Interview de M. Christophe Castaner, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, à RTL le 10 juillet 2018, sur l'intervention du président de la République devant le Congrès à Versailles et l'avenir des pensions de réversion.

Texte intégral

JEROME CHAPUIS
Vous recevez ce matin Christophe CASTANER, le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement et délégué général de La République En Marche.
ELIZABETH MARTICHOUX
Oui. Emmanuel MACRON était humble et très sûr de lui à la fois, il a livré hier à Versailles une nouvelle version de son credo en même temps, sur le fond pas question de changer de cap - ce qui irrite l'opposition qui ironise sur ce discours, fleuve, fastidieux, narcissique, injuste et qui ne dit rien de neuf – que rétorque le ministre chargé du Parlement et patron du parti majoritaire ? A tout de suite !
ELIZABETH MARTICHOUX
Bonjour Christophe CASTANER…
ELIZABETH MARTICHOUX
Merci d'être avec nous ce matin sur RTL. Vous êtes confiant pour ce soir ?
CHRISTOPHE CASTANER
Oui, il faut être confiant, il faut que la France soit derrière notre équipe de France et même au-delà, mais ça sera un match difficile, mais ont quand même battus les Brésiliens.
ELIZABETH MARTICHOUX
Oui. On l'est, 8 Français sur 10 selon ODOXA croient à la victoire de la France, il n'y a pas un risque d'excès de confiance à ce stade ?
CHRISTOPHE CASTANER
Pour une fois que les Français sont dans l'excès de confiance, on sait que naturellement c'est bien souvent le pessimisme qui l'emporte, donc restons mobilisés.
ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, mais ils ne vous font pas peur ces Belges ?
CHRISTOPHE CASTANER
Si ! Si, si. Parce que, non, non, c'est une équipe sérieuse, on sait que ce sera difficile et c'est une équipe qui nous connaît bien, qu'on connaît bien aussi, qui a fait un joli parcours, donc soyons attentifs, on sait tous - mais je ne suis pas spécialiste de foot – mais les joueurs eux-mêmes reconnaissent que c'est un match où il faudra une grande attention, un grand jeu collectif, ils ont su montrer sur cette deuxième partie du Mondial leur capacité à jouer collectif, soyons derrière eux.
ELIZABETH MARTICHOUX
Emmanuel MACRON sera à Saint-Pétersbourg ce soir…
CHRISTOPHE CASTANER
Il s'y était engagé.
ELIZABETH MARTICHOUX
Voilà. Si on se qualifie, il ira à la finale dimanche ?
CHRISTOPHE CASTANER
Oh ! J'imagine.
ELIZABETH MARTICHOUX
Vous n'imaginez pas le contraire une seconde ?
CHRISTOPHE CASTANER
Non, d'abord je n'imagine pas qu'on ne se qualifie pas et donc du coup je suis sûr que le président sera aux côtés des Français.
ELIZABETH MARTICHOUX
Revenons sur terre j'allais dire, revenons en France si vous le voulez bien Christophe CASTANER, est-ce que le discours présidentiel hier face au Congrès à Versailles peut dissiper le doute qui a saisi une partie des Français concernant la politique du gouvernement ?
CHRISTOPHE CASTANER
Il peut y contribuer, je vais être honnête, ce n'est pas un discours au Congrès qui va dissiper un doute si doute il y a, il faut un exercice de pédagogie, d'explication, de poursuite des réformes qui ne se réduit pas un seul discours, mais il y contribue.
ELIZABETH MARTICHOUX
Il y contribue. D'entrée il a fait acte d'humilité le président dans les mots plutôt que dans les actes d'ailleurs, il y a dit : « je sais que je ne réussis pas tout », qu'est-ce qu'il n'a pas réussi ?
CHRISTOPHE CASTANER
D'abord, c'est un exercice d'humilité pour lui - il parle de lui et pas de la France- et tout à l'heure sur la métaphore footballistique on parlait de la France, la France elle se doit d'être ambitieuse, lui reconnaît, y compris le déficit peut-être d'explication, de pédagogie - c'est le début de votre question - et donc c'est la difficulté pour un homme politique de faire en sorte de réussir à la fois transformer en profondeur un pays, de bousculer des systèmes qui sont assis sur des avantages quelquefois depuis de longues années et, en même temps, d'arriver à expliquer tout ça. L'exercice n'est pas simple, l'exercice du pouvoir n'est jamais simple, mais nous ne changeons pas de cap au motif qu'il y aurait des tensions ou des sondages.
ELIZABETH MARTICHOUX
Exactement, il assume tout, absolument tout, en répétant, en martelant qu'avant lui rien n'a été fait – en tout cas il a l'audace de faire ce que d'autres n'ont pas fait – on avait le sentiment cela dit en disant d'entrée : « je suis humble, résolu, etc. » qu'il voulait écarter l'accusation d'arrogance qui commence à lui coller à la lu... à lui coller à la peau, pardon, c'était le but ?
CHRISTOPHE CASTANER
Ce n'est pas le but, la question…
ELIZABETH MARTICHOUX
C'est pour écarter cette critique-là que vous connaissez bien à l'encontre de…
CHRISTOPHE CASTANER
A l'encontre, oui bien sûr. Mais d'abord c'était un discours pour la France, c'était un discours de la France, cette Maison France qu'on veut faire rentrer dans le XXIème siècle, mais en même temps…
ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, mais il y a des accusations qui sont portées…
CHRISTOPHE CASTANER
Bien sûr.
ELIZABETH MARTICHOUX
Sur le comportement et le caractère même du président, c'était pour écarter cela qu'il a dit....
CHRISTOPHE CASTANER
Mais est-ce que vous pensez que le président de la République est autiste et n'entend pas, pardon pour autiste, mais n'entend pas celles et ceux qui le critiquent aujourd'hui, y compris la Matinale de RTL ? Bien sûr qu'il l'écoute, bien sur qu'il l'entend et il doit aussi adapter dans la pédagogie son discours, ça ne veut pas dire changer mais ça veut dire prendre le temps d'expliquer.
ELIZABETH MARTICHOUX
Je cède à la tentation de vous citer Laurent JOFFRIN ce matin qui, lui-même, cite en bon connaisseur des classiques Sacha GUITRY : « en matière de modestie, disait Sacha GUITRY, je suis imbattable », c'est un peu du même tonneau qu'Emmanuel MACRON hier dans son discours ?
CHRISTOPHE CASTANER
Mais vous pourriez dire ça de tous les hommes politiques ! Et Laurent JOFFRIN, qui je crois coécrit de temps en temps avec François HOLLANDE, peut aussi parler en expert.
ELIZABETH MARTICHOUX
Vous êtes ministre servait du Parlement, Christophe CASTANER, Emmanuel MACRON souhaite pouvoir répondre, débattre même avec les parlementaires au Congrès réunis à Versailles en changeant la Constitution, c'est Jean-Luc MELENCHON qui l'a impressionné par son boycott, il lui a fait une concession ?
CHRISTOPHE CASTANER
Je vais vous faire une confidence, l'année dernière Jean-Luc MELENCHON pour d'autres raisons n'était pas là et je suis sûr que l'année prochaine il trouvera un autre prétexte, donc tout ça cela ne compte pas. Ce qui compte, c'est... il y a une polémique, le président de la République a appliqué la modification de la Constitution portée par Nicolas SARKOZY qui prévoit la possibilité de parler au Congrès, mais il y a eu cette polémique sur le thème : « oui, mais il ne nous écoute pas, il ne nous répond pas » et vous avez pu voir notamment devant le Parlement européen que c'est un exercice auquel le président de la République était plutôt... face auquel il était plutôt à l'aise, donc il a fait cette proposition en disant : « chiche, vous voulez qu'on ait un temps d'échange, ça ne remet pas en cause l'équilibre de la Vème République, je propose si le Parlement l'accepte que je puisse dès l'année prochaine vous écouter et vous répondre ».
ELIZABETH MARTICHOUX
Ca ne remet pas en cause l'équilibre de la Vème République, le président qui répond après un grand discours bilan et perspectives devant les parlementaires ça s'appelle comment Christophe CASTANER ?
CHRISTOPHE CASTANER
Ça s'appelle du débat, ça s'appelle un rendez-vous…
ELIZABETH MARTICHOUX
Ça s'appelle être Premier ministre.
CHRISTOPHE CASTANER
Non, ça s'appelle un rendez-vous annuel alors que le Premier ministre fait cela trois fois par semaine…
ELIZABETH MARTICHOUX
Trois fois par semaine il répond aux questions…
CHRISTOPHE CASTANER
Dans les questions d'actualité.
ELIZABETH MARTICHOUX
Il ne fait pas toutes les semaines un discours de politique générale, puisque c'est à cela que je faisais allusion, un discours de politique générale devant tous les parlementaires ça s'appelle être Premier ministre…
CHRISTOPHE CASTANER
Non, ça s'appelle être président de la République.
ELIZABETH MARTICHOUX
Et, ma question, il n'y a pas un risque de confusion ?
CHRISTOPHE CASTANER
Non, je ne crois pas, parce que je les travaux sont différents, sont partagés, l'un rencontre je dirais au quotidien devant les parlementaires, l'autre fixe un cap et accepte le débat. On peut ne pas reprocher tout et son contraire au président de la République, on lui reprochait il y a quelques jours de fuir le débat parce que la Constitution l'empêchait, aujourd'hui il fait une proposition pour ouvrir le débat une fois par an et il n'y a pas de raison aujourd'hui d'y voir une modification en profondeur de la Vème République, mais vous savez la Vème République elle porte aussi une exigence de présence, de cap fixé par le président de la République.
ELIZABETH MARTICHOUX
Par parenthèse Richard FERRAND, patron du groupe de votre parti à l'Assemblée, a rejeté un amendement qui proposait précisément ça il y a quelques jours à l'Assemblée, où est la cohérence ? C'est peut-être c'est une improvisation du président ?
CHRISTOPHE CASTANER
Peut-être voulait-il laisser au président de la République le soin de l'annoncer.
ELIZABETH MARTICHOUX
Sans doute, sans aucun doute. Arrêtons-nous maintenant Christophe CASTANER sur le moment où il a essuyé une petite grogne, où il y a un peu de remous hier dans l'hémicycle de Versailles quand il a parlé des retraites, des pensions de réversion, on a compris rien ne changera pour les retraités d'aujourd'hui en ce qui concerne que les pensions de réversion - c'est sa phrase : « rien ne changera pour les retraités d'aujourd'hui ». Levons les sous-entendus ce sera plus clair, aujourd'hui pas touche, demain il y aura du changement ?
CHRISTOPHE CASTANER
Mais pas du tout sur les pensions de réversion, mais c'est un débat sur lequel on a été entraînés. Mais si vous vous projetez sur une réforme des retraites et si vous vous projetez dans 10 ans pour l'entrée en vigueur de la réforme des retraites, puis dans 20 ans, dans 25 ans après, quel âge moyen du décès pour les pensions de réversion, dans 35 ans, je pense que si quelqu'un aujourd'hui peut vous dire dans 35 ans : « il n'y aura aucun changement sur rien », je pense qu'il vous ment, donc il dit aujourd'hui sur la stabilisation, sur notre système, ceux qui sont retraités, ceux qui ont des pensions de réversion, ceux qui en bénéficient…
ELIZABETH MARTICHOUX
Parce qu'il se projette à 35 ans le président ?
CHRISTOPHE CASTANER
Non, je suis en train de vous expliquer que…
ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, non, mais j'ai compris.
CHRISTOPHE CASTANER
Si vous réformez – je vais aller jusqu'au bout - si vous réformez les retraites avec une entrée en vigueur dans 10 ans et que vous mourrez dans 25 ans, ce qui est la durée moyenne d'espérance de vie après l'âge de la retraite, effectivement personne ne peut sérieusement s'engager. Donc ne cherchons pas la petite bête, le président de la République a réaffirmé ce que nous avons tous réaffirmé : « nous ne touchons pas aux pensions de réversion ».
ELIZABETH MARTICHOUX
Si vous touchez au système des retraites et que ça a une incidence sur les pensions de réversion, j'essaie de traduire votre pensée complexe à vous aussi, de toute façon ça n'entrera pas en vigueur avant une dizaine d'années et donc ce sera applicable dans 35 ans ?
CHRISTOPHE CASTANER
Non, mais elle n'est pas complexe.
ELIZABETH MARTICHOUX
C'est comme ça que vous essayez de nous rassurer, parce que là on est noyés ?
CHRISTOPHE CASTANER
Non ! Je veux dire quelque chose de simple, nous ne changeons rien, point, sur les pensions de réversion, cela ça me paraît assez simple. Ensuite, je suis en train de vous expliquer…
ELIZABETH MARTICHOUX
Oui. Mais demain, dans la réforme, on…
CHRISTOPHE CASTANER
Et je suis en train de vous dire un truc qui n'est pas une pensée complexe, la pension de réversion ce n'est pas un chiffre, ce n'est pas 500 euros, la pension de réversion c'est un pourcentage de la retraite, si votre retraite change la pensons de réversion de votre conjoint change, c'est cela que je dis et ce n'est pas aujourd'hui d'actualité. Vous savez qu'on travaille sur une réforme des retraites qui prendra effet dans 10 ans et qui pour les pensions de réversion qui impliquent hélas que vous veniez à décéder la moyenne de l'espérance de vie après le changement de retraite c'est 25 ans, voilà, c'est un peu complexe  expliquer, mais le plus simple c'est de garder la chose suivante et d'écouter, de faire confiance à ceux qui vous parlent nous ne changeons rien aux pensions de réversion.
ELIZABETH MARTICHOUX
On y reviendra, parce qu'effectivement je ne suis pas sûre que vous ayez levé toutes les ambiguïtés ce matin, Christophe CASTANER.
CHRISTOPHE CASTANER
Mais parce que vous répéterez 100 fois la question, vous et vos collègues journalistes, à cette réponse simple : nous ne changeons rien aux pensions de réversion.
ELIZABETH MARTICHOUX
« Je demande aux partenaires sociaux de réviser les règles d'assurance chômage » a aussi dit hier le président, il s'agit d'aller plus vite encore dans le changement du système ?
CHRISTOPHE CASTANER
Il s'agit de débattre avec eux, de voir si le système marche aujourd'hui ou pas, on voit qu'il y a quand même de vraies déviances dans le système – ça été abordé à l'Assemblée…
ELIZABETH MARTICHOUX
Par exemple ?
CHRISTOPHE CASTANER
Par exemple la permittence, ce qui fait que vous avez un système - c'est un peu technique - qui vous permet de travailler un peu et de bénéficier du droit
ELIZABETH MARTICHOUX
Cumule l'allocation revenu d'activité, c'est ça ?
CHRISTOPHE CASTANER
Voilà, qui est compliqué, qui quelquefois va vous pousser à rester dans une forme de précarité d'emploi parce que vous avez un cumul de rémunérations, donc peut-être que si ce système contribue à vous coincer dans des CDD, dans des contrats précaires, plutôt que d'aller dans des CDI alors qu'on a une reprise économique, il faut en discuter avec les partenaires sociaux.
ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que vous diriez qu'il a introduit un peu plus de social qu'on ne l'a perçu jusque-là dans son discours hier ?
CHRISTOPHE CASTANER
En fait il a montré de la cohérence dans ce que nous faisons, c'est-à-dire quand nous…
ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce qu'il a donné et mis un peu plus de social pour montrer de la cohérence peut-être ?
CHRISTOPHE CASTANER
Oui, mais…
ELIZABETH MARTICHOUX
Oui ?
CHRISTOPHE CASTANER
Il a montré la globalité de notre action et, quand nous intervenons dans les quartiers les plus difficiles de France ou dans les quartiers les plus difficiles en CP, en CE1, au fond nous faisons du social, il fallait le dire, il l'a redit.
ELIZABETH MARTICHOUX
Vous pensez qu'il a voulu disons convaincre qu'il y avait du social depuis le début mais qu'on ne l'avait pas compris, qu'on ne l'avait pas vu ?
CHRISTOPHE CASTANER
Il a voulu montrer qu'on n'est pas d'un côté dans l'économie, dans les entreprises et de l'autre dans l'emploi et dans le social, que tout ça était un ensemble cohérent.
ELIZABETH MARTICHOUX
Un petit mot pour terminer Christophe CASTANER, Marine LE PEN a très vivement réagi à la saisie de deux millions d'euros dans le cadre de l'enquête sur les emplois fictifs d'assistants – pas fictifs, présumés à Bruxelles des assistants parlementaires - plusieurs membres de partis, chefs de partis , on dit : « ça n'est pas normal, il n'y a pas eu de jugement, c'est une mesure conservatoire abusive », qu'est-ce que vous dites, vous, patron de La République En Marche ?
CHRISTOPHE CASTANER
Qu'elle rende des comptes, je crois que l'essentiel du débat c'est qu'elle rende des comptes, elle refuse même d'aller devant la justice comme tous les justiciables. Moi je considère qu'un parti politique, le mien comme le sien, doivent rendre des comptes, doivent répondre aux demandes de la justice et doivent faire en sorte que cette situation de l'argent public…
ELIZABETH MARTICHOUX
Ça ne vous choque pas ?
CHRISTOPHE CASTANER
Non, ça ne me choque pas.
ELIZABETH MARTICHOUX
Cette décision de justice ne vous choque pas et ne... ça risque d'asphyxier le Rassemblement national qui est un grand parti…
CHRISTOPHE CASTANER
Non, non, non. Le débat c'est quoi ? C'est que madame LE PEN est convoquée par la justice, refuse de se rendre devant la justice. Le débat c'est quoi ? C'est que plusieurs millions d'euros auraient été détournés au profit de son parti politique avec de l'argent de l'Europe, c'est cela qui me choque plus que les cris d'orfraie de madame LE PEN dont vous verrez que dans deux mois elle vous dira : « grâce à la mobilisation de je ne sais pas qui nous n'avons pas de problème d'argent ». Donc, voilà, arrêtons la mise en scène…
ELIZABETH MARTICHOUX
C'est de l'esprit de corps ?
CHRISTOPHE CASTANER
Ce n'est pas de l'esprit de corps vu que je m'oppose à certains de ses camarades…
ELIZABETH MARTICHOUX
Non, mais ceux qui disent ça c'est de l'esprit de corps…
CHRISTOPHE CASTANER
Je n'en sais rien, mais une chose est sûre c'est que tous les justiciables – qu'on soit Marine LE PEN, Christophe CASTANER – doivent rendre des comptes quand la justice vous les demande, elle le refuse.
ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup Christophe CASTANER…
CHRISTOPHE CASTANER
Merci à vous.Source : Service d'information du Gouvernement, le 16 juillet 2018