Interview de M. Olivier Dussopt, ministre des comptes publics, à Sud Radio le 1er juillet 2021, sur les grèves, la réforme des retraites, l'épidémie de Covid-19, le budget et l'élection présidentielle.

Texte intégral

PATRICK ROGER
Bonjour Olivier DUSSOPT.

OLIVIER DUSSOPT
Bonjour.

PATRICK ROGER
Appel à la grève à la SNCF, préavis aux AEROPORTS DE PARIS, tout ça, au début des vacances, que répondez-vous à ces appels ?

OLIVIER DUSSOPT
Je ne sais pas s'il faut répondre à des appels, d'abord, c'est un droit, c'est même un droit constitutionnel ; et jusqu'à preuve du contraire, je crois que l'ensemble des avions, l'ensemble des trains circulent. Ce qui est l'essentiel pour permettre aux Français, à la fois, d'aller travailler, parce que nous sommes dans une période de reprise, mais aussi à ceux qui sont d'ores et déjà en congés, de rejoindre leur lieu de villégiature. Nous sommes dans une période très particulière, l'Etat s'est engagé comme jamais, tous ceux qui appellent à la solidarité devraient acter le fait que pendant les mois de la crise, l'Etat était présent, comme aucun Etat n'a été présent, en termes de protection du pouvoir d'achat, de protection des emplois, de renforcement des moyens des services publics, et notamment de la santé, et aujourd'hui, ce qui compte, c'est la reprise, et par définition…

PATRICK ROGER
Donc vous trouvez ça indécent en quelque sorte, c'est ce que bous voulez dire…

OLIVIER DUSSOPT
Tout ce qui est un frein à la reprise est une mauvaise idée, je n'utilise pas ces mots-là, parce que c'est un droit, mais je considère que l'essentiel, c'est la reprise, et de laisser les Français profiter de l'été, retourner travailler, et mettre la France sur les rails du redressement.

PATRICK ROGER
Oui, est-ce que c'est le signe aussi avant-coureur d'un automne social que les syndicats prédisent, notamment avec la volonté du gouvernement de mener la réforme des retraites ; est-ce qu'il faut d'ailleurs vraiment, avant la fin du quinquennat, décaler l'âge légal de départ à 64 ans et de rendre immédiatement applicable ?

OLIVIER DUSSOPT
D'abord, sur ce point-là, rappeler un certain nombre de choses, nous avons 42 régimes de retraite, illisibles et injustes, injustes pour ceux qui ont des carrières dans le privé et dans le public, injustes pour ceux qui ont des carrières hachées par la précarité, et la lisibilité et la justice du système doivent être les objectifs de la réforme. Il y a un deuxième point qu'il faut souligner, c'est que le système de retraite tel qu'il existe aujourd'hui n'est pas viable, n'est pas soutenable, il était en déficit, et la crise a aggravé les déficits. Donc la réforme du système de retraite est nécessaire. La question de : quand faire cette réforme est posée, et à cette question-là, c'est le président de la République qui répondra. Nous l'avons dit et répété, c'est une décision qui est importante...

PATRICK ROGER
Mais vous qui êtes en charge des Comptes publics, vous dites que c'est indispensable et qu'il faut le faire quand même assez vite et sur un recul à 64 ans, ça ne vous pose pas de problème, vous, l'ancien homme de gauche ou l'homme de gauche toujours ?

OLIVIER DUSSOPT
Je dis que le système n'est pas viable aujourd'hui, et que cette réforme devra être faite, et que dans les différents aspects de la réforme, il faudra à la fois de la justice et de la soutenabilité, et de la soutenabilité qui soit accompagnée, qui soit aménagée. Laissons les choses se décider et s'organiser les unes après les autres. Je le disais, vous posiez une question sur d'éventuels mouvements sociaux, je disais que la priorité est à la reprise et à la croissance, c'est ce à quoi nous nous consacrons aujourd'hui, c'est ce à quoi je consacre toute mon énergie.

PATRICK ROGER
Mais Bruno LE MAIRE, à Bercy, dit quand même qu'il ne faut pas attendre pour cette réforme des retraites.

OLIVIER DUSSOPT
J'ai entendu tout cela, et chacun est dans son rôle, c'est très bien comme cela, je le répète, ma priorité, c'est, d'une part, de faire en sorte que le plan de relance soit bien mis en oeuvre, et d'autre part, parce que c'est ma responsabilité, faire en sorte qu'avec la sortie de la crise, nous revenions à un niveau de dépenses publiques, à des trajectoires de finances publiques qui soient plus soutenables parce que c'est aussi une façon de préparer l'avenir.

PATRICK ROGER
Oui, parlons-en justement, l'ensemble de nos dépenses, un mot sur le coût de la vaccination et des tests pour 2021. Est-ce qu'il faut cesser de rembourser les tests PCR dits de confort ?

OLIVIER DUSSOPT
Cela fait partie des discussions, et plusieurs membres du gouvernement avant moi l'ont évoqué. Aujourd'hui, nous sommes dans une situation où la vaccination est devenue facile, il y a des doses, il y a des possibilités de rendez-vous, et j'invite tous ceux qui nous écoutent à se faire vacciner, c'est la meilleure façon de se protéger, se protéger soi-même, protéger les autres, éviter une quatrième vague, et, par la même occasion, permettre à notre pays de continuer à fonctionner, et de continuer à être sur le chemin de la reprise. Il y a des questions qui se posent sur le maintien de la gratuité des tests, je rappelle qu'il y a très, très peu de pays, deux en Europe, la France et le Danemark, à pratiquer la gratuité totale des tests, c'est un immense avantage, et nous l'avons fait, nous l'avons décidé, car la capacité à se tester est une part importante de notre stratégie de prévention du Covid.

PATRICK ROGER
Mais cet été, ils vont rester gratuits ou pas alors ?

OLIVIER DUSSOPT
Nous avons d'ores et déjà annoncé, le porte-parole du gouvernement le confirme ce matin, que pour les touristes étrangers, il y aura une participation qui sera demandée, nous n'avons pas encore décidé ni du calendrier ni des modalités d'une éventuelle participation, et je dis volontairement éventuelle participation, pour les Français. Mais ce que je dis…

PATRICK ROGER
Mais ça pourrait se faire cet été quand même ?

OLIVIER DUSSOPT
Ce que je dis, c'est : vaccinez-vous, vaccinez-vous, vaccinez-vous, il y a de la place, il y a des rendez-vous disponibles, il y a des créneaux disponibles. La vaccination est accessible, c'est la meilleure des protections, et nous le savons et nous le pensons d'autant plus face à des menaces comme le variant Delta.

PATRICK ROGER
Parce que ça représente combien l'ensemble en fait des coûts ?

OLIVIER DUSSOPT
L'estimation que nous faisons pour l'année 2021 pour la campagne de vaccination, entre l'achat des tests et l'organisation de la campagne, c'est autour de cinq milliards d'euros. Et pour la campagne de tests, c'est aussi autour de cinq milliards d'euros, c'est ce qui m'a amené à annoncer, il y a quelques jours…

PATRICK ROGER
Dix milliards au total donc pour 2021 ?

OLIVIER DUSSOPT
Uniquement sur la vaccination et les tests, et cela explique d'ailleurs une partie de la dégradation du déficit de la Sécurité sociale en 2021, cela représente dix milliards d'euros, vous avez raison de le souligner, c'est dire l'importance de cet investissement, c'est dire aussi, et ça ramène à votre première question, la place, le poids, l'engagement que l'Etat, la collectivité publique, dans son ensemble, parce que tout ça, c'est de la dépense publique, c'est financé par les impôts, c'est financé par les cotisations, c'est malheureusement aussi financé par de la dette ; mais c'est l'engagement de l'Etat aux côtés des Français.

PATRICK ROGER
Oui, d'ailleurs, il y a une question très concrète aussi au niveau du terrain, qui va payer en fin de compte les centres de tests et de vaccinations dans les communes, ce sont les municipalités, il y avait un engagement de remboursement ?

OLIVIER DUSSOPT
Le ministre de la Santé l'a dit et répété, il a dit et répété que des fonds ont été délégués auprès des ARS, les Agences Régionales de Santé, pour participer au financement des centres de tests et de vaccinations, mis en place par les communes.

PATRICK ROGER
Bon, mais ce n'est pas décidé à quelle hauteur, etc.

OLIVIER DUSSOPT
Il y a déjà…

PATRICK ROGER
Parce que, non, mais j'ai beaucoup d'élus de terrains qui me disent : bon, eh bien, finalement, c'est nous qui allons payer, alors qu'on nous avait dit qu'on allait nous rembourser…

OLIVIER DUSSOPT
Alors, d'une part, trois points, pardon, c'est un peu long, mais il y a déjà 120 millions d'euros qui sont fléchés, et nous regardons si c'est nécessaire ou s'il faut en ajouter. Et puis, par ailleurs, les collectivités locales ont vu leurs recettes protégées, ont vu les aides à l'investissement augmenter, multipliées par 1,5 pour les communes et les intercommunalités, quand on regarde l'année 2020, le déficit de l'Etat a littéralement explosé sous l'effet du Covid, alors que les collectivités locales sont à l'équilibre en 2020, et que leurs recettes ont été protégées, parce que l'Etat a mis en place des dispositifs de protection, et il n'est pas tout à fait dément d'imaginer que chaque acteur de l'action publique, l'Etat, la Sécurité sociale, mais aussi les collectivités participent à cet effort général, même si, je le répète, nous avons prévu des modalités de prise en charge.

PATRICK ROGER
Alors, justement, là, on est dans le budget rectificatif de 2021, du côté des dépenses, est-ce qu'on est dans la fin du quoi qu'il en coûte avant de passer au budget 2022 ?

OLIVIER DUSSOPT
Le budget rectificatif que je défends aujourd'hui et devant le Sénat, nous avons débuté les débats hier soir, est un budget qui prévoit à la fois des crédits pour ajouter des crédits à ceux qui étaient déjà prévus pour le fonds de solidarité, pour le financement des exonérations de cotisations, le financement de l'activité partielle, pour financer la sortie progressive de ces aides, le Premier ministre l'a dit, mi-mai, mi-mai, il a indiqué que le fonds de solidarité serait dégressif pour l'activité de juin, juillet et août, et que, progressivement aussi, nous allions remonter le reste à charge, reste à charge pour les entreprises, sur le financement de l'activité partielle pour revenir à des niveaux d'intervention plus classiques et d'avant crise, en précisant que dans les secteurs les plus frappés, je pense par exemple à l'aéronautique, nous continuerons à avoir des soutiens spécifiques. La France aujourd'hui rebondit, nous avons le taux de croissance le plus élevé la zone euro à 5% pour nos prévisions, alors que la Commission européenne et la BANQUE DE FRANCE disent plutôt 5,7, 5,8, nous avons des recettes fiscales qui sont légèrement supérieures à nos prévisions, le mois de mai 2021, uniquement le mois de mai, est un mois record en termes d'embauches, il y a eu 785.000 embauches au mois de mai, c'est un niveau qui n'avait jamais atteint depuis 15 ans. Donc ça veut dire que ça repart, et lorsque ça repart, lorsque les entreprises n'ont plus de contraintes, et progressivement, nous allons vers la levée de toutes les contraintes, il n'y a pas de raison de maintenir des aides exceptionnelles, là où il y a des contraintes, nous maintenons des dispositifs.

PATRICK ROGER
Là, il y a une rallonge de vingt milliards, c'est ça, dans le budget…

OLIVIER DUSSOPT
C'est 15 milliards, alors, pour être très précis, c'est 15,5 milliards pour les aides d'urgence, nous avons aussi des mesures, je pense à l'hébergement d'urgence, je pense à l'indemnisation des agriculteurs après l'épisode de gel, mais ces mesures-là, nous faisons en sorte de les financer sans aggraver le déficit dans la mesure où, comme chaque année, certains budgets sont consommés…

PATRICK ROGER
On en est où précisément du déficit de la dette de la France ?

OLIVIER DUSSOPT
Alors, il ne faut pas confondre les deux, d'abord, pardon d'être un peu précis, mais…

PATRICK ROGER
Non, non, mais je sais bien, non, mais je parle du déficit, et puis, ensuite, de la dette, bien sûr…

OLIVIER DUSSOPT
Le texte que j'ai présenté hier soir devant le Sénat, et que nous allons débattre, discuter aujourd'hui, prévoit un niveau de déficit public prévisionnel à hauteur de 9,4 % et prévoit un niveau de dette égal à 117,8% du PIB, c'est dans l'étiage de ce que nous avons prévu en début d'année.

PATRICK ROGER
C'est 2.000…

OLIVIER DUSSOPT
2.650 milliards pour la dette.

PATRICK ROGER
Et ça ne prend pas en compte l'ensemble des collectivités par ailleurs, et les services publics éventuellement, non ?

OLIVIER DUSSOPT
Non, non, ça, c'est la totalité de la dette publique.

PATRICK ROGER
Totalité de la dette publique ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est la totalité de la dette publique. Les ratios sont différents les uns des autres, c'est pour ça qu'il faut toujours être très précis dans cette matière.

PATRICK ROGER
Bon, est-ce que – c'est vrai – et vous l'êtes, Olivier DUSSOPT, est-ce qu'on va vers un budget de rigueur pour 2022, là, actuellement, tous les ministères sont en train de toquer à votre porte pour réclamer des aides ?

OLIVIER DUSSOPT
Le budget 2022 peut être caractérisé à la fois par le fait que c'est un budget de transition, c'est le retour vers la normalité budgétaire, parce que nous devons retrouver un niveau plus soutenable de dépenses publiques, mais c'est aussi un budget de relance, et le budget 2022 va permettre à la fois au ministère de financer des priorités, telles que nous les avons définies au début du quinquennat, de financer les engagements du président de la République, mais c'est aussi le budget qui permet la mise en oeuvre du plan de relance qui – je le rappelle – est prévu pour durer, pour durer deux ans, 2021 et 2022. Donc nous sommes très loin de l'austérité, mais vraiment très, très loin, c'est un budget qui continue…

PATRICK ROGER
Alors, c'est un budget de quoi alors ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est un budget, je dis, de transition, de retour à la normalité, et d'accompagnement de la reprise économique. Et nous aurons l'occasion de le présenter au mois de septembre, donc là aussi…

PATRICK ROGER
Non, mais vous travaillez actuellement…

OLIVIER DUSSOPT
Laissez-moi le temps de travailler justement…

PATRICK ROGER
Non, non, mais c'est vrai. Et la fin du quoi qu'il en coûte, en tant que tel, c'est pour la fin de l'été ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est à la fois à la fin de l'été pour les mesures d'accompagnement, je précise malgré tout que nous avons prévu de faire un point fin août pour voir quelle est l'évolution de la situation épidémique, mais tout au long de cette année, et tout au long de la totalité de l'année 2021, comme 2022, je le souligne à nouveau, c'est la mise en oeuvre d'un plan de relance à 100 milliards d'euros sur deux ans avec des financements majeurs, vous voyez, vous dites : est-ce que ça va être l'austérité ? Il y a quelques chiffres qu'il faut avoir en tête, le plan de relance, parce qu'il faut toujours prendre des exemples concrets, il permet de financer la rénovation de 2.000 écoles dans le pays, il permet de financer la création de 80 maisons de santé, c'est aussi des changements quotidiens pour nos concitoyens.

PATRICK ROGER
Oui, dites-moi, vous êtes un enfant de la gauche, Olivier DUSSOPT…

OLIVIER DUSSOPT
Je suis un homme de gauche qui participe à ce dépassement que le président de la République a initié.

PATRICK ROGER
Bon, Yannick JADOT qui se présente du côté d'Europe Ecologie-les Verts…

OLIVIER DUSSOPT
Je crois qu'il n'est pas le seul…

PATRICK ROGER
Il n'est pas le seul.

OLIVIER DUSSOPT
Chaque jour, un candidat…

PATRICK ROGER
Anne HIDALGO.

OLIVIER DUSSOPT
Chaque jour, un candidat ou une candidate.

PATRICK ROGER
Oui, Carole DELGA…

OLIVIER DUSSOPT
Chaque jour, un candidat ou une candidate…

PATRICK ROGER
Elle pourrait être présidentiable ?

OLIVIER DUSSOPT
Je ne suis pas…

PATRICK ROGER
Comment vous voyez ça justement ?

OLIVIER DUSSOPT
Je ne suis pas là pour lire dans des boules de cristal, ni pour participer à ce spectacle de divisions et de batailles des ego, moi, j'ai un candidat, c'est le président de la République, et c'est le candidat du redressement de la France, c'est le candidat de la lutte contre le Covid, et c'est le candidat du rayonnement de la France à l'étranger…

PATRICK ROGER
Pourtant, on dit que c'est plus un candidat penche à droite aujourd'hui.

OLIVIER DUSSOPT
C'est le candidat, en tout cas, c'est le président qui aura mis en place le reste à charge zéro, c'est lui qui aura permis aux Français qui ont besoin de prothèses dentaires, de prothèses auditives, de lunettes, de pouvoir accéder à un panier de soins sans reste à charge…

PATRICK ROGER
Qui a mis les gilets jaunes dans la rue…

OLIVIER DUSSOPT
C'est celui qui aura dédoublé les classes de CP et de CE1 dans les zones d'éducation prioritaire, c'est celui qui aura créé la 5ème branche pour la prise en charge de l'autonomie et de la dépendance…

PATRICK ROGER
C'est celui qui reculera peut-être la retraite à 64 ans, Olivier DUSSOPT ?

OLIVIER DUSSOPT
Vous savez, dans le quinquennat précédent, il y a déjà une réforme qui a été adoptée et qui progressivement recule l'âge de la retraite à 64 ans, trimestre par trimestre, donc en matière de comparaison, on peut toutes les faire, ce que je dis, là, avec les exemples que j'ai cités, sur le reste à charge zéro, sur l'autonomie, sur le dédoublement des classes, ce sont toutes les réformes que pendant 20 ans, les 20 ans que j'ai passés au PS, j'ai entendu les militants souhaiter les réaliser, et c'est nous qui les avons faites. Et pas plus tard qu'hier, pardon de compléter, pas plus tard qu'hier, pour compléter les réformes que la gauche n'a pas achevées, nous avons voté la PMA, et aujourd'hui, la PMA est ouverte à toutes les femmes grâce à ce gouvernement…

PATRICK ROGER
Alors, votre question, dernière…

OLIVIER DUSSOPT
Et grâce à cette majorité.

PATRICK ROGER
Dernière question, Olivier DUSSOPT justement avec Cécile de MENIBUS.

CECILE DE MENIBUS
Justement, vous faites bien d'en parler de cette loi bioéthique, puisqu'un à un amendement a été adopté qui permet aux homosexuels de pouvoir donner leur sang sans contrainte, est-ce que ça, c'est enfin la fin d'une discrimination ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est une très bonne nouvelle, et lorsque j'étais député, j'ai souvent défendu cette réforme, de la même manière que j'ai défendu la PMA dès 2013, avec l'ouverture du mariage pour tous, aujourd'hui, c'est fait, c'est fait par la majorité parlementaire, c'est fait par le gouvernement, puisque l'amendement que vous évoquez concernant le droit de donner son sang sans subir de discrimination, sans subir de conditions particulières, est un amendement qui a été déposé par mon collègue, ministre de la Santé. C'est une très bonne nouvelle, et chaque fois qu'on fait un pas vers l'égalité, c'est une victoire, c'est une étape, et ça encourage à en faire d'autres.

PATRICK ROGER
Merci Olivier DUSSOPT, ministre en charge des Comptes publics, d'avoir été l'invité ce matin de Sud Radio.

OLIVIER DUSSOPT
Merci.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 2 juillet 2021