Déclaration de M. Clément Beaune, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, en réponse à une question sur les relations avec l'Algérie, à l'Assemblée nationale le 13 avril 2021.

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Circonstance : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale

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Texte intégral

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Madame la Députée,


Pour commencer par le dernier point que vous souleviez, comme vous le savez, nous devions, en effet, avoir un rendez-vous bilatéral extrêmement important, dimanche dernier, à Alger. Le Premier ministre devait y mener une importante délégation ministérielle française pour des échanges avec le gouvernement algérien, dans le cadre d'un format très rare qui était la cinquième édition de ce Comité intergouvernemental de haut niveau. C'est pour des raisons sanitaires que ce rendez-vous a dû être décalé, car le format de la délégation qui était discuté et souhaité ne permettait pas, dans les conditions actuelles, de tenir cette rencontre.

C'est ce que nous avons échangé, le ministre Le Drian l'a fait à plusieurs reprises avec les autorités algériennes, de manière à pouvoir tenir cette rencontre prochainement, dans des conditions sanitaires et politiques satisfaisantes, qui permettront d'avoir le format souhaité.

Sur le fond, notre volonté de renforcer la relation bilatérale avec l'Algérie demeure intacte, et les propos que vous avez rapportés et que j'ai condamnés, dès dimanche, sont des propos que nous déplorons et qui ne reflètent absolument pas la qualité de nos relations bilatérales, actuellement, et la dynamique que nous essayons patiemment de leur donner, soutenue au plus haut niveau par les autorités de nos deux pays.

La France, vous le savez, est attachée à sa relation ancienne avec l'Algérie, avec toutes les difficultés que vous avez rappelées, cette relation est enracinée dans notre Histoire partagée, dans les échanges humains entre nos deux pays, dans nos relations économiques et dans un engagement commun, aujourd'hui, à la stabilité et à la paix, qui dépasse d'ailleurs le cadre bilatéral et concerne toute la région.

Nous en avons besoin au Sahel et en Libye, et nous menons aussi, vous l'avez rappelé, nous menons de manière assumée ce travail mémoriel qui n'avait pas été fait, qui n'est ni de la repentance, ni du dédit, et qui est aussi essentiel pour la jeunesse de nos deux pays.

C'est cette ligne que nous tenons et que le Président de la République a tenu notamment à travers le rapport Stora, ni repentance, ni déni. Le Président de la République et le Président Tebboune dans ce cadre échangent d'ailleurs très régulièrement et sont bien déterminés à faire évoluer dans le bon sens cette relation franco-algérienne si essentielle.

Nous oeuvrons dans ce sens avec le ministre Jean-Yves Le Drian.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 16 avril 2021

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