Déclaration de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat au tourisme, aux Français de l'étranger et à la francophonie, en réponse à une question sur les élections des conseillers des Français de l'étranger, au Sénat le 12 mai 2021.

Intervenant(s) :

  • Jean-Baptiste Lemoyne - Secrétaire d'Etat au tourisme, aux Français de l'étranger et à la francophonie

Circonstance : Question d'actualité au Sénat

Prononcé le

Texte intégral

Merci beaucoup Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Monsieur le Sénateur,


Permettez-moi, au début de cette réponse, de rendre hommage à Monique Cerisier-ben Guiga, sénatrice représentant les Français établis hors de France, qui nous a quittés, il y a quelques jours. Elle a été une personnalité éminente qui a promu le dispositif FLAM, notamment, et je tenais aujourd'hui à l'évoquer devant vous.

S'agissant de l'organisation de ce scrutin, très important, les élections qui vont permettre de désigner les conseillers des Français de l'étranger, les élus locaux, finalement, représentant les Français établis hors de France, comme toute élection, c'est un défi logistique, et ça l'est d'autant plus dans un contexte épidémique qui continue à sévir dans le monde.

C'est pourquoi, d'ailleurs, je rends hommage à toutes celles et tous ceux qui à la fois, au sein des ambassades et des consulats, les élus, les assesseurs, mais également en centrale, sont à la tâche pour que ces élections se passent dans les meilleures conditions, avec les modalités à l'urne. 80% des bureaux de vote ont été maintenus par rapport au précédent scrutin, je crois que cela mérite d'être souligné dans le contexte que nous connaissons.

Le Gouvernement fait tout simplement ce qu'il a dit qu'il ferait. Lorsque nous avons rendu un rapport au Parlement, et donc au Sénat, le 18 février dernier, nous indiquions très précisément que, pour que le scrutin se tienne dans de bonnes conditions, il fallait prévoir et anticiper aussi les mesures transitoires au cas où, dans certaines circonscriptions, le vote ne puisse pas se tenir, puisque, effectivement, nous ne pouvons pas maîtriser les conditions sanitaires, leurs évolutions, nous ne pouvons pas maîtriser les décisions souveraines des Etats dans lesquels se tiennent ces scrutins, - des décisions de confinement, des décisions restreignant la mobilité-, et ce que je peux vous dire, on a en tête, par exemple, le cas de l'Inde, que vous évoquiez, c'est que notre souhait est que l'on puisse tenir le scrutin partout, idéalement, et sinon, si des mesures doivent être prises, c'est en dernière extrémité, et cela se fait en concertation avec les conseillers des Français de l'étranger.

J'ai instruit les postes pour qu'ils travaillent lorsqu'il y a une interrogation qui se pose avec les élus des conseils consulaires, et j'entends bien que ce rendez-vous, pour 1,2 million de Français établis hors de France se tienne dans les meilleures conditions.

Nous-mêmes, nous allons également politiquement porter le sujet là où des Etats auraient des réticences à permettre la tenue du scrutin. Donc, nous sommes à la tâche, et en milieu de semaine prochaine, nous serons en mesure de vous indiquer cette liste.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 19 mai 2021