Interview de M. Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, à France Bleu Occitanie le 11 janvier 2021, sur la grippe aviaire.

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BENEDICTE DUPONT
Après s'être déplacé dans les Landes vendredi, le ministre de l'Agriculture et dans le Gers ce lundi, Julien DENORMANDIE attendu à la cité administrative d'Auch en fin de matinée. Un court passage auprès des services de l'Etat qui travaillent sur cette grippe aviaire, qui fait des ravages dans le sud-ouest. Bonjour Julien DENORMANDIE.

JULIEN DENORMANDIE
Bonjour.

BENEDICTE DUPONT
Rapidement s'il vous plaît, combien de foyers avérés dans le Gers et en France ce matin ?

JULIEN DENORMANDIE
Aujourd'hui il y a six foyers avérés dans le Gers, et un peu plus de 180 en France.

BENEDICTE DUPONT
Oui, donc 60 de plus que vendredi effectivement. D'ailleurs vendredi vous étiez dans les Landes, je l'ai dit Monsieur le Ministre, vous avez annoncé élargir les mesures d'abattage. On a rencontré nous les éleveurs gersois, ils nous ont dit ok pour abattre nos canards mais il faut nous donner des moyens d'abattage pour dépeupler correctement et rapidement. Est-ce que l'Etat apporte ces moyens-là aux éleveurs ?

JULIEN DENORMANDIE
Oui, l'Etat apporte ces moyens là et d'ailleurs nous allons même jusqu'à la réquisition d'abattoirs, jusqu'à la formation de lieux où il est possible de faire cet abattage des palmipèdes. Donc oui nous apportons des moyens. Pourquoi ? Parce que si on veut contenir le développement de cette influenza aviaire, il faut faire ce qu'on appelle des abattages préventifs, c'est-à-dire dans une zone autour de 5 km de chaque foyer, procéder à l'abattage des palmipèdes pour que le virus ne se diffuse pas plus largement.

BENEDICTE DUPONT
Julien DENORMANDIE, on croyait la connaître cette grippe aviaire après les crises de 2016 et de 2017, il n'y a pas de vaccin homologué encore, 3, 4 ans après ?

JULIEN DENORMANDIE
Non, il n'y a pas de vaccin et puis vous savez, pour la filière, le vaccin d'ailleurs c'est quelque chose de pas forcément évident, parce qu'il y a certains pays chez qui nous exportons nos beaux produits du terroir qui n'acceptent pas les exportations de volailles vaccinées, de peur qu'elles soient des porteuses saines du virus. Donc la solution du vaccin n'est pas forcément évidente. Ce qu'il nous faut faire, c'est investir dans des mesures de biosécurité, et c'est ce que nous allons encore faire, avec notamment le plan de relance qui consacrera une somme importante dans l'investissement dans ces mesures.

BENEDICTE DUPONT
Et vous serez dans le Gers aujourd'hui, Julien DENORMANDIE, ministre de l'Agriculture, merci beaucoup.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 11 janvier 2021