Déclaration de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat au tourisme, aux Français de l'étranger et à la francophonie, en réponse à une question sur la situation des ressortissants français dans les camps en Syrie , à l'Assemblée nationale le 23 mars 2021.

Intervenant(s) :

  • Jean-Baptiste Lemoyne - Secrétaire d'Etat au tourisme, aux Français de l'étranger et à la francophonie

Circonstance : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale

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Texte intégral

Merci beaucoup Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, Madame la Députée,

Vous vous êtes rendue en Irak et au nord-est syrien, et donc vous avez pu constater que ces zones ne sont pas sous le contrôle effectif de la France, ce qui, naturellement, fait que la capacité d'action est complexe et que nous nous attachons, oui, au sort des enfants, je vais y revenir, mais laissez-moi dire un mot, quand même, des adultes, de ceux qui ont fait le choix de partir, qui ont fait le choix d'aller porter des coups, à la fois à des populations locales, et à téléguider aussi un certain nombre d'actions. Pour eux, il n'y a pas d'impunité, ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible au regard des victimes ; ce n'est pas possible, tout simplement, d'un point de vue moral.

Donc, nous nous attachons au sein de la Coalition à relever ce défi, parce que c'est un défi juridique international. S'agissant des enfants, oui, notre priorité absolue est de prendre en compte le maximum de situations de ces enfants. Ils n'ont pas choisi, eux, ce combat. Ils en sont là à subir les conséquences. Et c'est pourquoi la France s'honore, déjà, d'avoir procédé à 35 retours de jeunes enfants qui ont pu, ensuite, naturellement dans le cadre des instances de juridictions familiales et de la PJJ, trouver à être suivis, y compris à être pris en charge de façon médicale, comme pourra en attester le Garde des sceaux, ministre de la justice.

Et nous continuerons, notre volonté est là, elle est intacte, pour prendre en compte le maximum de situation des enfants.

Mais aujourd'hui, Madame la Députée, en ce 23 mars 2021, souvenons-nous qu'il y a trois ans, justement, c'est un terroriste qui était animé par cette haine et cette hydre islamiste, qui enlevait la vie au colonel Beltrame. Donc, j'ai aussi une pensée pour les victimes et pour lui en particulier.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 24 mars 2021

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