Texte intégral
Madame la Présidente,
Mesdames et Messieurs les députés,
Madame la députée [Andrée Taurinya],
Les fake news, ça suffit ! Je n'ai ni déformé ni tronqué les propos de Mme Albanese. Je les ai tout simplement condamnés parce qu'ils sont condamnables et qu'ils s'ajoutent à une longue liste de provocations, comme la justification du 7 octobre, pire massacre antisémite de notre histoire depuis la Shoah, au cours duquel 51 de nos compatriotes ont perdu la vie.
Alors oui, j'ai dit que ces provocations répétées appellent de sa part d'avoir la dignité de démissionner. Et cette position, que j'assume pleinement, ne devrait pas, Madame la Députée, vous surprendre. D'abord parce qu'elle n'est pas nouvelle. L'année dernière, la France a soulevé des interrogations et a exprimé des regrets lors de sa reconduction par les Nations unies, parce qu'elle dessert cette organisation à laquelle nous sommes viscéralement attachés. D'autre part parce que cette position est parfaitement cohérente avec celle de la France, pays du monde qui a sans doute fait le plus l'année dernière pour la cause du peuple palestinien, en refusant que le camp de la guerre ne l'emporte sur celui de la paix. En refusant, d'une part, que les extrémistes en Israël nient le droit du peuple palestinien à se tenir debout sur la terre dans laquelle plongent ses racines. Et en condamnant aujourd'hui, avec 84 autres pays, les décisions récentes du gouvernement israélien en Cisjordanie. Mais en refusant aussi que le Hamas et tous ses soutiens contestent le droit d'Israël à l'existence et à la sécurité. Le Hamas qui doit être condamné, désarmé, exclu de toute participation à l'avenir de la Palestine. Le Hamas, un mouvement terroriste qui, sans surprise, est venu au secours de Mme Albanese.
Madame la Députée, l'année dernière, en reconnaissant l'État de Palestine, la France a fait renaître un espoir. Celui de deux États, reconnus et respectés dans leurs droits, vivant côte à côte en paix et en sécurité. Madame la Députée, cet espoir, je refuse et je refuserai toujours que des discours de haine, d'où qu'ils viennent, puissent le fragiliser.
Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 19 février 2026