Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en réponse à une question sur les relations franco-algériennes, à l'Assemblée nationale le 12 octobre 2021.

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Circonstance : Question au Gouvernement à l'Assemblée nationale

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Texte intégral

Madame la Députée,


Merci de votre question. Vous l'avez rappelé, l'Algérie a pris, ces derniers jours, un certain nombre de décisions, notamment le rappel de son ambassadeur à Paris pour consultations. Nous le regrettons parce que cela ne correspond pas à l'importance que nous attachons aux relations entre nos deux nations.

Ces relations entre notre deux pays, entre nos deux peuples, vous l'avez rappelé, sont anciennes, profondes ; elles sont marquées par des liens humains uniques. Et la France y est profondément attachée et souhaite les préserver et les développer. Récemment, le Président de la République a rappelé son profond respect pour le peuple algérien.

Cela signifie aussi, bien sûr, et vous l'avez dit, le respect fondamental de la souveraineté algérienne. Cela veut dire aussi que c'est aux Algériens, et à eux seuls, de décider de leur destin et de définir les contours de leurs choix et de leurs débats politiques. Mais nous sommes convaincus de l'intérêt commun de nos deux pays à travailler ensemble sur tous les secteurs. Cette vision des relations entre nos deux nations, elle est, je crois, partagée par beaucoup de responsables algériens, à tous niveaux. Pour certains d'entre eux, j'ai eu l'occasion de travailler de manière approfondie au cours des dernières années sur de nombreux sujets d'intérêt commun et nous sommes toujours parvenus, même dans la difficulté, à trouver des solutions lorsque des problèmes sont survenus. Cela vaut aussi, je le dis ici, sur les questions migratoires.

Sur les questions de mémoire que vous avez évoquées, le Président de la République a engagé une démarche d'amitié et de lucidité sur toutes les blessures de l'histoire franco-algérienne. Il a confié à M. Stora un rapport sur les mémoires de la colonisation et de la guerre d'Algérie. C'est sur ces bases-là et sur toutes les questions posées par vous-mêmes que nous devons avoir une relation apaisée avec notre passé commun et je sais que vous voulez y contribuer.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 13 octobre 2021

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