Texte intégral
Madame la Présidente,
Mesdames et Messieurs les députés,
Madame la députée [Caroline Yadan],
La France condamne sans aucune réserve les propos outranciers et coupables de Mme Francesca Albanese, qui vise non pas le gouvernement israélien, dont il est permis de critiquer la politique, mais Israël en tant que peuple et en tant que nation, ce qui est absolument inacceptable.
Des propos qui ont été tenus, vous l'avez rappelé, en présence d'un représentant du Hamas et en présence d'un représentant du gouvernement iranien, alors que se poursuit la répression. Des propos qui s'ajoutent à une longue liste de prises de positions scandaleuses, justifiant le 7 octobre, pire massacre antisémite de notre Histoire depuis la Shoah, évoquant le " lobby juif ", ou encore comparant Israël au Troisième Reich.
Mme Francesca Albanese s'avance et se présente comme une experte indépendante des Nations unies. Elle n'est ni experte ni indépendante : c'est une militante politique qui agite des discours de haine qui desservent la cause du peuple palestinien, qu'elle entend pourtant défendre, et des Nations unies. En aucun cas et d'aucune manière, Mme Albanese ne peut s'exprimer en leur nom. Elle trahit leur esprit. En réalité, ses provocations n'appellent qu'une seule réponse : sa démission. Et c'est en ces termes et avec cette fermeté, Madame la députée, que la France s'exprimera le 23 février prochain, lors de la session du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies.
Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 12 février 2026