Texte intégral
Mesdames et Messieurs, je viens de recevoir le président Djukanovic, que j'ai déjà rencontré à plusieurs reprises, mais que je recevais pour la première fois pendant cette présidence française de l'Union européenne. Je souhaitais le recevoir ces jours-ci, alors même qu'il a beaucoup de contacts en Europe, parce que la situation est rendue plus difficile encore par les initiatives récentes sur les plans institutionnel et constitutionnel de M. Milosevic. Nous voulons dire que nous ne sommes pas dupes des motivations et des manuvres du président Milosevic dont le seul but est de se maintenir au pouvoir en tordant pour cela les règles et les procédures, comme il l'a déjà fait dans le passé. Il y a longtemps qu'ils ont pu mesurer à son sujet la différence entre la légalité formelle et la légitimité politique qu'il a perdue depuis longtemps du fait de sa politique.
Cette rencontre est l'occasion pour moi d'exprimer notre solidarité et notre appui au président Djukanovic et au Monténégro. Nous poursuivrons cette politique pendant toute notre présidence, nous resterons en contact étroit au cours des prochaines semaines. Nous saluons le sang froid et la sagesse de la politique qui a été menée par le président du Monténégro, en dépit des multiples provocations et pièges.
Nous souhaitons que les problèmes auxquels je fais allusion puissent être résolus, évidemment sans escalade de la violence, de façon politique, dans le respect des principes démocratiques qui sont les grands principes de l'Europe.
Q - Si le Monténégro décide de boycotter les élections, quelle sera l'attitude de l'Europe ?
R - C'est une hypothèse à ce stade. Je ne peux donc pas encore m'inscrire dans cette hypothèse. De plus, à partir du moment où la France parle en ce moment pour les quinze partenaires de l'Union, je ne peux pas prendre position sur des sujets aussi sensibles sans avoir procédé à des consultations.
A ce stade, je ne peux donc pas encore répondre, d'autant que le président Djukanovic m'a dit que la position exacte des Monténégrins n'était pas arrêtée, et qu'ils sont en train de l'examiner sous ses différents aspects. C'est à eux de décider quelle est leur position exacte par rapport à cela. Nous respectons leur position de toutes les façons, et leur analyse, parce qu'ils sont dans une situation difficile et je redis que nous avons beaucoup d'estime pour le comportement sage et responsable des dirigeants du Monténégro. Mais par rapport à la question précise que vous posez, nous verrons quand ils auront arrêté eux-mêmes leur position, étant donné qu'au départ, nous souscrivons au même jugement, qui est que ces changements institutionnels et constitutionnels sont des manuvres.
(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 4 août 2000).
Cette rencontre est l'occasion pour moi d'exprimer notre solidarité et notre appui au président Djukanovic et au Monténégro. Nous poursuivrons cette politique pendant toute notre présidence, nous resterons en contact étroit au cours des prochaines semaines. Nous saluons le sang froid et la sagesse de la politique qui a été menée par le président du Monténégro, en dépit des multiples provocations et pièges.
Nous souhaitons que les problèmes auxquels je fais allusion puissent être résolus, évidemment sans escalade de la violence, de façon politique, dans le respect des principes démocratiques qui sont les grands principes de l'Europe.
Q - Si le Monténégro décide de boycotter les élections, quelle sera l'attitude de l'Europe ?
R - C'est une hypothèse à ce stade. Je ne peux donc pas encore m'inscrire dans cette hypothèse. De plus, à partir du moment où la France parle en ce moment pour les quinze partenaires de l'Union, je ne peux pas prendre position sur des sujets aussi sensibles sans avoir procédé à des consultations.
A ce stade, je ne peux donc pas encore répondre, d'autant que le président Djukanovic m'a dit que la position exacte des Monténégrins n'était pas arrêtée, et qu'ils sont en train de l'examiner sous ses différents aspects. C'est à eux de décider quelle est leur position exacte par rapport à cela. Nous respectons leur position de toutes les façons, et leur analyse, parce qu'ils sont dans une situation difficile et je redis que nous avons beaucoup d'estime pour le comportement sage et responsable des dirigeants du Monténégro. Mais par rapport à la question précise que vous posez, nous verrons quand ils auront arrêté eux-mêmes leur position, étant donné qu'au départ, nous souscrivons au même jugement, qui est que ces changements institutionnels et constitutionnels sont des manuvres.
(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 4 août 2000).