Déclaration de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat au tourisme, aux Français de l'étranger et à la francophonie, en réponse à une question sur la Francophonie, à l'Assemblée nationale le 23 mars 2021.

Intervenant(s) :

  • Jean-Baptiste Lemoyne - Secrétaire d'Etat au tourisme, aux Français de l'étranger et à la francophonie

Circonstance : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale

Prononcé le

Texte intégral

Merci beaucoup, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, Madame la Députée,

La francophonie, c'est une fête, effectivement. Toute la semaine dernière, nous avons pu célébrer cette langue que nous avons en partage avec de nombreux peuples partout dans le monde entier. Ce qui fait dire, d'ailleurs, à Tahar Ben Jelloun que c'est une langue qui a comme particularité d'avoir plus de locataires que de propriétaires. Parce qu'elle est irriguée par la créativité, l'inventivité de tous les continents. Et nous avons pu lancer, avec Roselyne Bachelot, d'ailleurs, le dictionnaire des francophones, une application que j'invite tout un chacun à découvrir et qui montre la richesse de cette langue.

Mais la francophonie, c'est aussi un combat, parce que nous devons faire face à la compétition de nombreuses langues, et de ce point de vue-là, nous devons être à l'offensive. C'est tout l'objet de la stratégie présentée par le Président de la République, en 2018, pour promouvoir la langue française et le plurilinguisme, faire en sorte que dans plus de pays on apprenne également une seconde langue, parce qu'on sait que le français est souvent choisi, dans ces cas-là. Et je veux vous dire que tous ces chantiers avancent à bon pas, et le Président de la République qui a réuni avec le secrétaire général de la francophonie un certain nombre des acteurs, vendredi dernier, à l'Elysée, a pu en prendre la mesure. D'une part, enseigner le français et en français, c'est par exemple la plate-forme Imaginecole que Jean-Michel Blanquer a contribué à mettre en place avec un partenariat UNESCO-OIF, permettant à de nombreux jeunes, notamment en Afrique, d'avoir accès à tous ces contenus pédagogiques. C'est également l'enseignement français à l'étranger que vous évoquiez : nous avons augmenté le nombre d'homologations. Nous sommes passés de 492 à 540 établissements homologués. Donc, on le voit, il y a une envie d'apprentissage en français, une envie d'enseigner en français.

Et puis, c'est également dans le cadre de la Présidence française de l'Union européenne, je peux vous dire que l'on va faire une priorité du plurilinguisme, parce qu'il est impensable de laisser la langue française reculer. Donc, on dit : voilà, on fait reculer le recul, c'est l'ambition. Et la langue française a de beaux jours devant elle.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 24 mars 2021