Texte intégral
Madame le Ministre d'État,
Monsieur le Sous-Préfet,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs, Chers Amis,
Ce n'est pas la première fois, madame le ministre d'État, que vous honorez la ville de Lourdes de votre présence.
Quels que soient les motifs de vos déplacements et les fonctions que vous occupez, je crois que toutes les Françaises et tous les Français sont fiers de vous recevoir, de vous rencontrer et de partager avec vous quelques moments de leur vie quotidienne.
De toutes les personnalités de la vie publique française, vous êtes, et de longue date, la plus appréciée et la plus respectée.
Au nom de toute la population, je vous remercie donc, madame le ministre d'État, de votre présence, cet après-midi à Lourdes.
Chacun sait que depuis votre première visite en 1989, où la très jeune maire que j'étais, accueillait l'une de es toutes premières personnalités. J'ai eu l'immense privilège de travailler à vos côtés et de devenir, en 1993, votre ministre délégué à la Santé.
Chacun le sait, donc, mais je me devais de la rappeler, et de souligner la nature et l'ancienneté des relations que vous m'avez permis d'entretenir avec vous.
Soyez-en, ici, publiquement remerciée, tant il me paraissait légitime d'associer à cet honneur les Lourdaises et les Lourdais qui, les premiers, m'ont fait confiance pour l'exercice d'un mandat politique.
Mais, ce n'est pas seulement l'amitié que vous avez bien voulu célébrer aujourd'hui.
C'est bien le ministre de la Ville qui est venu, dans une modeste cité de province, à la rencontre d'une population et de ses élus.
Madame le ministre d'État, Lourdes est une ville comme les autres, avec des quartiers populaires et des foyers que la crise économique a rendus plus fragiles encore.
Pour faire face à cette situation, la municipalité consacre un effort important à l'amélioration de la vie quotidienne des Lourdais.
Avec l'aide de l'État et d'autres partenaires publics, des aménagements importants et significatifs ont été réalisés, d'autres y ont été engagés.
Vous avez pu vous en rendre compte, aujourd'hui même, en inaugurant ces locaux du quartier de l'Hophite et en découvrant les projets d'équipement du quartier de Lannedarre.
Au-delà des équipements, la ville, notamment à travers l'association Forus, s'implique dans l'animation socio-culturelle de tous les quartiers et plus particulièrement de ceux qui sont les plus fragiles.
Permettez-moi, chère Simone, de remercier, en votre présence, tous ceux et toutes celles qui, au fil des jours incarnent nos actions publiques et qui consacrent, bien au-delà de leurs heures de travail, toute une vie à aider les autres, à soutenir les efforts d'intégration sociale et à rétablir l'égalité des chances.
À tous ces acteurs de la vie publique, a chacun d'entre vous qui êtes les artisans de notre cohésion sociale. J'adresse mes remerciements et mes encouragements les plus vifs.
Aucune mission ne saurait, aujourd'hui, primer sur la nécessaire rétablissement de la cohésion sociale, qui fonde et notre nation et notre république.
En vous confiant cette tâche, monsieur le Premier ministre signifiait déjà combien elle était première dans son esprit.
Et les moyens alloués à votre ministère ont démontré, et ils le démontreront encore en 1995, combien cette volonté est réelle et profonde.
Réussir cette mission est une véritable entreprise de salubrité publique.
Vous avez, d'ores et déjà largement rempli le contrat passé avec la nation, et je sais que ces premiers résultats, loin d'entamer votre volonté, vous encourageront plus encore à aller de l'avant.
Soyez assurée, madame le ministre d'État, chère Simone, de la détermination de la municipalité lourdaise, et de tous les Lourdais, à soutenir votre action au service de la France.