Déclaration de Mme Amélie de Montchalin, secrétaire d'État aux affaires européennes, en réponse à une question sur la Bolivie, à l'Assemblée nationale le 12 novembre 2019.

Prononcé le

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Circonstance : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale

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Texte intégral

Merci Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Madame la Députée,


Notre honneur, c'est de défendre partout la démocratie et depuis les élections générales effectivement, depuis le 20 octobre dernier, la Bolivie vit une crise politique accompagnée de troubles et de violences qui ont débouché, dimanche, sur la démission du président Morales. Il faut le rappeler, ces élections générales ont déjà été organisées dans un climat tendu en raison d'un référendum visant à modifier la constitution, pour autoriser Evo Morales à se représenter une troisième fois, - référendum qu'il avait perdu en 2016 - ce qui ne l'avait pas empêché de se représenter à l'époque.

L'organisation des Etats américains a fait un audit des résultats électoraux, M. Morales avait accepté que ces recommandations soient suivies. Cette mission d'audit a montré de sérieuses irrégularités dans le scrutin et a recommandé que de nouvelles élections soient tenues.

L'Union européenne avait également appelé le gouvernement à accepter un second tour. Cette recommandation n'a pas été suivie et nous le regrettons.

Maintenant, regardons la situation telle qu'elle est aujourd'hui. Des violences, un président qui a démissionné ; il n'y a qu'une solution : organiser le plus rapidement possible un processus démocratique qui recrée de la confiance dans cette démocratie qu'il nous faut protéger.

Nous voulons qu'elles se tiennent le plus rapidement possible, l'Union européenne enverra des experts sur le terrain, bien évidemment, et nous appelons désormais au calme et à la retenue toutes les autorités de transition, pour qu'elles respectent la Constitution de ce pays, le respect des droits civils et des droits politiques.

Il faut que nous arrêtions d'alimenter une confrontation entre les différentes composantes de la société bolivienne.

Nous n'acceptons en rien les manifestations violentes, nous cherchons à protéger la démocratie dans un pays où des élections doivent se tenir.

Nous assurons également la situation des ressortissants français qui doivent rester en lien sur place avec leur ambassade, et ainsi continuer à être en sécurité.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 14 novembre 2019

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