Déclaration de M. Emmanuel Macron, président de la République, sur la coopération spatiale franco-japonaise, à Tokyo le 2 avril 2026.

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Circonstance : Déplacement au Japon : troisième journée ; Visite des installations d'Astroscale

Texte intégral

Merci beaucoup, madame la Première ministre.

Merci de nous accueillir ici.

C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France.

En effet, nous sommes ici au cœur d'une préoccupation pour le spatial japonais, français, mais [aussi] international.

La question consiste à savoir comment surveiller, observer, améliorer le service pour les satellites existants, d'ailleurs aussi bien de défense que civils, et comment œuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable, qui est le dés-orbitage et la destruction des débris spatiaux, qui aujourd'hui sont une vraie problématique, [et] qui a été d'ailleurs au cœur du G7 porté par le Japon, que nous mettrons au cœur aussi du G7 que la France préside cette année.

Et être ici, chez vous, à Astroscale, est une grande opportunité pour célébrer cette union franco-japonaise sur un tel sujet d'importance.

D'abord parce que vous êtes en train, on vient de le voir, de développer des équipes en France, à Toulouse, en embauchant avec une activité qui sera de plus en plus importante et qui fera de Toulouse un site mondial de référence pour vos activités.

Puis parce que vous développez aussi des partenariats avec des entreprises de ce qu'on appelle le New Space en France, qui sont aidées par France 2030.

Avoir Exotrail ici à nos côtés, Monsieur [Jean-luc] Maria, est une chance, et ce partenariat permet d'avancer.

Tout ça s'appuie sur aussi la relation de longue durée entre le Japon et la France en matière spatiale, les relations entre JAXA et le CNES. Nos deux centres nationaux qui articulent les compétences, les investissements, à la fois la recherche et le développement industriel.

C'est vrai que nous avons aussi beaucoup d'autres coopérations, qu'il s'agisse des lanceurs, des recherches que nous avons, des soutiens que nous avons mutuellement entre nos entreprises, Arianespace ou Mitsubishi, de ce que nous sommes en train de faire aussi comme autre aventure spatiale sur les lunes de Mars, par exemple avec IDEFIX.

Référence française, s'il en est, justement, cette robotique intégrée qui est française, a une opération japonaise.

Je pourrais ainsi multiplier les exemples pour montrer combien le Japon et la France sont liés par l'aventure spatiale, par la recherche, par l'exploitation aujourd'hui des systèmes existants et par la volonté aussi de développer de nouveaux services comme le vôtre.

C'est une grande chance d'être là. Et avec Madame la Première ministre, chère Sanae, nous croyons beaucoup à cette ambition.

Nous allons la développer, l'aider avec nos deux gouvernements et nous allons la porter au cœur de l'agenda du G7.

Merci beaucoup.