Interview de M. Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, à Europe 1 le 7 octobre 2020, sur les néonicotinoïdes, la PAC, les intempéries meurtrières dans les Alpes maritimes et l'impact de l'épidémie de Covid-19 concernant la filière vinicole.

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Intervenant(s) :

Texte intégral

SONIA MABROUK
Bienvenue à vous et bonjour Julien DENORMANDIE.

JULIEN DENORMANDIE
Bonjour.

SONIA MABROUK
Vote solennel hier sur le projet de loi autour de la réintroduction temporaire des néonicotinoïdes, et je le précise, pour la culture de la betterave sucrière. Vous vous attendiez à une telle contestation dans votre majorité ?
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JULIEN DENORMANDIE
Eh bien c'est un vote qui est difficile. Un vote qui difficile pourquoi, parce que la question qui est face à nous c'est une question de souveraineté. Il ne s'agit pas du tout d'opposer écologie et économie, c'est vraiment une question de souveraineté. Qu'est-ce qu'on veut aujourd'hui ? Est-ce qu'on veut sauver une filière française du sucre ou est-ce qu'on veut importer du sucre étranger ? C'était ça la question qui était posée. Et c'est compliqué parce que l'écologie elle est confrontée au réel, et cette confrontation au réel elle peut amener des doutes parfois, et donc il fallait ce courage, mais hier il a été adopté à une très large majorité, ce projet de loi.

SONIA MABROUK
Oui mais quand même, il y a une contestation qui est record et même inédite, une trentaine de vos députés qui ont voté contre, une trentaine qui se sont abstenus, apparemment vous n'êtes pas arrivé à les convaincre.

JULIEN DENORMANDIE
Alors vous savez, hier il y a eu d'abord des débats très respectueux, profondément respectueux, je crois que chacun a compris les difficultés, et chacun dans sa conviction la plus forte a pris part au vote. Moi, ce que je retiens véritablement, c'est que face à cette question de souveraineté, on a pris une décision qui est forte, compliquée mais forte, parce que vraiment toutes celles et ceux qui nous entendent doivent bien comprendre qu'aujourd'hui on a 46 000 emplois, une filière qui peut disparaître du jour au lendemain. Et qu'est-ce qu'on fait…

SONIA MABROUK
On l'entend Monsieur le Ministre.

JULIEN DENORMANDIE
Face à ça ? Est-ce qu'on reste les bras croisés ? Est-ce qu'on reste dans l'incantation ou est-ce qu'on agit pour laisser le temps à cette filière de faire cette transition, mais de faire une transition avec la filière ? Vous savez, moi l'écologie qui consiste à tuer une filière française, pour importer du sucre étranger, ce n'est pas la conception que j'ai de cette écologie.

SONIA MABROUK
On va aller sur le fond, mais quand même, c'est un rappel à l'ordre, parce qu'un vote contre, c'est une démarche et un signal politique. Est ce que vous dites ce matin à certains de vos députés de la majorité : non, la France reste une locomotive sur les sujets environnementaux ? Parce que c'est une véritable crainte et un questionnement.

JULIEN DENORMANDIE
Mais complètement. La France aujourd'hui, ce gouvernement, nous agissons tous les jours pour l'environnement, mais agir pour l'environnement il faut sortir à un moment donné de l'écologie de l'incantation, tombons dans l'écologie du réel. Vous savez, c'est trop facile d'aller déclamer sur des plateaux de télé, sur les stations de radio : il faut faire, il faut faire il faut faire. On est confronté au réel, bon sang. Quand vous êtes sur un champ, un champ de betteraves, et que vos betteraves elles ne poussent plus, qu'est-ce que vous faites ? Vous dites : ce n'est pas grave, on arrête tout ? Il faut, mais vous n'avez pas l'alternative, la réalité c'est qu'aujourd'hui il n'y a pas l'alternative. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On arrête tout, on met 46 000 personnes au chômage ? On importe du sucre étranger ou est-ce qu'on se retrousse les manches, on se dit : il nous faut 2, 3 ans pour accompagner une filière…

SONIA MABROUK
Et pourtant, pourtant…

JULIEN DENORMANDIE
On l'accompagne et à ce moment-là, la transition agroécologique on la fera en France. Moi je suis pour cette souveraineté française.

SONIA MABROUK
Julien DENORMANDIE, une ancienne ministre de l'Ecologie, Delphine BATHO va plus loin, évoquant, va loin, évoquant l'empoisonnement des terres de France. Clairement, elle vous qualifie d'empoisonneur aujourd'hui.

JULIEN DENORMANDIE
Oui, mais vous savez, on a beaucoup débattu avec un certain nombre de députés, comme Delphine BATHO. Elle est dans l'incantation, elle est dans le "y a qu'à, faut qu'on", elle est dans « mais trouvez la solution ». Quand vous avez tous les agronomes, quand vous avez la recherche, quand vous avez une absence d'alternative, il ne suffit pas de déclamer, même si c'est Delphine BATHO. La déclaration d'une députée ou la déclaration d'anciens ministres, ça ne fait pas pousser les betteraves. Pour faire pousser les betteraves il faut trouver des solutions, pour sauver nos emplois, il faut trouver des solutions.

SONIA MABROUK
Est-ce qu'il y a eu des pressions ? Est-ce qu'il y a eu des pressions ? A ce micro…

JULIEN DENORMANDIE
Et donc la transition écologique on la fera en France. Moi je veux qu'elle se fasse en France, je ne veux pas qu'elle se fasse en important du sucre étranger.

SONIA MABROUK
Monsieur le Ministre, est-ce qu'il y a eu des pressions ? A ce micro, l'eurodéputé Vert Yannick JADOT a dénoncé la pression des lobbies des pesticides sur le Parlement, peut être sur vous, sur le ministère, et la pression du syndicat, la FNSEA. Il a tort ?

JULIEN DENORMANDIE
Mais ce n'est même pas qu'il a tort, c'est que c'est juste un scandale. Mais d'ailleurs…

SONIA MABROUK
Pourquoi vous vous prenez la…

JULIEN DENORMANDIE
Mais parce qu'à chaque fois c'est le grand mot que l'on sort. C'est quoi ? C'est, sauver une filière, sauver 46 000 emplois c'est succomber à des lobbies ? Vouloir faire une transition agro…

SONIA MABROUK
Je ne sais pas, dites-le-moi, est-ce qu'il y a eu des pressions de lobbies ?

JULIEN DENORMANDIE
Mais aucune. De vouloir faire une transition agroécologique en France…

SONIA MABROUK
Aucune, aucune pression ?

JULIEN DENORMANDIE
Aucune. Pas une. Vouloir faire une transition agroécologique en France plutôt que d'importer du sucre étranger, c'est faire face à des lobbies ? Avoir une vision pour notre souveraineté agroalimentaire, c'est faire face aux lobbies ? Mais bon sang, c'est juste vouloir une France forte, avec une agriculture forte. Vous savez, il n'y a aucun pays au monde, pas un, il n'y a aucune civilisation au monde, pas une, qui n'a été forte sans savoir une agriculture forte. Moi je suis pour cette souveraineté agroalimentaire française et donc pour la filière française.

SONIA MABROUK
Julien DENORMANDIE, pourquoi il n'aurait pas été possible d'indemniser à 100 % les betteraviers et de ne pas autoriser cette dérogation qui suscite tant de débats et d'inquiétudes ?

JULIEN DENORMANDIE
J'ai entendu Monsieur le Député JADOT à votre micro, où il dit : mais il suffirait d'indemniser à 100%. Monsieur le Député JADOT a été député européen, et il l'est encore, depuis 11 ans. 11 ans. Il connaît parfaitement les règles européennes, il sait parfaitement que ces règles aujourd'hui ne nous permettent pas d'indemniser à 100%. Et donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous allez dire aux betteraviers : continuez à planter, et puis si ça se passe mal, c'est vous-même qui vous indemniserez à hauteur de 30, 40 %, bref, que vous allez perdre de l'argent ? Mais dans ce cas-là vous ne plantez pas. Donc monsieur JADOT il est de l'incantation à l'incompétence, ça fait 11 ans qu'il est député européen et il ne connaît même pas ses règles de base. Donc non, malheureusement au moment où je vous parle, il n'y a pas d'alternative. Et face à ça, qu'est-ce que vous faites ? Eh bien vous sortez de l'incantation, vous mettez les pieds dans le réel, les pieds sur le territoire, les pieds sur le terrain, et vous poussez pour trouver des solutions.

SONIA MABROUK
Et le réel pour plus tard, c'est quoi ? Julien DENORMANDIE, est-ce qu'il faut faire maintenant confiance à la science, aux agriculteurs, pour trouver des alternatives rapidement ?

JULIEN DENORMANDIE
Il faut mettre une grosse pression dans le tube, et donc hier on a fait deux choses : on a voté ce projet de loi qui permet d'avoir 3 ans devant nous pour trouver la solution. Et la solution, on met une grosse pression, avec 7 millions d'euros…

SONIA MABROUK
3 ans, il peut y avoir plus, pour l'instant 3 ans vous ne le savez pas.

JULIEN DENORMANDIE
Si, la loi stipule que ça ne peut pas être…

SONIA MABROUK
Et au bout de 3 ans, si vous ne trouvez pas ?

JULIEN DENORMANDIE
Eh bien la loi stipule qu'on n'a que 3 ans pour trouver les solutions.

SONIA MABROUK
Et si au bout de 3 ans vous ne trouvez pas ?

JULIEN DENORMANDIE
Eh bien on va trouver dans les 3 ans la solution.

SONIA MABROUK
Mais attendez, là c'est de l'incantation.

JULIEN DENORMANDIE
Non, parce qu'on a mis…On se donne les moyens…

SONIA MABROUK
Ben…

JULIEN DENORMANDIE
Non non, on se donne les moyens. On a mis 7 millions d'euros, c'est ce que j'ai annoncé, 7 millions d'euros pour accélérer la recherche dans les deux prochaines années, c'est 10 fois plus dans les deux prochaines années que toute la recherche qui a été faite depuis 5 ans sur le sujet.

SONIA MABROUK
Monsieur le Ministre, je veux bien croire qu'évidemment les moyens poussent à trouver des solutions, mais si au bout de 3 ans, je vous répète la question, vous ne trouvez pas, qu'est-ce qui arrive ?

JULIEN DENORMANDIE
Mais vous me réinviterez, je ne sais pas où je serai dans 3 ans…

SONIA MABROUK
Vous ne savez pas.

JULIEN DENORMANDIE
Mais vous savez, moi mon rôle c'est d'être au jour présent. Qu'est-ce que je vous dis aujourd'hui ? C'est que…

SONIA MABROUK
Mais vous dites "c'est provisoire", on a envie de savoir ce qui se passe dans 3 ans.

JULIEN DENORMANDIE
Mais parce qu'on met 7 millions d'euros pour trouver la solution. Et je peux vous dire qu'on va le faire avec force, avec détermination. On a en France le plus grand institut de recherche agronomique au monde, qui s'appelle l'INRAE, on a aujourd'hui des chercheurs d'exception, il faut qu'ils aient les moyens, je leur ai donné les moyens, on va créer un suivi très précis, associant d'ailleurs les parlementaires, pour qu'on puisse trouver la solution. Mais voyez, en résumé, qu'est-ce qu'on a comme solution ? Est-ce que l'écologie ça consiste à se dire : eh bien, quand on n'a pas une solution, on ferme, on éteint la lumière, on met en l'air une filière ? Ou est-ce que l'écologie du réel, c'est de se dire : on a l'humilité de reconnaître quand il n'y a pas la solution, on passe le guet, on met des financements pour trouver grâce à la recherche des solutions le plus vite possible, mais à la fin, la transition on la fait en France, et on n'importe pas…

SONIA MABROUK
Alors, vous militez pour une écologie du réel…

JULIEN DENORMANDIE
Et on n'importe pas du sucre étranger, moins-disant environnementalement.

SONIA MABROUK
Une écologie pour la France, mais elle se joue également évidemment sur le plan européen. Une réforme de la PAC la Politique Agricole Commune, est discutée en ce moment. Est-ce qu'une PAC plus verte et plus exigeante ça veut dire plus de normes et de contraintes pour nos agriculteurs ?

JULIEN DENORMANDIE
Non, ça veut dire surtout une chose, très importante à mes yeux, c'est que ces normes environnementales, il faut qu'elles soient les mêmes partout en Europe. Et c'est ça le vrai sujet.

SONIA MABROUK
Mais comment allez-vous faire, puisque vous n'êtes pas dans l'incantation ?

JULIEN DENORMANDIE
On rend aujourd'hui, et toutes les 3 semaines je suis à Bruxelles avec mes homologues, on est en train de discuter de cette nouvelle PAC, et dans cette nouvelle Politique Agricole Commune, on a fixé les règles environnementales, et aujourd'hui, moi ce que je demande, ce sur quoi je me bats auprès de la Commission européenne des autres ministres européens, c'est que ces règles environnementales elles s'appliquent partout en Europe, et c'est la moindre des choses…

SONIA MABROUK
Mais attendez, soyons concrets, comment vous faites pour avoir les mêmes normes environnementales entre la France et par exemple des pays de l'Est qui n'en ont pas ?

JULIEN DENORMANDIE
C'est tout l'enjeu. Vous savez…

SONIA MABROUK
Mais comment vous faites, vous les contraignez ?

JULIEN DENORMANDIE
Ah si si, c'est très concret, quand vous négociez les règles de cette politique agricole commune, vous dites : est-ce que ces règles, elles s'appliquent partout pareil ? Moi, ce que je demande, ce pourquoi je me bats, ce pourquoi on fait une coalition avec beaucoup de pays européens, c'est d'obtenir que ces règles, elles s'appliquent partout en Europe. Mais c'est la moindre des choses. L'Europe c'est un marché commun, et c'est inacceptable que dans nos étals de supermarchés, vous ayez de temps en temps un concombre européen qui n'a pas les mêmes normes écologiques qu'un concombre français, c'est inacceptable ! Et donc il faut faire cette convergence, et on a un événement historique qui est cette nouvelle Politique agricole commune, pour l'obtenir.

SONIA MABROUK
Et que l'on va suivre en détail, évidemment sur Europe 1. Monsieur le Ministre, le président se rend aujourd'hui dans les Alpes Maritimes, 5 jours après les intempéries meurtrières. On pense évidemment aux sinistrés, il va y avoir l'état de catastrophe naturelle qui est déclaré, et qu'en est-il des agriculteurs et des éleveurs des Alpes-Maritimes qui sont privés d'accès pour leurs cultures et leurs bêtes ?

JULIEN DENORMANDIE
Eh bien d'abord c'est beaucoup d'émotion, parce que je pense à toutes ces familles de sinistrés et les éleveurs il y a plus d'une centaine d'élevages qui ont été impactés, donc c'est un énorme sujet, et je voudrais saluer le travail fait localement, notamment par la Chambre d'agriculture, les services de l'Etat, les collectivités. Aujourd'hui on a d'abord une urgence, c'est d'accompagner les éleveurs pour des choses toutes simples, mais essentielles : nourrir les bêtes, aller les récupérer quand elles sont dans les hauteurs, pouvoir les faire redescendre. Et puis le deuxième point c'est qu'évidemment on va mettre en place dans quelques minutes, au sein du Conseil des ministres, le régime de catastrophe naturelle. Nous on mettra en place tous les outils du ministère également, pour pouvoir accompagner financièrement les éleveurs.

SONIA MABROUK
Non mais attendez, il y a le régime de catastrophe naturelle, et il y a, ça c'est de votre prérogative, le régime des calamités agricoles…

JULIEN DENORMANDIE
Bien sûr.

SONIA MABROUK
Ça dépend de vous, donc je vous pose la question…

JULIEN DENORMANDIE
On le fera, on le fera très clairement.

SONIA MABROUK
Ah, vous dites ce matin qu'il sera enclenché, c'est important pour ceux qui nous écoutent.

JULIEN DENORMANDIE
C'est important, mais il y a une différence entre les catastrophes naturelles, calamités agricoles, c'est : catastrophes naturelles, ça arrive tout de suite, c'est ça qui est important. Aujourd'hui, le président de la République, il va montrer à la fois la solidarité et le soutien de toute la Nation, de l'Etat, des collectivités, des citoyens. Quelle belle solidarité localement. Mais notre objectif c'est d'aller le plus vite possible.

SONIA MABROUK
Mais j'ai bien compris…

JULIEN DENORMANDIE
La catastrophe naturelle, ça permet d'enclencher les choses immédiatement.

SONIA MABROUK
Et le régime des calamités agricoles ; ce sera déclenché quand ?

JULIEN DENORMANDIE
Evidemment qu'on le fera.

SONIA MABROUK
Quand ?

JULIEN DENORMANDIE
Il faut que tous les experts…

SONIA MABROUK
Ça dépend de vous Monsieur le Ministre.

JULIEN DENORMANDIE
Non, oui, ça dépend de moi, donc oui on le fera très vite, mais il faut d'abord que tous les experts identifient et qualifient l'événement. Donc ça prend plusieurs jours, là où la catastrophe naturelle, on peut faire dès ce matin.

SONIA MABROUK
C'est une question de jours donc.

JULIEN DENORMANDIE
C'est une question très rapide, le plus vite possible, mais on va mettre en place tous les moyens pour accompagner nos concitoyens sinistrés, donc oui, on le fera bien évidemment.

SONIA MABROUK
Pour conclure sur la crise sanitaire, on parle beaucoup à raison des bars, des restaurants, mais on oublie souvent les fournisseurs, et je pense à la filière viticole ou aux brasseurs par exemple, qu'êtes-vous en mesure d'annoncer ce matin comme nouvelle aide pour ces secteurs en très grande difficulté ?

JULIEN DENORMANDIE
On est aujourd'hui dans un dispositif qu'on a déjà conçu, l'avantage c'est que comme on est face à cette situation depuis des semaines et des semaines, on a les outils aujourd'hui. Par exemple dans les systèmes viticoles, vini-viticoles, c'est 250 millions d'euros qu'on a mis en place…

SONIA MABROUK
Oui, mais ils vous demandent plus.

JULIEN DENORMANDIE
Oui mais…

SONIA MABROUK
Parce que les bars vont rester fermés, là.

JULIEN DENORMANDIE
Exactement, mais ces outils financiers on les calibres au fur et à mesure, évidemment que s'il faut aller plus loin, on ira plus loin.

SONIA MABROUK
Là encore c'est une question de jours ?

JULIEN DENORMANDIE
Eh bien, vous savez, cet accompagnement ça fait 8 mois qu'on le fait, et je crois qu'on a montré notre réactivité, et donc on s'adapte à la situation, et au fur et à mesure on adaptera évidemment notre soutien à la situation, dans des secteurs qui sont très impactés par, par exemple la fermeture des bars.

SONIA MABROUK
Donc des soutiens en plus sont à venir pour cette filière viticole et les brasseurs.

JULIEN DENORMANDIE
Mais ça fait 8 mois qu'on accompagne, et je crois que le gouvernement a montré qu'il a été à chaque fois au rendez-vous pour accompagner l'ensemble des professions impactées par la situation que l'on vit.

SONIA MABROUK
Merci Julien DENORMANDIE d'avoir été notre invité ce matin.

JULIEN DENORMANDIE
Merci à vous.

SONIA MABROUK
Bonne journée à vous ainsi qu'à nos auditeurs.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 13 octobre 2020