Texte intégral
Vers "une solution équitable"
Mes communiqués du 28 octobre et du 8 novembre dernier ont clairement exprimé ma volonté de permettre à l'association dite Fondation Pi de fonctionner dans les meilleures conditions… Sans pour autant prendre-partie dans la diversité des options thérapeutiques qui prévalent ici et là dans le domaine de la lutte contre les maladies mentales, je ne conteste pas l'intérêt des choix thérapeutiques pratiqués par cette institution.
L'association Fondation Pi est donc bien une structure de soins qui doit être reconnue comme telle ; en tenant compte de la spécialité des malades qui y sont accueillis et de la nature des protocoles thérapeutiques mis en œuvre.
Je réaffirme ma volonté de régler ce conflit en toute équité et impartialité pour autant que cette institution accepte de respecter les règles de fonctionnement et de bonne conduite qui doivent prévaloir avec les autorités préfectorales…
… Grâce à la médiation de deux inspecteurs, le dialogue a pu être renoué entre les représentants de l'institution et les services préfectoraux. De nombreux points d'accord ont été trouvés, certains désaccords subsistent aussi, la négociation doit se poursuivre pour déboucher, à brève échéance, sur un consensus, dès lors qu'il existe une réelle volonté d'aboutir de la part de l'association. À ce titre, ma satisfaction est grande de constater que la grève de la faim entreprise a cessé le 17 novembre dans la soirée. Cette décision est très positive.
Ainsi, un effort substantiel pourrait être consenti pour la revalorisation du prix de journée de l'institution en 1988.
Par ailleurs, dans l'attente de l'avis du Conseil d'État relatif au choix de l'autorité (État ou Assurance Maladie) habilitée à fixer sa tarification, l'association restera en 1989 en prix de journée préfectoral, fixé à un niveau équitable et correspondant à une structure de soins psychiatrique et non de postcure comme c'est actuellement le cas. Toutefois, la situation financière de l'Association doit être sensiblement assainie… Je ne saurais accepter que ces déficits soient à la charge de la Sécurité sociale.
Aussi j'attends de la part des responsables de l'Association une très grande rigueur de gestion sur l'ensemble des sociétés qu'elle dirige, étant entendu que je suis prêt à faire l'effort financier nécessaire pour la seule partie relevant de la Sécurité sociale.
Dans ces conditions, je ne doute pas qu'une solution équitable soit trouvée dans les prochains jours.