Interview de Mme Nathalie Élimas, secrétaire d'État à l'éducation prioritaire, sur Sud Radio le 31 août 2021, sur la polémique sur les allocations de rentrée scolaire, la campagne sur la laïcité et le décrochage scolaire.

Texte intégral

PATRICK ROGER
Bonjour Nathalie ELIMAS.

NATHALIE ELIMAS
Bonjour.

PATRICK ROGER
Vous qui êtes en charge de l'Education prioritaire, c'est-à-dire dans les quartiers les plus en difficulté notamment, quelle est votre réaction à la polémique sur les allocations de rentrée ? Jean-Michel BLANQUER n'a pas hésité à dire : on sait bien si on regarde les choses en face qu'il y a des achats d'écrans, des écrans plats plus importants au mois de septembre qu'à d'autres moments ?

NATHALIE ELIMAS
Oui vous, avez, là, je crois, fait une entrée par la caricature.

PATRICK ROGER
Oui, eh bien, ce n'est pas moi, c'est le ministre !

NATHALIE ELIMAS
Non, mais, de manière générale, on peut parler de l'allocation de rentrée scolaire, autrement que, en disant qu'il y a des familles qui détournent les fonds qui sont versés pour acheter des écrans plats ou ce que je sais, d'ailleurs, ce n'est peut-être pas faux pour cette allocation, pour tout un tas d'autres choses, il y a parfois des gens qui détournent un petit peu en tout cas l'objectif. L'objectif, c'est quoi…

PATRICK ROGER
Oui, parce que ça a été démenti par la CAF, en tout cas, dans les grandes proportions.

NATHALIE ELIMAS
Absolument, donc, bon, je crois qu'il faut, sur ce sujet-là, être extrêmement serein, moi, je vais vous poser une question, je ne sais pas comment vous fonctionnez ici, est-ce que vous avez des Chèques Restaurants pour déjeuner par exemple ? C'est peut-être le cas, bon, qu'est-ce que c'est le Chèque Restaurant finalement, c'est une allocation, enfin, c'est un chèque qui vous est versé pour vous restaurer, et derrière, vous en faites ce que vous voulez, vous allez au restaurant, au fast-food, à la brasserie, vraiment vous faites ce que vous voulez avec, eh bien, je crois qu'il faut aborder la question de l'allocation de rentrée scolaire sous ce prisme-là, il ne faut pas détourner évidemment la finalité, la finalité, c'est l'intérêt de l'enfant, c'est d'aider les familles qui sont en difficulté à équiper leurs enfants pour la rentrée scolaire parce qu'on sait que ça coûte cher une rentrée scolaire pour les familles. Et donc, en effet on peut regarder, ce n'est pas un gros mot, comment on peut peut-être distribuer autrement, on parle des modalités de distribution, on ne parle pas des montants, on ne parle pas de l'assiette et des familles qui sont concernées, on regarde comment on peut faire autrement, c'est le cas par exemple, alors je viens de vous parler des Chèques Restaurants, on peut parler aussi du pass Culture…

PATRICK ROGER
Non, mais c'est pour ça, non, mais…

NATHALIE ELIMAS
On peut parler aussi du passeport, là, que l'on met en place, 50 euros par famille…

PATRICK ROGER
Oui, mais Nathalie ELIMAS, c'est pour ça qu'il y a eu ce débat, parce que certains disent qu'il faudrait une allocation plutôt en bons d'achat plutôt qu'un virement, et alors, après, certains ont dit : oui, mais, non, mais, ça coûte trop cher de faire des virements, etc.

NATHALIE ELIMAS
Mais ça se regarde, ça se regarde sereinement, je viens de vous parler des Chèques Restaurants, on peut parler du passeport, là, on vient de verser à un certain nombre de familles un montant de 50 euros pour les aider à inscrire leurs enfants dans un club sportif, on n'a pas versé les 50 euros aux familles, on va les verser directement aux clubs sportifs ; il n'y a pas de polémique, voilà, donc l'allocation de rentrée scolaire, elle a une cinquantaine d'années ; je les connais bien, je suis l'auteur d'un rapport sur la politique familiale, des allocations, des aides familiales, des aides sociales, il y en a en tiroirs, on n'y comprend plus rien, on peut tout à fait rationnaliser, poser le débat calmement.

PATRICK ROGER
Donc en posant le débat calmement, Nathalie ELIMAS, vous, vous êtes favorable à ce qu'il y ait des allocations en bons d'achat alors ?

NATHALIE ELIMAS
Moi, je ne suis pas opposée à ce qu'il y ait des allocations en bons d'achat, ce qui me dérangerait, c'est si on revenait sur l'assiette, c'est-à-dire sur les familles qui sont éligibles ou sur le montant, ce n'est pas ce qui est posé dans le débat, c'est comment on distribue mieux dans l'intérêt des enfants, c'est ça le sujet.

PATRICK ROGER
Bon, mais pour l'instant, ce ne sera pas tranché, ça va toujours être des virements en fait ?

NATHALIE ELIMAS
Alors là, ça a été versé au mois d'août, d'ailleurs, si vous regardez bien, historiquement, tous les ans, dans la deuxième quinzaine du mois d'août, après le versement de l'allocation de rentrée scolaire sur le compte des familles, on a un débat, donc c'est bien qu'il y a un sujet, voilà, donc il faut encore une fois, en dehors de toute caricature, en dehors de toute polémique, regarder calmement comment on peut faire mieux et toujours dans l'intérêt des enfants…

PATRICK ROGER
Oui, mais enfin, la caricature, elle a été portée sur la place publique par le ministre de l'Education, Jean-Michel BLANQUER, quand il a évoqué les écrans plats quand même…

NATHALIE ELIMAS
Non, non, ça, je crois que vous faites un peu un raccourci, pardon, effectivement, il a dit que peut-être au mois de septembre, il y a une augmentation d'achats des écrans plats, c'est ce que je vous disais, on ne va pas non plus être totalement naïf, pour ça, comme pour le reste, il y a des gens qui détournent, voilà, donc peut-être que ça arrive, ce n'est pas la majorité, et encore une fois, on peut aussi, je vous le disais, regarder comment on peut un peu moderniser ce mode de distribution, finalement.

PATRICK ROGER
Oui, Nathalie ELIMAS, la campagne sur la laïcité avec des affiches mettant des enfants de couleurs différentes est-elle à côté de la plaque, hors sujet, comme le disent des syndicats d'enseignants, ils disent : là, on parle d'intégration, de multiculturalisme plutôt que de parler de laïcité ?

NATHALIE ELIMAS
Oui, eh bien, on fait encore une polémique en début d'année scolaire, comme on en a chaque année, ce sont des affiches, il y en a 8, qui sont tout simplement à portée d'enfants, elles sont faites avec des enfants, elles parlent des enfants et elles parlent aux enfants, voilà, il ne faut pas voir autre chose que ça, c'est une entrée parmi d'autres…

PATRICK ROGER
Oui, mais est-ce qu'elles parlent vraiment de la laïcité ?

NATHALIE ELIMAS
Sur tout ce que l'on fait, sur tout ce que l'on met en place autour de ce sujet important, qui est la laïcité, d'ailleurs, si vous regardez les affiches, il y a un QR Code, si vous prenez votre téléphone, vous allez voir sur le QR Code, vous verrez qu'il y a tout un tas de ressources derrière cette affiche qui finalement n'est qu'une vitrine, et qui encore une fois n'est qu'un point d'entrée. Le ministre, depuis qu'il est ministre de l'Education nationale, n'a jamais mis la poussière sous le tapis sur ces questions-là, et donc, on est en train de faire une fausse polémique, comme chaque année, en début de rentrée scolaire.

PATRICK ROGER
Donc la campagne sur la laïcité n'est pas hors sujet, comme le disent certains syndicats d'enseignants ?

NATHALIE ELIMAS
Mais non, elle n'est pas hors sujet, elle est tout simplement à portée d'enfants, et puis, d'ailleurs, si on regarde celles et ceux qui viennent agiter un petit peu le chiffon rouge sur le sujet, encore une fois, on est aux deux extrêmes de l'échiquier, donc il y a peut-être une question à se poser de ce point de vue-là, en tout cas, je le dis et je le répète, c'est fait pour des enfants, avec des enfants.

PATRICK ROGER
Oui, alors sur l'aspect pédagogique en cette rentrée, il n'y a pas eu beaucoup d'écoles qui ont fermé, on a tout fait pour les maintenir ouvertes évidemment pendant les périodes de confinement…

NATHALIE ELIMAS
Et c'est même une exception française.

PATRICK ROGER
Est-ce qu'il y a toujours quand même du décrochage scolaire, est-ce qu'il a diminué, est-ce qu'il s'est accentué ?

NATHALIE ELIMAS
Le décrochage scolaire, et c'est un peu contre-intuitif ce que je vais vous dire, l'année dernière, en tout cas, vous savez, on a des marqueurs qui nous permettent d'évaluer tout ça, qui sont notamment nos évaluations nationales, et c'est contre-intuitif, encore une fois, l'année dernière, le nombre de décrocheurs avait diminué, pourquoi, parce qu'on a mis en place un certain nombre d'outils, de dispositifs, pour aller chercher, aider, accompagner nos élèves, alors pendant le premier confinement, moi, je veux encore saluer, je ne le ferai jamais assez, nos professeurs qui sont vraiment allés au contact, qui sont allés vraiment au pied des immeubles pour aller récupérer nos élèves, on a mis aussi l'année dernière en place le dispositif des vacances apprenantes, c'est un pack large, il y a les colos apprenantes, école buissonnière, école ouverte, et puis, on a les stages de réussite, ces petits stages qu'on fait juste avant le retour en classe pour remettre un petit peu nos élèves dans le système, et ça, ça a bien fonctionné. Donc on a mis en place tous ces outils-là, je dirais, sur le temps de l'école, ça, c'est jusqu'à 18 ans, et puis, on continue à aller chercher les décrocheurs au-delà, c'est par exemple ce que l'on va faire et ce qui va être discuté tout prochainement avec le revenu d'engagement destiné aux 18-25 ans, ce dispositif gagnant-gagnant, une allocation contre l'engagement d'un retour à l'école, d'un retour en formation ou dans l'emploi.

PATRICK ROGER
Oui, bon, ça, c'est après, c'est les 18-25 ans. C'est la période de l'adolescence qui est quand même particulièrement importante, où il peut y avoir des basculements. Emmanuel MACRON sera demain à Marseille, où on sait qu'il y a des quartiers qui sont gangrenés par la drogue, des adolescents qui sont exploités par des réseaux. Qu'est-ce que l'Education prioritaire peut faire dans ces quartiers ?

NATHALIE ELIMAS
Alors dans ces quartiers, on a mis en place des programmes, qu'on appelle les cités éducative, on l'a aussi d'ailleurs dupliqué à la ruralité parce que l'Education prioritaire, ce n'est pas que les quartiers, je ne le dirais, là encore, jamais assez, où on met en fait tous les acteurs d'un territoire autour de la table, quand je dis tous les acteurs, ce n'est pas que l'Education nationale, il y a le préfet, il y a les élus, il y a le sanitaire, il y a le social, il y a la culture, il y a le sport, et on prend en charge ces jeunes gens sur vraiment du 360 degrés, c'est-à-dire que, on ne s'occupe pas que de nos jeunes quand ils sont à l'école, et puis, une fois qu'ils sont sortis, on les laisse livrés à eux-mêmes, on essaie vraiment de mettre en place cet accompagnement qui est globalisé, enfin, pour soutenir nos jeunes, je rappelle aussi qu'on a labellisé des internats d'excellence, ces internats qui permettent à ces jeunes qui sont fragiles, pour différentes raisons, d'être sortis de leur contexte, d'être placés dans un internat qualitatif, bienveillant où les familles sont aidées, accompagnées pour les financer notamment, c'est aussi important de le dire.

PATRICK ROGER
Est-ce qu'il faudrait les multiplier les internats d'excellence, on dit souvent qu'il faudrait sortir beaucoup de gamins de certains quartiers pour pouvoir, eh bien, leur permettre d'avoir une bonne éducation, pour réussir ensuite dans la vie…

NATHALIE ELIMAS
Eh bien, là, en tout cas…

PATRICK ROGER
Ça, c'est l'une des clefs, c'est l'une des solutions ?

NATHALIE ELIMAS
On vient en tout cas d'en labelliser, là, 307, le label, ce n'est pas juste une coquille vide, ce n'est pas un logo…

PATRICK ROGER
307, ça représente combien de places, ça, au total ?

NATHALIE ELIMAS
Ça représente 30.000 places.

PATRICK ROGER
30.000 places.

NATHALIE ELIMAS
Oui, en tout cas, sur les quartiers, il y a 30.000 de nos élèves qui vont aller dans ces internats d'excellence, qui sont soutenus, aidés aussi, notamment, on a augmenté de 160 % – ce n'est pas rien – la prime d'internat pour que toutes les familles puissent bénéficier et puissent inscrire leurs enfants dans ces internats.

PATRICK ROGER
A propos de prime, est-ce qu'il ne faudrait pas penser davantage aussi à revaloriser les salaires des enseignants qui démarrent souvent avec des salaires très bas en début de carrière…

CECILE DE MENIBUS
C'est le cas…

PATRICK ROGER
1.800, 1.800 euros quand ils vont dans des quartiers prioritaires, je sais qu'il y a déjà eu des efforts, mais est-ce qu'il ne faudrait pas aller plus loin ?

NATHALIE ELIMAS
Oui, c'est le cas, c'est notamment la prime que l'on verse à nos enseignants en REP et notamment en REP +, il y a eu 1.000 euros en 2018, 1.000 euros en 2019, et à nouveau, là, une prime qui va leur être versée entre 600 et 1.000 euros, et puis, je rappelle quand même que, à l'issue du Grenelle de l'Education, eh bien, on a vraiment mis sur la table la revalorisation des enseignants, et c'est parfaitement justifié et légitime, et on met encore une fois du budget, un milliard, plus d'un milliard dans la revalorisation de nos professeurs.

PATRICK ROGER
Bon, donc, c'est 600 euros de prime…

NATHALIE ELIMAS
Entre 600 et 1.000 euros.

PATRICK ROGER
1.000 euros, alors, évidemment, c'est une prime annuelle…

NATHALIE ELIMAS
Oui, c'est une prime annuelle. Non, mais là…

PATRICK ROGER
Vous pensez que ça peut inciter…

NATHALIE ELIMAS
Vous parlez des enseignants qui sont en réseau d'Education prioritaire, il y a les autres, rappelons quand même que l'on revalorise le salaire, le traitement de nos professeurs quand ils entrent dans le métier, parce que, finalement, c'est là que c'est le plus faible, et il y a il y a quelque chose qui ne va pas, reconnaissons-le, puisqu'on demande un bac plus 5, donc ils sont revalorisés déjà ces enseignants qui entrent dans le métier à hauteur de 150 euros à peu près par mois.

PATRICK ROGER
Oui, la vaccination et le pass sanitaire dans les zones d'Education prioritaire, est-ce qu'on est en phase ou il y a du retard ou on est en avance dans la vaccination ?

NATHALIE ELIMAS
On sait que les populations les plus fragiles ne vont pas forcément vers la vaccination, c'est la raison pour laquelle, en tout cas, pour l'Education nationale, pour nos plus de 12 ans en tout cas, on va mettre en place des dispositifs mobiles de vaccination, qui vont aller vers ces populations-là, dans les quartiers, s'il le faut dans les établissements scolaires ou à la croisée des établissements scolaires, pour inciter ces jeunes à venir se faire vacciner, les jeunes et les professeurs…

PATRICK ROGER
Ça existait déjà à la fin de…

NATHALIE ELIMAS
Oui, oui, ça existait déjà, et c'est vrai que, voilà, pour…

PATRICK ROGER
Mais on va l'accélérer, vous allez l'accélérer…

NATHALIE ELIMAS
On va accélérer, là, cette campagne en effet, là, à partir de la rentrée, il y a déjà des recteurs, des chefs d'établissements qui s'organisent, bien sûr avec les ARS pour mettre en place ces dispositifs afin que nos jeunes aillent se faire vacciner.

PATRICK ROGER
Oui, vous comprenez la réticence quand même à faire vacciner des enfants de 12, 13 ans ?

NATHALIE ELIMAS
C'est un sujet en effet qui est un peu sensible, vous savez, c'était en 2018, j'étais encore députée, on a eu un débat un peu houleux sur la vaccination obligatoire, les 11 vaccins obligatoires, moi, je comprends, je suis parent moi-même, donc qu'on ait besoin de prendre un peu de recul ou besoin de comprendre, mais aujourd'hui, je crois qu'on est quand même suffisamment documenté, et puis, il faut simplement regarder les faits, il suffit de regarder par exemple ce qui se passe en Outre-mer pour comprendre les bienfaits de la vaccination.

PATRICK ROGER
Oui l'aération, on en parle beaucoup à deux jours aussi de cette rentrée, des purificateurs d'air, des aérateurs, extracteurs, pourquoi tous les établissements, notamment en primaire, ne sont pas équipés ?

NATHALIE ELIMAS
Parce que tous les établissements n'ont pas besoin d'être équipés d'un purificateur d'air, il y a des établissements dont les classes ont des fenêtres qui peuvent s'ouvrir en grand, et ça suffit pour aérer et renouveler l'air d'une pièce, ce qui est intéressant peut-être…

PATRICK ROGER
C'est plus difficile quand les températures vont baisser quand même…

NATHALIE ELIMAS
Oui, encore que, enfin, on est tous chacun chez soi à ouvrir un peu les fenêtres le matin, donc ça se fait, et puis, ça, c'est un geste de la vie courante, ce qui peut être intéressant, c'est peut-être de placer plutôt des capteurs pour savoir à quel moment justement il faut aérer, mais sur les purificateurs, on n'en met pas partout parce que tout simplement, ça n'est pas utile partout.

PATRICK ROGER
Oui, le pass sanitaire donc, aucun pass sanitaire ne sera requis ?

NATHALIE ELIMAS
Il n'y a pas de pass sanitaire à l'école.

PATRICK ROGER
A l'école, oui, c'est ça.

NATHALIE ELIMAS
C'est très clair.

PATRICK ROGER
Et c'est pour ça que certains ne comprennent pas pourquoi c'est obligatoire dans certains lieux et pas pour les enseignants alors qu'ils vont côtoyer beaucoup de public.

NATHALIE ELIMAS
Vous savez, sur la vaccination des enseignants, on a plutôt de belles et de bonnes surprises.

PATRICK ROGER
On est à peu près à combien sur…

NATHALIE ELIMAS
On est entre 80 et 90 % d'enseignants qui sont vaccinés selon un sondage, ils sont demandeurs de longue date, l'année dernière, quand on était encore à la vaccination par critères d'âges notamment, ils avaient demandé à être prioritaires, on avait donc mis en place des coupe-file, ils étaient allés se faire vacciner, ils ont continué à le faire, vous savez, ils travaillent avec des enfants, des jeunes, à longueur de journée, et nos professeurs sont vaccinés, donc en tout cas, le pass sanitaire à l'école, ce n'est pas un sujet. On n'imposera jamais le pass sanitaire à l'école. Aujourd'hui, il y a un protocole qui a été fixé, qui a été mis en place…

PATRICK ROGER
On ne l'imposera jamais, vous en êtes sûre de ça ?

NATHALIE ELIMAS
Eh bien, écoutez, à l'heure où je vous parle en tout cas, on n'impose pas le pass sanitaire à l'école, il y a un protocole qui a été mis en place par le ministre, sur le premier degré, on va rester dans la configuration qui est celle qui était valable en tout cas jusqu'alors, dès qu'il y a un cas positif, on ferme la classe, et pour les élèves du second degré, dès qu'il y a un cas positif, nos élèves qui ne sont pas vaccinés et qui sont donc cas contacts sont isolés, voilà, comme ça s'est fait classiquement jusqu'à maintenant, et d'ailleurs, c'est un progrès, puisque jusqu'alors, dans le second degré aussi, dès lors qu'il y avait un cas contact, on fermait la classe, aujourd'hui, c'est un petit peu différent puisque seuls les élèves qui ne sont pas vaccinés…

PATRICK ROGER
Il y aura du risque de décrochage pour ceux qui restent…

NATHALIE ELIMAS
Non, parce qu'on a mis en place, d'abord, on a été très attentif à l'équipement numérique de nos élèves, ensuite, on a vraiment renforcé les ENT, vous savez, ces espaces numériques qui leur permettent de travailler, justement pour que ce soit parfaitement opérationnel dans ce cadre-là.

PATRICK ROGER
Merci Nathalie ELIMAS.

NATHALIE ELIMAS
Merci à vous.

PATRICK ROGER
Secrétaire d'Etat en charge de l'Education prioritaire était l'invitée ce matin de Sud Radio.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 16 septembre 2021