Texte intégral
Des faits graves sont susceptibles d’être reprochés à un militaire. L’origine de ces incriminations se trouve dans un livre d’accusations dont la méthode appelle les plus expresses réserves. Les auteurs reconnaissent ne pas détenir les preuves des accusations très graves qu’ils portent contre deux personnalités, dans un document où les contre-vérités immédiatement détectables sont nombreuses. Ils prétendent que ces preuves seraient en possession d’un militaire, et qui, si leurs allégations étaient vraies, serait lui-même coupable d’un crime ou de délit grave. Une telle manière de faire oblige à traiter les questions posées avec les plus grandes précautions éthiques. Une enquête interne est engagée, aux fins de vérifier si un point quelconque des accusations portées par MM. Rougeot et Verne, à l’encontre d’un militaire non dénommé, reposent sur une réalité. Ce qui est d’autant plus difficile qu’eux-mêmes ne fournissent aucune justification de leurs dires. Les résultats de cette enquête seront rendus publics, dès qu’elle sera achevée, en indiquant les limites éventuelles. Au cas où une enquête judiciaire décidée par les magistrats compétents, conduirait à interroger des personnels de la défense, le ministre donnerait toutes instructions pour que la justice soit informée sur les faits incriminés sans aucune restriction.