Interview de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État au tourisme, aux Français de l'étranger, à la francophonie et chargé des petites et moyennes entreprises, à Sud Radio le 24 mars 2022, sur les entreprises françaises en Russie, les réfugiés ukrainiens, le tourisme et l'élection présidentielle.

Texte intégral

BENJAMIN GLAISE
Bonjour Jean-Baptiste LEMOYNE.

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Bonjour.

BENJAMIN GLAISE
Merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. La guerre en Ukraine, l'affaire MCKINSEY, la relance du tourisme, après deux années compliquées, ainsi que la campagne d'Emmanuel MACRON, on va revenir sur tous ces sujets, mais d'abord, RENAULT qui suspend ses activités industrielles en Russie, ZELENSKY l'avait demandé devant les parlementaires, le chef de la diplomatie ukrainienne a appelé au boycott mondial clairement du groupe. Est-ce que RENAULT a pris la bonne décision ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Eh bien, vous savez, déjà, d'une part, les Européens, on a édicté un certain nombre de sanctions, je peux vous dire que toutes les entreprises françaises respectent justement ces sanctions, après, il y en a qui sont plus exposées et qui ont des actifs, mais elles prennent des décisions, je crois, qui ne sont pas évidentes, mais on le voit, des décisions qui sont quand même relativement claires, et parfois, certains qui œuvrent à travers des franchisés, font en sorte que les revenus qu'ils retirent, eh bien, ils les mettent au service de l'Ukraine, je crois qu'il y a un élan en soutien de l'Ukraine du monde des entreprises, je le dis, parce qu'au Quai d'Orsay, on a ouvert un fonds pour pouvoir aider en action humanitaire l'Ukraine, les entreprises y participent, les collectivités locales y participent, c'est cet élan que je veux voir.

BENJAMIN GLAISE
Alors, comment expliquer dès lors que LEROY MERLIN décide de maintenir de son côté ses activités en Russie ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Alors, vous savez, l'idée, c'est de faire en sorte que l'économie russe soit frappée pour rendre le coût de la guerre insoutenable pour Vladimir POUTINE. Mais l'idée, c'est de ne pas non plus punir nos économies françaises ou européennes, d'ailleurs, on va mettre en place des plans de soutien pour nos économies, parce qu'on sait qu'il y a des contre-sanctions, que ça va nous affecter, et donc il y a des entreprises pour lesquelles ça prend un peu de temps pour s'organiser, c'est peut-être le cas de cette entreprise-là.

BENJAMIN GLAISE
En tout cas, du côté du gouvernement, ce que vous dites, ce que vous conseillez finalement aux entreprises qui sont présentes en Russie, c'est de quitter le territoire ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
En tous les cas, nous, on a dit à nos ressortissants, eh bien, que toutes celles et tous ceux pour lesquels… comment dire… le fait de rester sur place n'était pas indispensable, devaient rentrer en France, et donc, voilà, c'est un message qu'on réaffirme naturellement, parce que les conditions de vie vont aussi se dégrader là-bas, parce que nos sanctions, elles ont un impact. Et je peux vous dire que vous avez vu le cours du rouble qui s'est effondré, la difficulté naturellement du système bancaire russe, parce qu'on les a coupés du monde. Et donc, eh bien, voilà, ça va rendre effectivement la vie très compliquée…

BENJAMIN GLAISE
Ça, c'est pour les ressortissants, pour revenir à la question des entreprises, les propos de Yannick JADOT, hier, qui accuse TOTAL de complicité de crimes de guerre en Ukraine, est-ce qu'il va trop loin le candidat écolo à la présidentielle en disant cela ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
TOTAL a pris des décisions, ils arrêtent d'investir, ils n'apporteront plus de pétrole à échéance fin d'année, donc, voilà, je veux dire, ils sont en train de prendre des décisions, bon, Yannick JADOT, il essaie, vous savez, il est très bas dans les sondages, lui, s'il continue à creuser, il va trouver du gaz de schiste dans les sondages. Donc je pense qu'il est un peu dans l'excès pour essayer de se refaire la cerise, quoi, voilà.

BENJAMIN GLAISE
En tout cas, la situation, elle est compliquée, elle est complexe du côté du PDG de TOTAL, il l'expliquait aussi, c'est, finalement, se retirer, c'est aussi rompre des contrats, et éventuellement, eh bien, ça peut donner lieu à des milliards d'euros qu'on envoie directement finalement à la Russie. Et là, ça montre que, finalement…

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Ça montre que tout ça, ce n'est pas noir, ce n'est pas blanc, que les situations sont complexes, et que par conséquent, les conduites aussi peuvent être complexes, que les décisions à prendre ne sont pas évidentes, c'est ce que ça montre.

BENJAMIN GLAISE
Alors, on parle des grands groupes, mais on n'oublie pas non plus, eh bien, les sous-traitants, les PME aussi, qui trinquent par effet de ricochet dans cette crise, est-ce que l'Etat a prévu d'intervenir, de les soutenir au même titre que les plus gros groupes ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Alors, tout à fait, le Premier ministre a coordonné tout un travail, un plan de résilience, parce qu'on a des filières qui sont massivement impactées, on pense à des industries notamment qui utilisent beaucoup de gaz ou d'électricité, d'énergie, et de ce point de vue-là, Agnès PANNIER-RUNACHER aussi a fait ce gros travail, donc : accompagnement financier en aide, il y a également des petites et moyennes entreprises qui sont impactées, les conducteurs de taxis, eh bien, forcément, le renchérissement à la pompe, ça les touche, donc on a permis qu'ils puissent réévaluer leurs grilles tarifaires de 3,5%, et on continue le travail avec par exemple le secteur des transports, les transports routiers, les transport de voyageurs. J'ai pu échanger avec le président de la Fédération nationale des transports de voyageurs, et donc là aussi, avec Jean-Baptiste DJEBBARI, on a mis en place un gros plan de 400 millions d'euros, qui permet de faire une aide aux véhicules. Donc on essaye à chaque fois d'apporter un soutien le plus ciblé possible et efficace surtout. On continue les travaux aussi avec les travaux publics, parce qu'ils sont également très impactés, et j'espère que sous peu, on pourra annoncer des dispositifs.

BENJAMIN GLAISE
Vous suivez à la situation des réfugiés ukrainiens en France, on sait à peu près combien ils sont aujourd'hui sur le territoire national ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Oui, ils sont entre 25.000 et 30.000, mais ça, ce sont les réfugiés qui ont été décomptés par naturellement nos forces de sécurité. Il y en a qui ont pu arriver, vous savez, eh bien, par leurs propres moyens, donc ils sont peut-être plus nombreux. On se met en disposition, on a mis en place…

BENJAMIN GLAISE
C'est-à-dire, plus nombreux, on a une idée à peu près ou pas du tout, c'est compris ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Non, c'est compliqué, mais, le président République a souhaité que soit mise en place une cellule interministérielle de crise, qui est coordonnée par Marlène SCHIAPPA, le préfet ZIMET, pour justement s'assurer, eh bien, du bon accueil sur notre territoire de ces réfugiés, du fait qu'on leur trouve des solutions en hébergement, aujourd'hui, on a recensé 87.000 places d'hébergement. C'est pour vous donner un peu l'ordre d'idée, parce qu'on sait que, potentiellement, on peut être amené à accueillir peut-être 100.000 de ces réfugiés, voire peut-être plus, parce que, regardez, 3,5 millions de réfugiés aujourd'hui, beaucoup qui sont en Pologne, mais 3,5 millions et 10 millions de déplacés internes, en tout, dans l'Ukraine, et sachant que ce conflit, hélas, il peut encore durer des semaines, des mois, parce que, pour l'instant…

BENJAMIN GLAISE
Eh bien, justement, vous parlez d'hébergement, on peut parler d'emploi aussi pour ces réfugiés ukrainiens en France, vous appelez les PME par exemple à les embaucher.

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Alors, eh bien, il se trouve que pour la première fois, nous avons activé justement cette autorisation temporaire pour eux, qui leur permet de travailler, qui leur permet d'être pleinement intégrés, naturellement dans la société, et il se trouve, c'est le ministre du Tourisme qui vous parle, que nous avons aussi des métiers en tension, le monde de l'hôtellerie-restauration m'a signalé depuis déjà des mois, combien ils avaient du mal à recruter, on met d'ailleurs – je fais une petite parenthèse – en place aussi une campagne de communication pour valoriser ces métiers. Mais donc, c'est pourquoi, moi, je suis confiant sur le fait que, eh bien, une fois que, naturellement, les rudiments de la langue, parce qu'il y a aussi ça, il va falloir aider ces personnes à apprendre notre langue. Mais vous savez, c'est pour elles pas évident, parce que ces personnes viennent en se disant : je viens pour quelques semaines, après, je veux retourner en Ukraine, mais c'est vrai que la situation sur le terrain fait craindre encore le pire aujourd'hui.

BENJAMIN GLAISE
Bon, on va parler, eh bien, justement du tourisme, la question du tourisme, comment ça se profile ces vacances de printemps et d'été, est-ce que les nouvelles sont bonnes, les deux dernières années ont été compliquées avec le Covid ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Mais bien sûr, écoutez, je peux vous dire que dans la droite ligne des vacances d'hiver, on a eu un mois de février canon, vraiment, où les stations de ski ont très bien fonctionné, dans les Pyrénées, dans les Alpes, enfin, bref, dans tous les massifs, eh bien, les contacts que j'ai avec les professionnels du tourisme me font penser que ces vacances de printemps vont aussi être réussies, par exemple, le groupe LOGIS HOTELS connaît une croissance de deux chiffres et des réservations de 40% pour les vacances de printemps par rapport à 2019, c'est-à-dire avant la crise, dans l'hôtellerie de plein air aussi, on me signale que les ailes de saison fonctionnent bien, les ailes de saison, justement, c'est le printemps notamment. Et donc tout ça est de bon augure. Et de la même façon, pour l'été, on a de très bons chiffres en perspective, l'hôtellerie est en avance de réservations par rapport à l'été dernier. L'hôtellerie de plein air même fait plus 21 % par rapport à 2019, sur l'été prochain…

BENJAMIN GLAISE
Donc avant la crise…

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Donc voilà, je crois qu'on a tellement été entravé que…

BENJAMIN GLAISE
Donc on rattrape le retard…

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Qu'il y a effectivement cette envie de revanche sur le Covid et le fait, eh bien, voilà, de continuer à redécouvrir notre pays. Et je le dis aussi, un point nouveau, on voit par exemple les clientèles britanniques qui reviennent, parce que ça a été longtemps un peu compliqué, y compris cet hiver, mais là, dans les réservations, elles signent leur retour...

BENJAMIN GLAISE
Au niveau des touristes internationaux notamment qui sont de retour.

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Exactement.

BENJAMIN GLAISE
Vous avez d'ailleurs lancé une campagne hier pour le tourisme, ça s'appelle " #Explore ", c'est quoi l'idée ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Eh bien, c'est, voilà, explorer la France sous toutes ses coutures, on a tellement de paysages divers, tellement, justement, de patrimoines, que je le dis régulières, on peut faire le tour du monde en faisant le tour de France.

BENJAMIN GLAISE
Bon, j'ai une petite question poil-à-gratter quand même, Jean-Baptiste LEMOYNE, est-ce que vous avez fait appel à un cabinet de conseil privé pour cette campagne " #Explore " ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Ecoutez, pour tout vous dire, sur ces campagnes, on fait beaucoup mouliner en interne, par exemple, on avait lancé le « #cet été je découvre la France », tout ça, c'est venu de conversations avec des jeunes qui sont fendus de patrimoine. Donc voilà, quand on peut faire nous-mêmes, on fait nous-mêmes, mais parfois, on a besoin d'être accompagné par des prestataires extérieurs, je veux dire, ce n'est pas insultant, c'est normal quand parfois on n'a pas la compétence en interne, vous savez, on ne peut pas maîtriser…

BENJAMIN GLAISE
Mais là, par exemple, ils ont pu vous aider sur cette campagne-là du coup ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Et du coup, là-dessus, c'est Atout France qu'il l'a faite cette campagne, qui est notre opérateur touristique, nous, on leur donne une subvention, et puis, eux, eh bien, voilà, après, ils montent tout ce qui est le marketing de la destination France.

BENJAMIN GLAISE
Bon, je vous pose la question forcément, Jean-Baptiste LEMOYNE, parce qu'il y a cette affaire MCKINSEY, bien sûr, avec la Commission d'enquête du Sénat, le rapport qui a pointé cette trop grande dépendance des pouvoirs publics vis-à-vis des cabinets de conseil privés, notamment de MCKINSEY, qui est accusé de ne pas avoir payé ses impôts sur les sociétés en France depuis 10 ans. Est-ce que vous assumez ça, d'une part, et est-ce que c'est aussi ça le bilan finalement d'Emmanuel MACRON ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Non, mais, alors, attendez, sur l'aspect fiscal, Bruno LE MAIRE a été clair, je veux dire, toute entreprise qui a un dû doit s'acquitter de son dû, donc les choses sont très claires, après, vous savez, je veux dire, les grands services publics, mais tout comme un certain nombre d'entreprises, ont besoin d'avoir aussi recours à de l'expertise, ce n'est pas une insulte que de devoir encore une fois avoir recours à des consultants qui peuvent avoir mené des comparaisons internationales, etc, on a, nous, en interne, un certain nombre d'inspections qui nous permettent aussi de faire des audits, etc, mais, vous savez, parfois, justement, il y a un certain nombre de chantiers qui sont importants, qui se multiplient, et donc avoir un support, en soi, n'est vraiment pas choquant ; je pense que c'est utile aussi pour tout simplement prendre de bonnes décisions.

BENJAMIN GLAISE
Un complément en tout cas. Mais compte tenu des révélations en tout cas de Cette commission d'enquête du Sénat, est-ce qu'il ne valait pas mieux peut-être tout simplement arrêter de recourir à MCKINSEY dans un premier temps, le temps que toute la lumière soit faite sur ce qui s'est passé justement, à ce niveau-là ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Vous savez, tout ça est encadré, il y a des marchés publics qui sont passés pour justement le recours aux prestataires, tout ça s'inscrit dans cette logique-là, donc c'est encadré, c'est contrôlé, et naturellement, on respecte tout ça.

BENJAMIN GLAISE
Bon, nous sommes maintenant à moins de trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, vous avez quitté les LR, il y a 5 ans, pour rejoindre Emmanuel MACRON c'est important aussi de le rappeler, c'est plutôt un programme de droite d'ailleurs qu'il nous propose pour les 5 années à venir le président sortant, non ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Eh bien, je vais vous dire, ce programme, il l'a présenté, il y a quelques jours, je trouve qu'il s'inscrit dans la droite ligne de celui de 2017, il garde le même ADN, il garde le même esprit, et cet esprit, c'était quoi à l'époque, c'était justement de faire en sorte qu'on puisse prendre le meilleur de tous les camps, si je puis dire, le meilleur en matière de social, et vous avez vu, en matière d'éducation par exemple, on a dédoublé les classes dans les zones d'éducation prioritaire, pour que les jeunes aient encore plus leur chance, en matière sociale, on a mis en place le reste à charge zéro pour les appareils auditifs, bon, eh bien, voilà, ça, c'est…

BENJAMIN GLAISE
Et là, en matière sociale pour le programme, là, justement, de ce prochain quinquennat, sur l'agenda social de MACRON, ça sera quoi…

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Eh bien, on va continuer sur l'Education, on va continuer sur l'insertion, regardez, le RSA qui avait succédé à feu le RMI, eh bien, on veut faire en sorte que ça accompagne vraiment les gens vers une reprise d'emploi, parce que, la réalité, c'est que…

BENJAMIN GLAISE
C'est pris par beaucoup comme plutôt une mesure de droite ça…

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Mais, la droite, qu'est-ce qu'elle dit, elle, elle veut faire du RSA l'équivalent des TIG, les travaux d'intérêt général, ce n'est pas ça l'esprit, nous, on n'est pas du tout là-dedans, nous, ce qu'on veut, c'est que la personne qui reçoit cette allocation, elle ait véritablement une chance de se réinsérer sur le marché de l'emploi, on parlait des métiers en tension, il y a un problème, il y a des emplois qui sont non pourvus, et il y a des gens qui, eh bien, sont encore au chômage, on a un taux de chômage qui est le plus bas depuis des années, on est à 7,4%. Et le président souhaite le plein emploi, parce que, en réalité, le meilleur du social, c'est quoi, c'est que chacun ait un emploi, et un emploi qui soit, eh bien, bien rémunéré, qui valorise le travail, c'est ça qui permettra de s'en sortir à la fois collectivement, en tant que pays, et puis, individuellement, vous ne pouvez pas… vous survivez avec le RSA, vous ne vivez pas.

BENJAMIN GLAISE
Dernière question, vous pensez quoi de la campagne de Valérie PECRESSE, vous, qui êtes justement ancien Les Républicains ?

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Ecoutez " #Titanic ", eh bien, écoutez, on ne la sent pas sincère quand elle parle, et les gens le voient, et je crois que l'élection présidentielle, eh bien, c'est un révélateur, vous savez, les gens, ils vous voient en vérité, ils vous voient tel que vous êtes, ils n'ont pas envie de voter pour du Canada Dry, soit, du Canada Dry d'extrême-droite, soit du Canada Dry de ce que nous, nous pouvons faire. Donc en réalité, moi, j'appelle d'ailleurs les gens qui sont issus de la droite, de leur dire : regardez, le président de la République, il assume d'avoir des mesures très fortes en régalien, on investit sur la sécurité, on investit sur la justice. Et donc ils peuvent se retrouver là-dedans, voilà c'est la France en grand, c'est la France avec le président.

BENJAMIN GLAISE
Jean-Baptiste LEMOYNE, ministre délégué chargé du Tourisme, des Français de l'étranger, de la Francophonie et chargé des PME. Merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.

JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
Merci.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 28 mars 2022

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