Déclaration de M. Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, en réponse à une question sur l'application de la loi Egalim, l'accord avec le Mercosur et la politique agricole commune, à l'Assemblée nationale le 16 février 2021.

Intervenant(s) :

Circonstance : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale

Prononcé le

Texte intégral

En guise d'introduction, je m'associe à votre propos concernant le fait, qui s'impose avec la force de l'évidence, que, depuis le début de la crise, aucun produit n'a jamais manqué sur nos étals, grâce à ces femmes et à ces hommes que sont nos agriculteurs.

Premièrement, je profite de votre question pour signaler que, concernant l'application de la loi Egalim, nous multiplions les contrôles, en lien avec la DGSSRF - direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes -, car une relation commerciale est un rapport de force ; dans ce rapport de force, la DGCCRF constitue l'outil de l'Etat.

Deuxièmement, comme l'a redit tout à l'heure le secrétaire d'Etat, notre position concernant un accord avec le Mercosur est on ne peut plus nette : c'est non !

Troisièmement, s'agissant de la PAC, il fallait tout d'abord négocier son budget : l'implication du Président de la République a permis que celui-ci soit significatif. Il fallait ensuite un cadre politique, c'est ce cadre que nous avons négocié au niveau des ministres de l'agriculture, afin d'obtenir une convergence des ministères à l'échelle de l'Union européenne.

Enfin intervient la vision : vos questions se situent à ce niveau. Nous concevons la PAC comme devant être au service de la souveraineté agro-alimentaire, à laquelle contribuent nos éleveurs. Durant les prochains mois, nous mènerons une concertation avec l'ensemble des parties prenantes. En effet, dès que l'on modifie l'un des indicateurs auxquels vous avez fait référence, tous les autres en sont affectés. Il faut trouver le bon équilibre, ce que nous ferons, je le répète, avec la souveraineté pour vision et la concertation pour méthode.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 18 février 2021