Déclaration de Mme Éléonore Caroit, ministre déléguée, chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l'étranger, en réponse à une question au Gouvernement sur l'arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis d'Amérique, à l'Assemblée nationale le 6 janvier 2026.

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  • Éléonore Caroit - Ministre déléguée, chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l'étranger

Circonstance : Question au Gouvernement, en séance publique, à l'Assemblée nationale

Texte intégral

Vous avez évoqué, Monsieur le Député, la façon dont cette intervention pouvait être qualifiée. Le Premier ministre vient de le rappeler : elle était illégale et contrevenait à la Charte des Nations unies. Le ministre des affaires étrangères, la voix de l'exécutif français, l'a dit dès les premières heures de l'opération - qui nous a tous surpris et choqués. Sa réponse est claire.

Vous posez également la question de l'avenir du monde dans lequel nous basculons.

Je poserai quant à moi celle du sort des Vénézuéliennes et des Vénézuéliens. Je salue d'ailleurs l'engagement de certains députés de votre groupe, qui avaient cosigné mon projet de résolution transpartisane demandant que le résultat de l'élection du 28 juillet 2024, confisquée aux Vénézuéliennes et aux Vénézuéliens, leur soit rendu.

C'est aussi la question ! Contrairement à vous, qui croyez à la détermination des peuples et pensez que la solution politique doit venir du Venezuela, la France insoumise est incapable de qualifier Nicolás Maduro de dictateur, et son indignation est à géométrie variable.

Il faut nous garder des grands discours, regarder la réalité en face et souhaiter une transition démocratique qui appartienne uniquement aux Vénézuéliennes et aux Vénézuéliens. Nous devons affirmer notre volonté que soit respectés le droit international et la puissance d'une France résolument européenne.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 12 janvier 2026