Communiqué des services du Premier ministre, en date du 10 juillet 1990, sur la reconversion de l'ancien chantier naval de La Ciotat.

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Texte intégral

A la suite d'informations de presse concernant le dossier du site de l'ancien chantier naval de La Ciotat, le Gouvernement rappelle sa position :
- Au cours de l'été 1989, à l'issue d'une concertation avec l'ensemble des collectivités locales et des partenaires sociaux, un accord de principe était intervenu en vue de développer sur le site un ensemble d'activités industrielles et de service diversifiées.
- Ultérieurement, et alors qu'aucun repreneur ne s'était fait connaître depuis la mise en liquidation de NORMED, la société LEXMAR a manifesté son intention de relancer un chantier de grande construction navale, bien qu'elle ne puisse faire état d'aucune expérience en la matière.
- Les expertises menées par le ministère de l'industrie ont démontré que ce projet n'était pas crédible. Les parties intéressées ont été informées de ces conclusions. Dans ces conditions, une tentative de relance du chantier naval risquerait de mettre gravement en péril l'avenir économique de La Ciotat.
- En revanche, le Gouvernement est disposé à poursuivre activement les actions engagées de développement d'activités nouvelles, de nature à permettre un redressement économique durable de La Ciotat. Dès à présent, 430 emplois ont été créés et plus de 1250 supplémentaires d'ici à 1993 sont décidés par des entreprises identifiées. Encore faudrait-il que le dispositif exceptionnel autorisé par la Commission européenne ne soit pas remis en cause par la relance du chantier naval.
- C'est pourquoi le Gouvernement réaffirme son opposition au projet LEXMAR, qui ne saurait bénéficier d'aucun financement public.
- Le Conseil général des Bouches-du-Rhône a été clairement informé de la position du Gouvernement. Il lui appartient aujourd'hui de prendre position, conformément aux lois de décentralisation.