Interview de M. Olivier Dussopt, ministre des comptes publics, à Sud Radio le 19 avril 2021, sur la politique économique face à l'épidémie de Covid-19, les dégâts causés à l'agriculture par le gel, les drogues et la situation des partis de gauche.

Texte intégral

BENJAMIN GLAISE
Bonjour Olivier DUSSOPT, merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.

OLIVIER DUSSOPT
Bonjour.

BENJAMIN GLAISE
Alors, vous avez indiqué la semaine dernière que le coût de la crise serait de 424 milliards d'euros, étalés sur trois ans entre 2020 et 2022. Déjà, combien de milliards ont-ils été engagés jusqu'à présent ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est le coût de la crise sur trois ans, on compte à la fois les dépenses et les pertes de recettes, de manière potentielle. Lorsque nous avons décidé de répondre à la crise l'année dernière, nous avons engagé des aides à un niveau qui n'avait jamais été mis en place, notamment sur le chômage partiel, sur le fonds de solidarité. Nous avons dépensé pour l'Etat, pour la Sécurité sociale, plus de 90 milliards d'euros, l'année dernière, et nous savons que le montant prévisionnel, si la situation ne se dégrade pas, des aides pour 2021 va s'élever autour de 55 milliards d'euros, je parle, là, du chômage partiel, du fonds de solidarité, mais aussi du coût de la campagne de vaccination et des renforts financiers que nous devons apporter à l'hôpital.

BENJAMIN GLAISE
C'est étalé sur trois ans, ça veut dire que sur 2022, il y a des aides qui vont se maintenir, qui vont continuer ?

OLIVIER DUSSOPT
Nous avons une position qui est très claire, et qui est aussi responsable que possible, c'est-à-dire que nous aiderons les entreprises autant qu'il le faudra, tant que les entreprises fermées, tant qu'elles auront des restrictions, tant qu'elles ne pourront pas fonctionner normalement, notamment pour les commerces, les restaurants, nous serons à leurs côtés. Mais lorsque nous allons retrouver une activité normale, avec la levée des conditions sanitaires, restrictions sanitaires, il faudra progressivement suspendre le dispositif d'aides, d'abord, parce que nous aurons fait notre travail, les aides ne seront plus nécessaires, mais aussi parce qu'il faut revenir à un niveau soutenable de dépenses publiques, nous sommes aujourd'hui dans une période de confinement, de quasi-confinement avec des commerces qui sont fermés, avec un couvre-feu, et nous estimons que les aides au seul secteur économique, le chômage partiel, le fonds de solidarité, les exonérations vont nous coûter entre 10 et 11 milliards d'euros par mois pour le mois d'avril. Et donc nous le faisons, parce que nous pouvons le faire, et que nous devons le faire pour aider les entreprises, mais lorsque l'activité redeviendra normale, lorsque nous aurons tourné le dos, tourné l'épisode et la page de la crise épidémique, il faudra revenir aussi à un niveau soutenable de dépenses publiques.

BENJAMIN GLAISE
Mais vous parlez de niveau soutenable de la dépense justement publique, ça veut dire qu'on est à la limite, là, aujourd'hui ?

OLIVIER DUSSOPT
Alors, nous avons une énorme chance, c'est que nous sommes en capacité de faire face, les efforts que les Français ont faits depuis des années, qui ont été singulièrement marqués au cours des trois premières années du quinquennat, avec le fait que nous ayons respecté la règle des 3%, que nous ayons diminué le poids de la dépense publique dans la richesse nationale, tout ça fait que nous avons la capacité de faire face et de tenir le niveau d'aides auquel nous nous sommes engagés. Mon travail, ma responsabilité, est à la fois de veiller à ce que ces aides soient financées, qu'il n'y ait aucun problème de financement, mais aussi veiller à ce que toutes les autres politiques, tous les autres budgets ministériels, les budgets qui existaient avant la crise, ne dérapent pas, ne dérivent pas, pour qu'une fois la parenthèse de l'épidémie fermée, nous puissions revenir au niveau que nous connaissions avant.

BENJAMIN GLAISE
Dans un contexte plutôt favorable, puisqu'on emprunte plutôt à bas coûts ?

OLIVIER DUSSOPT
On emprunte avec des taux qui sont extrêmement bas, et c'est ce qui nous permet aussi de faire face ; et si nous sommes en capacité aujourd'hui d'emprunter avec des taux aussi bienveillants, parfois même des taux négatifs, c'est à la fois parce que des efforts ont été faits précédemment, et que notre signature, notre engagement est crédible, que la France est un Etat considéré comme un Etat à la fois puissant, mais aussi un Etat qui tient ses engagements, et puis, il y a un autre aspect, une autre raison qu'il faut souligner, c'est la politique monétaire de la Banque centrale européenne, et la politique de la Commission européenne, qui nous aident à tenir ce cap-là.

BENJAMIN GLAISE
Sur la question du quoi qu'il en coûte, c'est la question qu'on pose d'ailleurs à nos auditeurs, jusqu'à quand est-ce que vous pensez qu'il faudra bientôt l'arrêter cette stratégie du quoi qu'il en coûte, nos auditeurs disent : oui, plutôt assez largement d'ailleurs...

OLIVIER DUSSOPT
Vos auditeurs sont raisonnables, et ils savent que toutes les aides que nous versons sont des aides qui ont une conséquence, c'est l'augmentation de la dette, je le disais tout à l'heure, tant qu'il y aura des restrictions, tant qu'il y aura des contraintes mises à l'activité économique, et tant que l'épidémie sera présente, nous aiderons les entreprises et nous aiderons les Français. Lorsque l'épidémie sera derrière nous, lorsque nous verrons enfin le bout du tunnel de cette épidémie, il faudra mettre fin au quoi qu'il en coûte, progressivement, sans brutalité...

BENJAMIN GLAISE
C'est-à-dire, on a déjà un peu une idée quand vous vous dites : voilà, il faudra progressivement arrêter le quoi qu'il en coûte, c'est-à-dire qu'on a déjà un début d'agenda qui se précise ?

OLIVIER DUSSOPT
Non, l'agenda est un élément-clé évidemment, et il serait imprudent de s'avancer sur un agenda, nous savons que l'épidémie est forte, et nous espérons tous que la vaccination et les mesures prises nous permettent d'en sortir, nous veillons, pour ce qui concerne les ministères économiques et financiers à Bercy, à travailler sur des modalités de sortie progressive, que nous sommes en train de préciser, il y a des secteurs d'activité qui, même après la fin de l'épidémie, continueront à souffrir peut-être plus longtemps que les autres.

BENJAMIN GLAISE
Vous pensez à quels secteurs particulièrement ?

OLIVIER DUSSOPT
On peut penser au secteur de la restauration, au secteur de l'évènementiel, ces secteurs qui ont été fermés depuis plus longtemps, qui sont restés fermés souvent plus longtemps que les autres entreprises, on peut aussi imaginer, nous verrons comment les choses se passent à la sortie du confinement, mais on peut imaginer que, comme dans d'autres pays, je pense à Israël, je pense aux Etats-Unis, les restaurants soient autorisés à ouvrir uniquement en terrasse ou avec une moitié de leur fréquentation habituelle, évidemment, si on demande à un restaurateur de ne travailler qu'avec la moitié de sa salle, il faut qu'on puisse l'accompagner jusqu'à ce que ça redevienne normal.

BENJAMIN GLAISE
Mais c'est toute la question de certains restaurateurs ou dans le milieu culturel aussi avec, a priori, ça se confirme sur la mi-mai, on verra bien sûr, il est peut-être trop tôt pour avoir un avis tout à fait définitif et tranché, mais aux réouvertures des terrasses à partir du 15 mai, de certains lieux culturels, ça veut dire que, à ce moment-là, il y aura une évolution de ce quoi qu'il en coûte vis-à-vis de ce secteur, ou alors, on ne bouge pas pour le moment ?

OLIVIER DUSSOPT
Il faut que nous puissions continuer à les aider, et si le calendrier du président, indiqué par le président de la République, est tenu, nous le souhaitons tous, tous les efforts faits par les Français y participent. Il faudra qu'on puisse permettre la réouverture de ces activités progressivement, et tant que nous ne serons pas revenus à la normale, nous continuerons à être présents.

BENJAMIN GLAISE
Est-ce que sur ces aides, il faut davantage... comment dire... les préciser ou, en fait, fonctionner entreprise par entreprise, ou secteur par secteur, alors, je m'explique, mais certains, par exemple, on le voit sur nos réseaux sociaux, parlent de, certaines entreprises, qui ont peut-être bénéficié d'une certaine aubaine au cours de cette crise, est-ce qu'il faut conditionner certaines de ces aides ou pas, est-ce que c'est envisagé ?

OLIVIER DUSSOPT
Quand on met en place un système d'aides aussi puissant et aussi large que celui que nous avons mis en place, il peut évidemment y avoir des effets d'aubaine, ce qui est sûr, c'est que les aides que nous avons mises en place sont des aides versées soit aux entreprises fermées, par décision administrative, soit aux entreprises qui ont perdu beaucoup de chiffre d'affaires, ce qui est certain aussi, et j'y veille tout particulièrement, c'est que nous faisons un travail de prévention, à la fois de prévention des erreurs, mais aussi de la fraude, parce que, quand il y a des systèmes comme ceux que nous avons mis en place, il peut y avoir de la fraude, et par exemple, le travail des agents de la direction générale des finances publiques a permis d'empêcher le versement de plusieurs dizaines de milliers d'aides, cela représente presque un milliard d'euros, un milliard d'euros qui n'a pas été versé à des entreprises qui le demandaient, soit par erreur, soit en essayant de contourner la règle.

BENJAMIN GLAISE
Olivier DUSSOPT, l'imprévu de ces derniers jours, c'est le gel bien sûr avec cette annonce du Premier ministre, ce week-end, un fonds d'un milliard d'euros pour des pertes estimées à 4 milliards d'euros, une question peut-être paradoxale, est-ce que c'est suffisant, et est-ce qu'on a les moyens justement de ces aides ?

OLIVIER DUSSOPT
J'étais avec le Premier ministre dans ma circonscription, en Ardèche, il y a 10 jours, puisque l'épisode de gel a été particulièrement fort dans la nuit du 7 au 8 avril, nous avons pu constater les dégâts, et les réactions qui ont été celles des organisations professionnelles de l'agriculture à l'annonce du Premier ministre montrent que l'Etat a pleinement pris la dimension de cette crise, et apporte un niveau d'aides que les organisations du monde de l'agriculture considèrent comme à la fois juste, mais aussi, d'une certaine manière, suffisant ; c'est une aide massive et qui va nécessiter aussi de modifier un certain nombre de règles, de déplafonner le régime des calamités agricoles, c'est aussi une aide qui doit nous amener à réfléchir à l'avenir, à repenser le système de l'assurance-récolte, qui aujourd'hui est trop complexe et qui est souvent trop coûteux pour que les agriculteurs y souscrivent, et s'il n'y souscrivent pas, ils sont évidemment non protégés, parfois même quand ils y souscrivent, les règles sont trop compliquées pour qu'ils soient véritablement protégés.

BENJAMIN GLAISE
Pour les agriculteurs qui ont été touchés un peu partout en France et qui vous écoutent ce matin, à partir de quand ils pourront bénéficier de ces aides, vous le savez ?

OLIVIER DUSSOPT
Nous travaillons avec Julien DENORMANDIE, le ministre de l'Agriculture, pour qu'il y ait un maximum d'aides qui soient les plus rapides possibles, sur les questions d'exonération, sur les questions de dégrèvement, sur les questions d'aide à la trésorerie, nous travaillons aussi pour bien mesurer les conséquences, exploitation par exploitation, il y a un certain nombre de cultures qui ont été abîmées, détruites par le gel il y a quelques jours, et encore cette semaine, dont le revenu est un revenu qui est prévu dans quelques mois, voire l'année prochaine, lorsque vous êtes dans le domaine de la viticulture, il y a un écart entre le moment où vous produisez et le moment où vous prévoyez l'encaissement des recettes ; donc nous travaillons aussi pour que ce soit à la fois rapide, mais en même temps calé sur le calendrier, pour que ça vienne au bon moment dans les exploitations.

BENJAMIN GLAISE
Bien sûr. En tout cas, l'Etat a les reins solides justement pour ces aides ?

OLIVIER DUSSOPT
Mais l'Etat va faire face, et l'Etat a toujours fait face, pendant toute la crise sanitaire, nous nous avons dit et souligné, et à juste titre, que nous n'avons jamais manqué de productions agricoles pour faire face, et l'agriculture est restée mobilisée. Les agriculteurs ont été solidaires de la nation, et la nation est désormais solidaire des agriculteurs.

BENJAMIN GLAISE
Olivier DUSSOPT, Emmanuel MACRON accorde ce matin une interview au Figaro pour parler de sécurité. Alors, il parle d'un enjeu majeur pour le pays, ça y est, la campagne présidentielle est lancée ?

OLIVIER DUSSOPT
Il n'y a pas de campagne présidentielle pour parler de sécurité et pour s'en soucier. La sécurité est d'abord un droit, comme le président de la République le dit lui-même, c'est le droit de vivre une vie paisible, et en cela, il a évidemment totalement raison, nous travaillons depuis le début de ce quinquennat à renforcer les outils dont disposent les forces de sécurité, c'est la création de 10.000 postes, comme il s'y était engagé, et comme nous faisons depuis le début du quinquennat, c'est aussi un gros investissement pour rattraper des retards qui s'étaient accumulés, notamment sur l'immobilier, sur les conditions de travail, sur le parc de véhicules, et nous travaillons là aussi avec les différents ministres de l'intérieur, et aujourd'hui avec Gérald DARMANIN, pour faire en sorte que les policiers, les gendarmes aient de meilleures conditions de travail pour être plus efficaces, tout simplement, et au plus proches de la population.

BENJAMIN GLAISE
Au-delà de ça, il annonce un débat à venir, un débat national sur la drogue, est-ce que c'est le bon moment de le faire ?

OLIVIER DUSSOPT
Mais il y a un mobilisation très forte des services, et notamment des services du ministère de l'intérieur, du ministère de la Justice, du ministère des Comptes publics, je pense notamment au service de la douane, pour lutter contre les stupéfiants, à la fois, parce que nous avons la détermination de lutter contre le trafic et la consommation de stupéfiants, tous types de stupéfiants, parce qu'il y a un enjeu de santé publique, un enjeu économique, mais aussi un enjeu de sécurité ; on a pu voir dans l'actualité récente que posaient des questions autour de la responsabilité pénale de celles et ceux qui pouvaient commettre des actes absolument ignobles sous l'emprise de stupéfiants.

BENJAMIN GLAISE
Qu'est-ce qu'il peut apporter ce débat national ?

OLIVIER DUSSOPT
Il peut apporter... d'éclairer d'abord, d'éclairer à la fois nos concitoyens, éclairer le débat public sur le rapport que nous avons collectivement aux stupéfiants, et il peut aussi rappeler les responsabilités des uns et des autres.

BENJAMIN GLAISE
Olivier DUSSOPT, vous faites partie de l'aile gauche de ce gouvernement au sein du mouvement Territoires de progrès, et historiquement, la sécurité, on le sait, c'est une thématique qui a été souvent reprise par la droite, peut-être accaparée par la droite, vous vous reconnaissez dans ce discours-là, peut-être de fermeté du président ?

OLIVIER DUSSOPT
Je me reconnais pleinement dans ce discours-là, et avec nos amis de Territoires de progrès, autour de Jean-Yves LE DRIAN et moi-même, nous sommes convaincus que la sécurité est une liberté absolue, un droit absolu, nous sommes aussi convaincus que ceux qui souffrent le plus de l'insécurité, des difficultés lorsqu'il y en a, sont parmi les Françaises et les Français qui sont déjà les plus défavorisés, déjà les plus en difficulté, et il n'y a pas de, en matière de sécurité, en matière de capacité justement à vivre sereinement et paisiblement, il n'y a pas de barrière droite/gauche. Et moi, je fais partie de ceux quoi considèrent, comme CLEMENCEAU, que sans ordre, il n'y a pas de progrès possible, donc je suis à la fois très à l'aise, mais aussi très attaché, vous le disiez, à mettre en avant, à souligner tout ce qu'il fait... tout ce que sont les avancées sociales de ce quinquennat, tout ce que nous avons fait, et qui, parfois, peut être catalogué à droite comme à gauche, nous sommes dans un quinquennat de dépassement, ça n'empêche pas de souligner ce qui a été fait, je pense au reste à charge zéro, je pense au dédoublement des classes ou encore à l'augmentation de la prime d'activité.

BENJAMIN GLAISE
Vous avez suivi un peu, ce week-end, ce qui s'est passé à gauche avec cette promesse de candidat unique pour 2022, Parti socialiste, écologistes...

OLIVIER DUSSOPT
Promesses, toujours des promesses, j'ai envie de dire, mais j'ai surtout vu qu'ils avaient, les uns et les autres, du mal à faire le compte-rendu de la même réunion, puisque seulement celui qui parle, le résultat n'est pas le même, c'est l'histoire sans fin d'une division, c'est aussi l'histoire d'une relégation en seconde division, si on peut dire cela, après...

BENJAMIN GLAISE
C'est-à-dire ?

OLIVIER DUSSOPT
Un week-end plutôt marqué par l'actualité sportive. C'est le fait qu'aujourd'hui, malheureusement, un certain nombre de partis de gauche, qui étaient des partis de gouvernement, sont en deuxième division, et que, en réalité, les hommes et les femmes de gauche qui veulent être responsables, qui veulent permettre la réussite du pays, qui veulent faire avancer un certain nombre de sujets, ils sont dans la majorité au gouvernement, et singulièrement, au sein de Territoires de progrès.

BENJAMIN GLAISE
Vous ne pouvez plus vous reconnaître dans cette gauche-là ?

OLIVIER DUSSOPT
Moi, vous savez, quand on est sur des thématiques qui sont des thèmes de division ou qui sont des thèmes de caricature, des positions que l'on peut tenir parce qu'on est dans l'opposition, lorsqu'on envisage des alliances avec des gens, notamment de la France Insoumise, ou une partie, je dis bien « une partie » des Verts, qui flirte avec des thèmes, soit racialistes, soit indigénistes, ça n'est pas pour moi évidemment, et ça n'est pas pour la gauche du gouvernement.

BENJAMIN GLAISE
Olivier DUSSOPT, ministre des Comptes publics, le mot de la fin, c'est avec Laurence GARCIA.

LAURENCE GARCIA
Oui, une dernière petite question, Emmanuel MACRON a reconnu que la taxe carburant qui avait bien sûr déclenché la colère des gilets jaunes, finalement, était une erreur vis-à-vis de la classe moyenne, est-ce que vous le reconnaissez, vous aussi, avec du recul ?

OLIVIER DUSSOPT
Cela a été le cas, cela a été dit par le président de la République, et il est normal quand on commet une erreur ou quand on considère que telle ou telle décision n'a pas été appropriée, de le dire, c'est aussi la marque de fabrique d'Emmanuel MACRON que de parfois arrêter et savoir poser un regard lucide sur ce que nous avons fait collectivement.

LAURENCE GARCIA
Il n'est jamais trop tard.

OLIVIER DUSSOPT
Il n'est jamais trop tard, et surtout, il n'est jamais trop tard pour améliorer les choses et faire en sorte d'avancer.

BENJAMIN GLAISE
Olivier DUSSOPT...

LAURENCE GARCIA
Merci.

OLIVIER DUSSOPT
Merci.

BENJAMIN GLAISE
Ministre délégué, chargé des Comptes publics, merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio, bonne journée à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 20 avril 2021