Déclaration de M. Clément Beaune, secrétaire d'État aux affaires européennes, en réponse à une question sur la Biélorussie, à l'Assemblée nationale le 15 septembre 2020.

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Circonstance : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale

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Texte intégral

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Madame la Députée,


Je suis très heureux d'avoir l'honneur de répondre à cette première question au gouvernement et je profite ainsi pour saluer celles et ceux qui rejoignent ou reviennent dans cet hémicycle aujourd'hui.

La réponse de la France portée par le président de la République et Jean-Yves Le Drian est une réponse européenne, coordonnée, qui tient en trois types d'actions. D'abord un soutien sans faille, dès le premier jour et sans aucune ambiguïté, au peuple biélorusse qui se mobilise depuis maintenant plus d'un mois. Ensuite une action de sanctions, très claire et rapide là aussi contre la répression. Et puis l'appui à un dialogue politique national.

Si je puis revenir rapidement sur ces quelques éléments, je veux dire avant toute chose, j'y insiste, que nous soutenons cette mobilisation populaire et politique en Biélorussie depuis le mois d'août car chaque week-end désormais, des milliers de personnes risquent leur vie dans les rues de Minsk pour défendre leur liberté. Ce sont nos valeurs et nous nous devons d'être à leurs côtés.

Mais ce ne sont pas seulement des mots. L'Union européenne collectivement a décidé de soutenir financièrement y compris les associations de la société civile et l'opposition biélorusses. Je rappelle que plusieurs pays de l'Union européenne accueillent des opposants biélorusses et j'ai eu l'occasion moi-même au nom du gouvernement de m'entretenir avec Svetlana Tikhanovskaïa, qui mène l'opposition, pour marquer explicitement notre soutien.

Bien sûr, plus important encore, nous menons une politique de sanctions coordonnée au niveau européen là aussi. Depuis le premier jour, la France le défend : ces sanctions sont décidées, elles sont désignées, comme l'on dit, et elles seront appliquées dans les tout prochains jours pour cibler les responsables de cette répression et de cette oppression.

Et puis, valeurs européennes, je dirais. Et cette pression que mettent les Européens doit aussi s'incarner et déboucher dans un dialogue politique national et c'est pour cela, comme on l'a évoqué, que nous soutenons une médiation de l'OSCE. C'est autour de ces trois actions que l'Europe unie se mobilise en soutien à la démocratie en Biélorussie.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 23 septembre 2020

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