Texte intégral
ANTOINE COMTE
Bonjour Edouard GEFFRAY.
ÉDOUARD GEFFRAY
Bonjour.
ANTOINE COMTE
Bonjour, merci d'être avec nous ce matin sur France Info TV. L'épisode de forte chaleur se poursuit et s'amplifie en ce début de semaine avec la journée d'hier qui a été la plus chaude jamais enregistrée par Météo France pour un mois de mai. Cela a forcément des conséquences sur nos quotidiens et sur la reprise des cours ce matin partout en France. Que dites-vous aux parents, qu'avez-vous envie de dire aux parents qui sont en ce moment même sur le chemin de l'école pour déposer leurs enfants ? Ils sont très inquiets, que leur dites-vous ?
ÉDOUARD GEFFRAY
D'abord, évidemment, l'école a malheureusement l'habitude d'accueillir les enfants par forte chaleur parce que vous savez que ça fait plusieurs années maintenant qu'on a des vagues de chaleur importantes. Celle-ci est très précoce, c'est sa nouveauté, mais déjà au mois de juin, etc. on a l'habitude d'avoir ce genre de vagues, donc toutes les mesures sont prises. Ce matin même, il y a des consignes qui vont partir à tous les directeurs et directrices des écoles, tous les chefs d'établissement, qui sont des consignes de bon sens, mais qui ont besoin d'être rappelées sur l'aération des salles, sur l'hydratation régulière des enfants. Les enfants, évidemment, notamment les petits, sont particulièrement surveillés. Les directeurs et directrices d'école, les chefs d'établissements font en sorte qu'ils soient régulièrement hydratés. Et puis, évidemment, les parents eux-mêmes peuvent avoir des réflexes, là encore de bon sens, mais qui protègent, porter des vêtements légers, mettre à son enfant des vêtements clairs. Et puis, nous-mêmes, évidemment, on adapte les activités. Il n'y a pas évidemment d'activités physiques ou sportives dans les moments chauds de la journée. Bref, toutes ces règles-là s'appliquent pour protéger nos enfants.
ANTOINE COMTE
Donc vous avez envoyé des consignes par mail, c'est ça, aux directeurs d'établissements, aux chefs d'établissements ? Vous leur avez dit quoi concrètement ?
ÉDOUARD GEFFRAY
Les consignes partent ce matin et elles rappellent en fait le cadre qui est habituellement applicable. On a un plan canicule à l'Éducation nationale depuis plusieurs années, qui est fonctionnel et qui est connu de nos équipes. Et donc on rappelle à l'intérieur à la fois les règles relatives aux bâtiments. Donc évidemment, fermer les stores, aérer à la fraîche, etc. Et puis, les consignes relatives aux élèves. Donc vérifier qu'il n'y a pas de coup de chaleur, les faire s'hydrater régulièrement, distribuer de l'eau aussi souvent que nécessaire, faire en sorte, par exemple, qu'ils puissent aller dans la cour lorsque leurs salles sont trop chaudes, etc.
ANTOINE COMTE
Est-ce que la solution, ce n'est pas quand même de fermer certains établissements scolaires, certaines écoles, au moins temporairement ? Quand on voit les conditions de travail, d'accueil des enfants, il y a des parents qui sont vraiment inquiets et d'ailleurs aussi des enseignants. Le corps enseignant a fait part de son inquiétude et notamment les syndicats enseignants, en disant que c'est très difficile de travailler dans ces conditions-là et d'accueillir les enfants. Est-ce que vous nous dites ce matin que certains établissements pourraient fermer ?
ÉDOUARD GEFFRAY
Alors pour l'instant, ce n'est pas prévu, mais c'est tout à fait possible. C'est-à-dire que quand la situation devient trop chaude, la Collectivité locale, le préfet et l'Éducation nationale peuvent décider de fermer une école. Ça, pour le coup, ce sont seulement des consignes qui seront données préfecture par préfecture. Pour l'instant, ce n'est pas le cas, mais si jamais ça devait s'aggraver, évidemment qu'on saurait le faire.
ANTOINE COMTE
À quel stade on ferme un établissement scolaire ? Quand est-ce qu'on le décide ?
ÉDOUARD GEFFRAY
Ce sont des configurations entièrement locales. Ça dépend de si le bâtiment est bien isolé ou pas, etc. Mais en tout cas, ce qu'il y a de sûr, c'est qu'on sait le faire si c'est nécessaire.
ANTOINE COMTE
Est-ce qu'il ne faut pas aussi adapter nos horaires ? C'est-à-dire les horaires d'accueil des enfants, que ce soit peut-être plus tôt le matin ou en tout cas qu'ils soient récupérés par les parents plus tôt en fin de journée ou plutôt dans l'après-midi, avant les fortes périodes de chaleur. Certains de nos voisins européens le font, par exemple. Ils adaptent les horaires d'accueil des enfants. Pourquoi nous, on ne le fait pas en France ?
ÉDOUARD GEFFRAY
Alors d'abord, ça suppose que les enfants puissent effectivement… enfin que l'organisation sociale autour permette qu'ils soient quelque part à la sortie de l'école s'ils sortent de manière anticipée. Ensuite, pour beaucoup d'enfants, je vous rappelle qu'une école, ça veut dire un espace, une cour et donc un endroit où il peut aussi être à l'air, alors que s'il est dans un appartement éventuellement mal isolé chez lui, ce n'est pas forcément plus un service agréable. Donc là aussi, c'est du cas par cas et c'est décidé par la Préfecture.
ANTOINE COMTE
Le principal syndicat des chefs d'établissement dit à l'instant que la France a un gros retard en termes d'adaptation face aux fortes chaleurs. Qu'est-ce que vous leur répondez ?
ÉDOUARD GEFFRAY
Alors on a, comme chacun sait, il y a un plan qui a été lancé il y a trois ans. 2 milliards d'Euros de l'État pour subventionner les Collectivités locales. On rénove actuellement 6 200 implantations scolaires. Il y a actuellement 6 200 écoles.
ANTOINE COMTE
6 200 établissements depuis 2023 qui sont en cours de rénovation.
ÉDOUARD GEFFRAY
Là, qui sont en cours actuellement, à l'heure où je vous parle, de rénovation. Pour vous donner une idée, c'est 24 millions de mètres carrés et c'est 43% d'économie d'énergie à la sortie. Donc c'est absolument considérable. Simplement, ça prend un peu de temps parce que rénover tout un bâtiment du sol au plafond, ce n'est pas la même chose que de changer un radiateur.
ANTOINE COMTE
Bon, il y a 60 000 établissements en France, établissements scolaires, ce qui est énorme. Vous dites 6 000 en cours de rénovation. On voit bien qu'on est très loin du compte. Est-ce qu'il ne faut pas que l'État passe la vitesse supérieure et notamment financièrement ? Quand on connaît les difficultés aujourd'hui financières des Collectivités, les collèges qui sont sous la gestion des Départements, les lycées pour les Régions et les écoles primaires et maternelles pour les Municipalités, est-ce qu'il ne faut pas que l'État passe la vitesse supérieure ? Sachant que, vous l'avez dit, ces épisodes de fortes chaleurs sont de plus en plus précoces. Avant, finalement, les établissements étaient peu concernés puisque ça se passait en juillet et août. Là, dès le mois de mai, on voit bien que ça va être extrêmement compliqué de travailler dans ces conditions à terme.
ÉDOUARD GEFFRAY
Alors comme je vous le disais, financièrement, il y a plusieurs milliards qui sont engagés. La vraie difficulté d'ailleurs, c'est de pouvoir réaliser. Les écoles, les collèges, les lycées dépendent des collectivités. Ce sont des travaux qui sont extrêmement lourds. Il y a des marchés publics à mettre en place. Donc en réalité, c'est long. Entre le moment où on finance et on déclenche et le moment où le bâtiment est livré, il peut se dérouler parfois deux ou trois ans. Donc pour être clair, ce n'est pas une question de milliards.
ANTOINE COMTE
Qu'est-ce qu'on fait en attendant ?
ÉDOUARD GEFFRAY
En attendant, d'abord, on fait…
ANTOINE COMTE
Parce que là, les enfants souffrent, les parents sont inquiets et les enseignants aussi.
ÉDOUARD GEFFRAY
D'abord, on le fait, mais ça, c'est du long terme. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on l'a engagé et qu'on n'a pas attendu aujourd'hui pour l'engager. Ça fait au moins trois ans qu'on a engagé ça. Et par ailleurs, à court terme, on prend des mesures, pardonnez-moi l'expression, mais de bon sens. On fait en sorte de ventiler, on fait en sorte de baisser les stores, on fait en sorte de mettre les élèves plutôt dans les salles fraîches que dans les salles chaudes.
ANTOINE COMTE
Ce n'est pas un peu le système D, ça, franchement ?
ÉDOUARD GEFFRAY
Non, ce n'est pas du système D, c'est de l'adaptation, une fois encore, de bon sens. Mais c'est probablement ce que vous faites aussi chez vous. Si vous avez deux pièces, une à l'ouest et une à l'est, peut-être que vous dormez le soir plutôt dans la pièce qui a été la plus fraîche, c'est-à-dire celle à l'est que celle à l'ouest.
ANTOINE COMTE
Oui. Mais là jusqu'à présent, c'est privé, ce n'est pas un service public d'accueil des enfants.
ÉDOUARD GEFFRAY
Oui, mais ce que je veux dire, c'est que c'est logique aussi qu'on s'adapte. Et par ailleurs, il y a ce travail de long terme absolument considérable.
ANTOINE COMTE
Et ce que vous dites, c'est qu'il va être poursuivi.
ÉDOUARD GEFFRAY
Il va être évidemment poursuivi et amplifié. On accompagne beaucoup les Collectivités, on a documenté techniquement le meilleur moyen d'y arriver. Donc tout ça avance. Mais évidemment, une fois encore, ça ne se fait pas aussi vite que de fermer devant une porte.
ANTOINE COMTE
Alors il y a les épreuves et les concours de fin d'année qui arrivent, qui approchent à grand pas. Je pense notamment au Bac pro, le Bac professionnel qui débute ce jeudi. Est-ce que là, dans ces conditions-là de forte chaleur, de canicule, parce que Météo France emploie le terme de canicule dès le mois de mai désormais, il peut y avoir des épreuves qui peuvent être annulées ?
ÉDOUARD GEFFRAY
Alors pour l'instant, là aussi, ce n'est pas prévu à ce jour, puisqu'on a plusieurs milliers de centres d'examens et qu'on organise les choses pour que ça se passe bien. Ça a déjà pu arriver dans le passé qu'on reporte des épreuves, on décale de quelques jours. Pour l'instant, ce n'est pas prévu. Si jamais ça s'avère nécessaire, on le ferait, mais pour l'instant, ce n'est pas le cas.
ANTOINE COMTE
C'est une décision que vous prendriez vous-même, ministre de l'Éducation nationale. Pareil pour le Bac. Le Bac, première épreuve, épreuve de philo, le 15 juin.
ÉDOUARD GEFFRAY
Absolument. Mais pour l'instant, une fois encore, ce n'est pas à l'ordre du jour.
ANTOINE COMTE
Donc là, ce n'est pas à l'ordre du jour, c'est ce que vous nous dites. Un mot sur, bien évidemment, cette proposition de congé climatique. C'est une proposition de Marine TONDELIER, qui est la secrétaire nationale des Écologistes. Certains pays l'ont fait. Par exemple en Espagne, quand il fait trop chaud, il y a possibilité de poser un congé climatique. Est-ce que c'est quelque chose auquel vous êtes favorable en France ?
ÉDOUARD GEFFRAY
Non, à titre personnel, je ne suis pas favorable à la multiplication des dispositifs. Il y a aujourd'hui du télétravail qui, comme vous le savez, peut être considérablement assoupli en cas de forte chaleur. Il y a évidemment une condition de travail particulière, je pense à ceux qui travaillent à l'extérieur, en bâtiment, etc., qui sont aussi adaptés. Nous-mêmes, on s'adapte pour les écoles. Je pense qu'il vaut mieux s'adapter à des réalités concrètes plutôt que d'inventer des dispositifs comme ça, qui ont l'air très universels de loin et qui en réalité ne le sont jamais de près.
ANTOINE COMTE
Donc le congé climatique, c'est non ? Ce n'est pas parce que c'est une écologiste qui le propose ?
ÉDOUARD GEFFRAY
Ce n'est pas quelque chose que je soutiens.
ANTOINE COMTE
D'accord.
ÉDOUARD GEFFRAY
Non, ça n'a rien à voir, c'est juste que ce n'est pas quelque chose que je crois pertinent à grande échelle.
ANTOINE COMTE
On parlait du Baccalauréat qui va débuter première épreuve, épreuve de philo, traditionnelle épreuve de philo, le 15 juin prochain. Vous souhaitez, à partir du Bac 2028, une épreuve de langue régionale. Est-ce que vous pouvez nous expliquer en quoi ça consiste ? C'est-à-dire, si on a appris pendant deux années, je crois, en première, en terminale, par exemple, le Corse ou le Breton, on pourra passer dans cette langue-là une épreuve régionale.
ÉDOUARD GEFFRAY
Alors pour être plus précis, on a aujourd'hui des élèves qui ont un parcours bilingue, c'est-à-dire qu'ils ont une partie de leur matière qu'ils suivent en Corse, en Breton, etc. Bon, par exemple, ils suivent la spécialité maths en Breton. Et quand ils arrivent au baccalauréat, on leur fait passer en français. Ce que je trouve assez paradoxal, parce que s'ils ont investi dans une matière, dans une langue en question, ça ne me paraît pas aberrant, si vous voulez, de leur proposer de passer cette matière-là. Donc effectivement, un élève qui suit par ailleurs un enseignement en Breton et qui aura suivi, par exemple, la spécialité maths en Breton, pourra la passer en Breton. Ce n'est valable que pour une seule spécialité, je rappelle, tout le reste se fait en français. Mais pour cette spécialité-là, effectivement, il pourra le faire, ainsi que pour la partie du grand oral qui correspond à cette spécialité. C'est un peu une mesure de cohérence et puis de reconnaissance, parce qu'un parcours bilingue, c'est un parcours exigeant. Et paradoxalement, on n'avait aucun moyen au niveau du baccalauréat de reconnaître le fait que c'était un parcours bilingue.
ANTOINE COMTE
Oui, bien sûr. Donc ça veut dire que vous confirmez qu'à partir de 2028, il y aura une épreuve ?
ÉDOUARD GEFFRAY
Tout à fait, puisqu'il faudra suivre pendant les deux années, première, terminale et qu'on ne change pas les règles du jeu en cours de route. Donc ceux qui rentreront en première au mois de septembre, s'ils suivent la totalité d'un certain nombre de spécialités dans une régionale pendant les deux années, pourront passer en langue régionale.
ANTOINE COMTE
Un mot sur l'âge plancher que vous voulez mettre en place pour le Bac. Cette année, on a un élève, un écolier de moins de dix ans, neuf ans, je crois, qui souhaite passer le Bac. Vous souhaitez donc mettre en place un âge plancher, c'est-à-dire plus élevé pour avoir la possibilité de passer le baccalauréat. À partir de quel âge on doit le passer ? Dix ans, ça ne va pas ? 14 ans, 15 ans ? Vous le fixez à quel âge ?
ÉDOUARD GEFFRAY
D'abord, moi, je suis très frappé de voir que ce sujet qui a émergé en réponse à une question, ce n'est pas un axe prioritaire de mes fonctions, si vous voulez. On m'a posé une question, j'ai répondu. Et effectivement, ce que je constate, c'est qu'aujourd'hui, on a des enfants qui, en dehors de tout cursus scolaire, ils ne sont pas au lycée, en dehors de tout cursus scolaire, il y a des parents qui inscrivent leur enfant au baccalauréat. Vous avez le droit d'inscrire votre fille de deux ans au baccalauréat si vous avez envie. Je ne sais pas si c'est le meilleur moyen d'utiliser l'argent public, mais en tout cas, c'est possible. Et vous avez même, il faut le savoir, des officines privées qui, aujourd'hui, vous proposent d'avoir un coaching particulier de votre enfant dès deux ans pour lui faire passer le baccalauréat avant dix ans. À la fin, ça concerne une poignée d'enfants. Moi, ma ligne, c'est très clair. C'est de dire, quand c'est dans un cursus scolaire, il n'y a aucun problème pour passer son bac très tôt. Un enfant de 12 ans ou de 13 ans qui a eu un cursus scolaire accéléré, il n'y a aucun problème. Ça ne me paraît pas honnêtement très sain, en tout cas, je me pose la question de savoir si c'est très sain, que n'importe qui puisse inscrire, indépendamment de tout cursus scolaire, son enfant de n'importe quel âge, 5 ans, 6 ans, 7 ans, au brevet ou au baccalauréat.
ANTOINE COMTE
Ça pose la question de la protection de l'enfant, c'est ce que vous dites.
ÉDOUARD GEFFRAY
Un peu quand même, oui. Je ne crois pas que ce soit une priorité pour un enfant de 8 ou de 9 ans de préparer le Bac.
ANTOINE COMTE
Donc il faut interdire les officines privées ? Il faut les interdire ?
ÉDOUARD GEFFRAY
Non, les officines privées, elles ont le droit d'exister. Mais en revanche, si on dit qu'un enfant n'a pas le droit de passer le baccalauréat indépendamment de tout cursus scolaire avant, je ne sais pas, peut-être 11 ans ou 12 ans, on va travailler ça avec des experts. Mais en tout cas, ça ne me paraît pas aberrant dans la protection de l'enfance. Je crois qu'un enfant de 8 ans a mieux à faire que de préparer avec une officine privée et du coaching tous les jours le baccalauréat, dont d'ailleurs il ne fera rien à 8 ans.
ANTOINE COMTE
Édouard GEFFRAY, un mot sur le scandale du périscolaire, notamment à Paris. Il y a des responsables du périscolaire ou des syndicats qui appellent à nouveau à des journées de grève, notamment au mois de juin dans certains secteurs en France. Est-ce que vous les comprenez ?
ÉDOUARD GEFFRAY
D'abord, je respecte le droit de grève, mais surtout ce que je vois, c'est qu'on a eu un certain nombre d'agressions et de crimes dans le périscolaire, parisiens ou autres, qui sont inadmissibles. Parce qu'un parent qui dépose son enfant à l'entrée de l'école, à la grille, la question ce n'est pas scolaire, périscolaire, la question c'est qu'il le dépose en toute sécurité. Et donc on a pris des mesures, vous savez que moi j'ai pris des mesures pour l'éducation nationale. Il y a un projet de loi protection de l'enfance qui va bientôt arriver au Parlement, où je porte des dispositions notamment qui permettent de contrôler les intervenants, même ponctuels, qui permettent d'avoir ce que j'appelle une liste noire, c'est-à-dire de ne pas réembaucher quelqu'un qui aurait été évincé en raison de son comportement avec les mineurs. Donc il faut qu'on soit absolument intraitable et il faut que tout le monde soit intraitable. Collectivité locale, comme bien sûr l'Éducation nationale, mais ça c'est…
ANTOINE COMTE
Vous comprenez leur mobilisation, certains se sentent stigmatisés. En fait on met un peu tout le monde dans le même sac.
ÉDOUARD GEFFRAY
Et à l'inverse, voilà, il faut aussi faire attention. Vous avez aujourd'hui des milliers de femmes qui travaillent pour les enfants en France et qui travaillent bien pour ces enfants-là. Et donc autant il faut être intraitable lorsqu'une personne a commis un acte inadmissible, autant par ailleurs ne qualifions pas toute périscolaire de France et de Navarre de problématique, ce n'est pas le cas non plus.
Source : Service d'information du Gouvernement, le 27 mai 2026