Déclaration de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sur les efforts en faveur des Français résidant à l'étranger, à Paris le 6 octobre 2017.

Texte intégral


Monsieur le Président, Cher Marc,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires, je vois Richard et Hélène,
Mesdames et Messieurs les conseillers de l'Assemblée des Français de l'étranger,
Chers Amis,
Je peux dire chers amis, puisque c'était une sorte de semaine d'intégration pour moi, puisque si j'avais pu échanger et dialoguer avec le président, la vice-présidente, des membres du bureau depuis la prise de fonction, je n'avais pas eu véritablement l'occasion d'aller à votre rencontre tous ensemble, si ce n'est dans certains déplacements à l'étranger.
Il y a finalement ce côté où on rejoint une communauté, une famille et je suis très heureux d'être à vos côtés. Vous portez le visage de tous ces millions de Français établis hors de France, dont j'ai été un moment. J'ai fait huit ans d'expatriation, cela remonte un peu. Tout cela pour dire que je suis assez sensible à la démarche qui est la vôtre, à l'engagement qui est le vôtre et sachez que je ferai du mieux que possible pour essayer d'accompagner les travaux de l'Assemblée.
Cela a été une semaine riche, tout d'abord parce que le Président de la République s'est exprimé longuement lundi dernier ici même. En plus, il a vraiment pris le temps. C'était un discours dense et après, il a pu discuter avec les uns et les autres. C'était vraiment un moment assez privilégié et il nous appartient naturellement maintenant ici au ministère, avec Jean-Yves LE DRIAN, avec naturellement les directions concernées, de mettre en oeuvre tout cela, parce qu'il a annoncé un certain nombre de mesures qui, pour certaines, je crois, étaient vraiment attendues. Je pense à l'annonce de la préservation des crédits de l'AEFE en 2018 – il l'avait dit – mais en 2019 – cela est nouveau – c'est une bonne chose ; la mise en place d'une mission parlementaire sur la simplification des démarches administratives à l'étranger, les questions de sécurité sociale, de fiscalité ; le travail sur un dispositif alternatif à la réserve parlementaire, permettant d'accompagner le tissu associatif ; le retour du vote électronique pour 2020. Bref, il y a de quoi faire. D'ailleurs, nous avons déjà un petit tableau des engagements du président et la feuille de route pour les prochaines semaines et les prochains mois. Mais, au-delà de cela, je suis très preneur d'entendre également les conclusions des travaux des différentes commissions. Ce que j'ai entendu en prenant du temps, d'une part avec les présidents de groupes, les présidents de commissions et le bureau élargi, puisque nous nous sommes rencontrés mercredi, c'est parfois le sentiment que les questions que vous posez n'obtiennent pas de réponse ou que les résolutions, les motions ou les rapports ne font pas forcément suivis d'effet. Mon propos sera donc essentiellement méthodologique : vous êtes des élus, vous êtes une assemblée ; je suis un élu, j'ai été membre d'une assemblée, j'ai vocation à le redevenir et donc, je peux tout à fait comprendre votre insatisfaction. Placé dans une même situation, ce sont des choses que l'on n'accepte pas. J'ai envie de travailler sur l'amélioration de la prise en compte de vos travaux, de vos propositions, de vos suggestions. Après, cela ne veut pas dire que tout trouvera une issue favorable, que tout sera pris clé en main, mais en tout cas, que tout ce que vous mettez sur la table soit discuté, challengé et pris en compte et que vous ayez un retour.
Source http://www.assemblee-afe.fr, le 26 octobre 2017