuis longtemps et avec qui nous continuerons naturellement de coopérer. Nos obligations envers ce tribunal ne sont évidemment pas modifiées par les préparatifs de la solution au Kosovo. Mais, nous poursuivrons sans relâche notre propre tâche qui est d'arriver à un règlement, conformément aux principes que vous connaissez : les cinq principes du G8 dont toutes les conditions doivent toujours être acceptées par Belgrade. Voilà dans quel contexte et dans quel effort continu s'inscrit cette rencontre de plus fort amicale.
Nous avons aussi parlé de la préparation du Conseil européen de Cologne qui sera précédé, sur un plan bilatéral, par la rencontre de Toulouse demain et après-demain. A cet égard, nous avons passé en revue les principaux points de nos échanges franco-allemands et européens.
Q - Vous nous avez dit que la décision du TPI ne pouvait pas se substituer aux efforts diplomatiques nécessaires pour arriver à un règlement pacifique, ne considérez-vous pas que cette décision d'inculpation complique vos efforts ?
R - Nous nous sommes concertés à ce sujet avec MM. Cook, Dini, Mme Albright et plusieurs autres ministres, et nous avons dit que nous prenions acte de cette décision. C'est un organisme complètement indépendant, notamment indépendant de l'OTAN. Nous avons à respecter cette indépendance dans tous les sens du terme. Nous prenons acte des décisions. Nous avons rappelé et nous rappellerons tous que nous continuerons à coopérer comme nous le faisons activement et entièrement avec le Tribunal, dans la mesure où il a besoin de cette coopération. Nous disons tous, - et je ne peux que répéter ce que j'ai dit et redire ce qu'a dit Joschka Fischer - que notre responsabilité reste de mettre en oeuvre, de trouver et de faire appliquer réellement et complètement une solution. Nous devons le faire quoi qu'il arrive.
Nous ne sommes pas dispensés de notre obligation de parvenir à une solution par cet événement.
Q - Les Occidentaux, les Français et les Allemands en l'occurrence, continuent-ils à considérer M. Milosevic comme un interlocuteur pour une sortie de crise ?
R - Oui. C'est la même question depuis des semaines et c'est la même réponse. Vous avez pu constater par vous-même depuis des semaines que le travail qui est en cours est un travail de discussion entre les Européens, entre les Occidentaux sur la mise au point détaillée des différents schémas du règlement que vous connaissez, l'administration civile du futur Kosovo libre, autonome. D'autre part, ce sont les discussions qui ont lieu sur l'organisation de la force : sa composition, sa fonction, son commandement. D'autre part, il y a des négociations entre nous et les Russes sur ce plan. Cela se déroule dans une assez grande transparence, vous pouvez le suivre jour après jour. Il n'y a pas de négociation avec les autorités de Belgrade sur ces points.
La question ne se pose pas en terme d'accord ou de partenariat : il s'agit d'aboutir à une solution qui sera édictée par une résolution du Conseil de sécurité. Ce qui est demandé à Belgrade depuis le début, dans les cinq points ou les sept du G8, - ce sont les mêmes -, et par toutes les déclarations internationales, c'est de se conformer à ces exigences. Ce n'est pas une négociation. La question du partenariat ou du choix ne se pose donc pas. Nous attendons des autorités de Belgrade qu'elles remplissent les obligations que la communauté internationale a fixées. Cela ne change rien. Ce n'est pas comme si nous étions en train de négocier les principes et que nous serions obligés de nous interrompre au milieu. Ce n'est pas comme cela que la question a été abordée dès le début, et c'est pour cela que l'on parle de résolution, de chapitre VII, la Charte de l'ONU a précisément prévu un chapitre VII pour imposer des solutions.
Donc, non seulement, cela n'interrompt pas les efforts diplomatiques en cours, mais cela ne les remplace pas non plus. C'est pour cela que nous avons dit que nous avions à poursuivre sans relâche notre effort propre qui est la paix, le Kosovo libre, autonome, démocratique.
Q - Monsieur le Ministre, avez-vous parlé du rôle de l'UCK dans la crise au Kosovo ?
R - Nous n'avons pas spécialement parlé de ce sujet, mais comme nous nous parlons tous les jours, nous avons abordé ce sujet dans d'autres cas. J'en profite pour indiquer que j'ai reçu M. Thaçi ce matin. En fin de journée je recevrai M. Rugova que nous avions reçu et écouté lors d'un déjeuner du Conseil Affaires générales il y a quelques jours, à l'initiative de Joschka Fischer. J'ai parlé évidemment avec M. Thaçi de la solution proposée par la communauté internationale du G8. Il y a des points que l'UCK approuve, des points qu'elle désapprouve, on le sait. Nous avons parlé de l'avenir et je parlerai également de l'avenir du Kosovo avec M. Rugova.
Ce n'est pas à nous de choisir à la place des Kosovars - quand ils le pourront - leurs leaders représentatifs. Nous souhaitons qu'ils soient unis dans cette épreuve, qu'ils préparent l'avenir avec nous, qu'ils comprennent et qu'ils soutiennent notre action. Le moment venu, grâce aux conditions que nous aurons rétablies et imposées au Kosovo, dans le cadre de ce Kosovo autonome, ils s'exprimeront et ce sera les Kosovars qui trancheront à ce moment-là pour dire qui fait quoi. D'ici là, nous gardons les uns et les autres un contact étroit avec les différents leaders représentatifs de la communauté kosovare dans l'épreuve qu'elle traverse aujourd'hui.
Q - Ce matin à Belgrade, M. Milosevic se déclare en faveur d'un règlement politique sans délai. C'est une déclaration faite devant le Premier ministre grec.
R - Il n'y a déjà que trop de temps perdu et cela aurait pu être fait dès Rambouillet. Cela aurait pu être fait depuis des semaines, il suffit d'accepter les cinq points qui, lorsqu'on les reprend les uns après les autres, sont des évidences.
Q - Vous pensez donc que c'est une déclaration sérieuse cette fois-ci de la part du président Milosevic ?
R - Nous n'en savons rien. Notre problème n'est pas d'obtenir des déclarations, c'est d'obtenir des engagements concrets, vérifiables. Lorsque l'on parle d'arrêt des exactions, de retrait des forces, de proclamation du droit au retour des réfugiés, de commencement de ce retour, ce sont des actes précis, ce ne sont pas simplement des déclarations. Aucune déclaration n'a été négligée, nous n'avons été aveugles à aucun vrai mouvement et chaque fois qu'il y a eu des ouvertures ou des déclarations, nous les avons regardées attentivement pour voir si elles annonçaient un vrai changement des comportements et un début de mise en oeuvre des exigences qui, encore une fois tombent sous le sens. A chaque fois, notre espérance et notre attente ont été déçues.
Cela s'applique également à ce qu'il pourrait dire aujourd'hui à M. Tchernomyrdine qui, d'après ce que l'on nous a dit a maintenu son déplacement à Belgrade. Tout engagement doit être vérifiable.
Q - En ce qui concerne les éventuels contacts avec M. Milosevic, considérez-vous qu'à un certain moment, l'émissaire des Occidentaux et de l'Union européenne pour le Kosovo M. Ahtisaari pourra discuter avec M. Milosevic malgré l'inculpation dont il fait maintenant l'objet et allez-vous encourager M. Rugova que vous voyez ce soir à rencontrer M. Thaçi ici à Paris, ce soir ?
R - Sur le premier point, je voudrais redire, comme à la question de tout à l'heure que, ce qui est attendu de Belgrade, c'est de souscrire aux engagements et de donner des précisions convaincantes et vérifiables sur la mise en oeuvre des engagements. C'est cela qu'ira rechercher, tel ou tel envoyé ou intermédiaire qui irait à Belgrade. Encore une fois, nous ne sommes pas sur le terrain de la négociation. La concertation qui a eu lieu ces dernières heures entre nous, - les ministres occidentaux des Affaires étrangères - nous a amenés à la conclusion que notre travail diplomatique devait continuer, sans relâche et qu'il fallait continuer d'avoir un dispositif permettant de s'assurer de l'engagement réel des autorités de Belgrade quelles qu'elles soient, dans la solution que nous voulons imposer. Cela n'a pas changé.
Deuxième question, je dirai à M. Rugova ce que j'ai dit à M. Thaçi, qui est que nous les encourageons bien entendu à être unis dans cette épreuve, pour préparer l'avenir du Kosovo, et les Kosovars eux-mêmes trancheront plus tard. Tout ce que l'on pourra faire pour les aider à se rapprocher, à travailler ensemble et à être unis, nous le ferons.
(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 31 mai 1999)