Texte intégral
Nous, participants à la deuxième Conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés, réunis à Paris du 3 au 14 septembre 1990, sommes convenus de mesures concrètes rassemblées dans un Programme d'Action afin de relancer le développement de ces pays.
- Par cette Déclaration, nous prenons l'engagement solennel de mettre en oeuvre ce Programme, tout au long de la nouvelle décennie.
- Nous estimons que la dégradation de la situation économique, sociale et écologique de la plupart des pays les moins avancés au cours des années 1980 n'est pas une fatalité. Elle peut être inversée si ces pays et tous leurs partenaires, mettant à profit le nouveau climat de confiance dans les relations internationales, unissent leurs efforts dans le cadre d'une véritable solidarité, notamment à travers de nouvelles formes de coopération, pour redonner aux pays les moins avancés la perspective d'un développement soutenu et durable, inséré dans la croissance de l'économie mondiale.
- Ce programme manifeste notre détermination unanime à promouvoir une politique de développement ambitieuse. Son succès repose sur l'efficacité des politiques nationales, un environnement économique international favorable et un partenariat renforcé fondé sur un engagement mutuel :
- celui des gouvernements des pays les moins avancés, responsables au premier chef de leur développement, à définir et mettre en oeuvre des politiques appropriées assurant la participation des populations aux décisions prises, aux efforts demandés et aux résultats obtenus,
- celui de leurs partenaires de dégager, à l'appui de ces politiques et efforts, des ressources suffisantes, d'améliorer la qualité de cette aide et de mieux l'adapter aux besoins.
- Pour inspirer l'action nationale des pays les moins avancés dans leur lutte contre la pauvreté, nous avons défini cinq priorités dans notre Programme d'Action :
- mener une politique macro-économique, prenant en compte les signaux du marché et visant à accélérer la croissance et le développement à long terme, avec le souci de la situation des groupes les plus vulnérables de la population.
- mettre en valeur les ressources humaines, en faisant des populations, hommes et femmes, les acteurs et les bénéficiaires du développement, dans le respect des droits de l'homme et de la justice sociale, et en appliquant des politiques efficaces concernant la démographie, la santé, l'éducation, la formation et l'emploi.
- inverser la tendance à la dégradation de l'environnement, le gérer dans la perspective d'une utilisation efficace et durable des ressources naturelles et renforcer la lutte contre les catastrophes.
- promouvoir une politique intégrée de développement rural orientée vers l'accroissement de la production alimentaire, l'augmentation des revenus paysans et l'expansion des activités non-agricoles.
- développer un secteur productif diversifié, s'appuyant sur l'initiative privée, des entreprises publiques performantes, la coopération régionale, un accès plus large au marché mondial et une action internationale dans le domaine des matières premières.
Pour contribuer à la réalisation de ces priorités, nous convenons de la nécessité de soutenir les efforts des pays les moins avancés par des mesures d'appui extérieur.
- En complément des efforts nationaux faits pour mobiliser l'épargne intérieure et créer un climat favorable aux investisseurs étrangers, nous reconnaissons le rôle essentiel de l'aide publique au développement pour les pays les moins avancés. Son montant doit être substantiellement accru. La majeure partie de l'aide doit être accordée sous forme de dons et gérée de façon efficace et transparente.
- Nous sommes déterminés à poursuivre nos efforts en vue d'adopter et de mettre en oeuvre diverses mesures, dans le cadre de la stratégie internationale de la dette afin de donner leur pleine efficacité à toutes les actions engagées pour relancer la croissance dans ces pays.
- Nous sommes de même déterminés à contribuer à l'amélioration de l'environnement économique international et à l'intégration des pays les moins avancés dans le système commercial mondial, afin de mieux les associer aux bénéfices de l'expansion des échanges.
- Nous invitons les organisations non-gouvernementales compétentes à unir leurs efforts à ceux des gouvernements des pays les moins avancés et de la communauté internationale pour contribuer au succès du programme d'action.
- Pour assurer la mise en oeuvre effective de nos engagements, nous convenons d'un système de suivi national, régional et mondial garantissant le caractère opérationnel, adaptable et évolutif du Programme d'Action, nous entendons y associer tous les gouvernements, les institutions internationales, à commencer par la CNUCED, les organisations régionales de développement et les organisations non-gouvernementales.
- Le refus de la marginalisation des pays les moins avancés constitue un impératif éthique. Il correspond aussi aux intérêts à long terme de la communauté internationale. Dans un monde de plus en plus interdépendant, le maintien, voire l'approfondissement du fossé entre les nations riches et pauvres contient de graves germes de tension. Notre monde ne connaîtra pas de paix durable sans respect de la Charte des Nations unies, des engagements internationaux et sans développement partagé. Tels sont les objectifs de notre Programme d'Action.
- Par cette Déclaration, nous prenons l'engagement solennel de mettre en oeuvre ce Programme, tout au long de la nouvelle décennie.
- Nous estimons que la dégradation de la situation économique, sociale et écologique de la plupart des pays les moins avancés au cours des années 1980 n'est pas une fatalité. Elle peut être inversée si ces pays et tous leurs partenaires, mettant à profit le nouveau climat de confiance dans les relations internationales, unissent leurs efforts dans le cadre d'une véritable solidarité, notamment à travers de nouvelles formes de coopération, pour redonner aux pays les moins avancés la perspective d'un développement soutenu et durable, inséré dans la croissance de l'économie mondiale.
- Ce programme manifeste notre détermination unanime à promouvoir une politique de développement ambitieuse. Son succès repose sur l'efficacité des politiques nationales, un environnement économique international favorable et un partenariat renforcé fondé sur un engagement mutuel :
- celui des gouvernements des pays les moins avancés, responsables au premier chef de leur développement, à définir et mettre en oeuvre des politiques appropriées assurant la participation des populations aux décisions prises, aux efforts demandés et aux résultats obtenus,
- celui de leurs partenaires de dégager, à l'appui de ces politiques et efforts, des ressources suffisantes, d'améliorer la qualité de cette aide et de mieux l'adapter aux besoins.
- Pour inspirer l'action nationale des pays les moins avancés dans leur lutte contre la pauvreté, nous avons défini cinq priorités dans notre Programme d'Action :
- mener une politique macro-économique, prenant en compte les signaux du marché et visant à accélérer la croissance et le développement à long terme, avec le souci de la situation des groupes les plus vulnérables de la population.
- mettre en valeur les ressources humaines, en faisant des populations, hommes et femmes, les acteurs et les bénéficiaires du développement, dans le respect des droits de l'homme et de la justice sociale, et en appliquant des politiques efficaces concernant la démographie, la santé, l'éducation, la formation et l'emploi.
- inverser la tendance à la dégradation de l'environnement, le gérer dans la perspective d'une utilisation efficace et durable des ressources naturelles et renforcer la lutte contre les catastrophes.
- promouvoir une politique intégrée de développement rural orientée vers l'accroissement de la production alimentaire, l'augmentation des revenus paysans et l'expansion des activités non-agricoles.
- développer un secteur productif diversifié, s'appuyant sur l'initiative privée, des entreprises publiques performantes, la coopération régionale, un accès plus large au marché mondial et une action internationale dans le domaine des matières premières.
Pour contribuer à la réalisation de ces priorités, nous convenons de la nécessité de soutenir les efforts des pays les moins avancés par des mesures d'appui extérieur.
- En complément des efforts nationaux faits pour mobiliser l'épargne intérieure et créer un climat favorable aux investisseurs étrangers, nous reconnaissons le rôle essentiel de l'aide publique au développement pour les pays les moins avancés. Son montant doit être substantiellement accru. La majeure partie de l'aide doit être accordée sous forme de dons et gérée de façon efficace et transparente.
- Nous sommes déterminés à poursuivre nos efforts en vue d'adopter et de mettre en oeuvre diverses mesures, dans le cadre de la stratégie internationale de la dette afin de donner leur pleine efficacité à toutes les actions engagées pour relancer la croissance dans ces pays.
- Nous sommes de même déterminés à contribuer à l'amélioration de l'environnement économique international et à l'intégration des pays les moins avancés dans le système commercial mondial, afin de mieux les associer aux bénéfices de l'expansion des échanges.
- Nous invitons les organisations non-gouvernementales compétentes à unir leurs efforts à ceux des gouvernements des pays les moins avancés et de la communauté internationale pour contribuer au succès du programme d'action.
- Pour assurer la mise en oeuvre effective de nos engagements, nous convenons d'un système de suivi national, régional et mondial garantissant le caractère opérationnel, adaptable et évolutif du Programme d'Action, nous entendons y associer tous les gouvernements, les institutions internationales, à commencer par la CNUCED, les organisations régionales de développement et les organisations non-gouvernementales.
- Le refus de la marginalisation des pays les moins avancés constitue un impératif éthique. Il correspond aussi aux intérêts à long terme de la communauté internationale. Dans un monde de plus en plus interdépendant, le maintien, voire l'approfondissement du fossé entre les nations riches et pauvres contient de graves germes de tension. Notre monde ne connaîtra pas de paix durable sans respect de la Charte des Nations unies, des engagements internationaux et sans développement partagé. Tels sont les objectifs de notre Programme d'Action.