Texte intégral
Mes Chers Compagnons,
Vous avez choisi ce 21 septembre d'être là.
Comme toujours, pour nos assises aujourd'hui extraordinaires, vous êtes venus de tous les coins de France.
Avec votre courage, votre volonté et aussi vos questions.
Vous savez, vous sentez que cette assemblée ne ressemblera à aucune autre. Nous allons ensemble décider de notre avenir.
Nous engager tous ensemble dans une nouvelle aventure. Ou plus exactement, sous des formes différentes, dans la poursuite de notre aventure collective.
Je veux vous le dire d'emblée: j'approuve notre entrée dans la nouvelle union.
Gaulliste depuis toujours, j'adhère à cette promesse de rassemblement plus large, de dépassement des frontières, d'engagement avec tous ceux qui partagent nos espoirs.
Mais ce nouveau pari, pour être gagné, a en premier lieu besoin de vous, de votre énergie, de votre clairvoyance et de votre enthousiasme.
Une transformation de cette importance n'est pas une chose aisée. Surtout pour un mouvement politique qui comme le nôtre a mené depuis 26 ans tant de combats pour la France et les Français.
Remémorons-nous un instant ces moments forts où nous avons ressenti le bonheur d'être ensemble et la joie de servir un idéal.
Simple militant, j'étais là, comme beaucoup d'entre vous, le 5 décembre 1976 lors de la création du RPR par Jacques CHIRAC. Comme vous j'ai encore au coeur l'espoir et l'ardeur qui émanait de chacun d'entre nous.
L'espoir n'a pas été déçu et l'ardeur est préservée.
J'étais présent à la grande Halle de Pantin en 1978. Nous étions 100000 pour le plus grand rassemblement organisé par un mouvement politique depuis la guerre.
Transis de froid mais la chaleur au coeur, comme jamais, nous avions en nous ce désir qui mène à la victoire.
Alors, j'ai comme vous, j'en suis sûr, un pincement au coeur en ouvrant nos Assises aujourd'hui.
Mais le gaullisme peut-il être seulement une nostalgie ?
Il incarne au contraire "ce génie du renouveau" dont parlait le Général De Gaulle.
"Ce génie du renouveau "qui permet à la France de faire face aux perpétuelles mutations du monde.
Ce génie du renouveau qui doit nous permettre de changer pour mieux demeurer nous-mêmes.
Mes Chers Compagnons,
Nous venons de remporter de grandes victoires derrière Jacques Chirac. L'un des nôtres occupe la magistrature suprême.
Les Français nous ont confié la direction du pays pour les cinq ans qui viennent. Cinq ans sans élection majeure, ce qui ne nous était jamais arrivé.
Cela nous réjouit, mais nous oblige aussi : nous devons être dignes de cette confiance. Le traumatisme du 21 avril, l'émergence de cet extrémisme qui nous révulse, nous intime l'exigence de réussir.
Après le choc du premier tour de la présidentielle, après le message fort que nous ont adressé les Français, notre devoir est de ne pas nous perdre dans des querelles dérisoires.
Rassemblons-nous derrière le Président de la République.
Soutenons fermement l'action du gouvernement pour proposer aux Français des réponses concrètes, immédiates, à leurs préoccupations quotidiennes.
Le gouvernement a déjà fait un énorme travail depuis 4 mois.
Les promesses sont en passe d'être tenues, les engagements respectés, les chantiers de la réforme partout ouverts.
C'est vrai, beaucoup reste à faire pour redresser notre pays après 5 ans d'immobilisme. Mais nous sommes à l'évidence sur la bonne voie.
Le RPR dirigé depuis 1999 par Michèle Alliot-Marie et l'équipe qu'elle a constitué a beaucoup fait pour ces succès politiques.
Sans le RPR, sans ses élus sans ses dirigeants, sans ses militants, sans vous, le sort n'aurait pas été le même.
Je veux saluer ici le travail accompli par tous ceux qui ont eu en charge la vie de notre mouvement. Au premier rang d'entre eux, Michèle Alliot-Marie qui ces trois dernières années a su insuffler son enthousiasme au parti.
Je souhaite également adresser un salut amical a tous ceux qui m'ont accompagné ces derniers mois.
Qu'il me soit enfin permis de remercier, ici devant vous tous, cette immense force militante, intègre et désintéressée, qui a fait du RPR cette force politique majeure dans notre vie nationale.
Pour la première fois, sous la Vème République, nous avons donc 5 ans pour gouverner, sans échéance électorale majeure.
Tirons-en toutes les conséquences sur le plan de la méthode et de l'organisation de nos mouvements politiques.
La création de la nouvelle union n'est pas le résultat d'une toquade soudaine, pas plus que d'une marotte récurrente ; elle correspond à un objectif politique collectif et je veux ici, insister sur les principaux enjeux.
De nombreuses questions se posent.
Sommes nous capables de nous unir, de nous rassembler ?
De répondre enfin à cette lancinante et permanente attente de l'opinion : unissez-vous ?
Ce sont eux, nos électeurs et nos amis, qui nous montrent depuis longtemps le chemin.
Eux ont compris qu'au cours des dernières années les clivages se sont estompés au point de ne plus être des frontières.
Ils ont compris que tous, gaullistes, centristes, libéraux et démocrates sociaux, nous avons évolué les uns vers les autres et que désormais ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise.
Sommes-nous capables de faire, sans restriction ni compromis, de la démocratie interne, notre loi commune ?
Nous avons, en préparant le projet des statuts du nouveau parti beaucoup insisté sur cette question car elle est essentielle voire primordiale.
Un militant, une voix ; des responsables et un président élus ; des adhérents considérés comme majeurs et donc aptes à se prononcer sur les questions fondamentales. Qu'il s'agisse de la ligne politique du Parti ou des investitures aux élections.
Sans démocratie, il n'y aura pas de respect des différences, pas d'enrichissement, pas de croisement des cultures, pas de vie en commun sincère et transparente .
Qu'on me comprenne bien. Je ne suis pas atteint d'angélisme ni de béatitude. La nouvelle union recèlera beaucoup de talents et par là même quelques ambitions légitimes.
Il ne s'agit pas de les cacher, ni même de les nier. Il s'agit de trouver un cadre fécond à leur expression dans un espace commun fait de respect et de solidarité.
J'ai la conviction que les projets de statuts, qui ont été approuvés par notre Bureau Politique et qui seront soumis à votre approbation, offrent ces garanties essentielles.
Enfin, sommes-nous capables d'être modernes ? Réussirons-nous à construire un mouvement d'un autre type, une nouvelle génération de parti politique ?
Modernité essentielle des esprits : il s'agit aujourd'hui non pas de créer un parti de plus mais d'inventer un nouveau parti, un parti nouveau.
C'est-à-dire une force politique populaire qui réponde aux attentes des Français qui espèrent le signal du renouveau de la politique.
Quelle place allons-nous y tenir, quel sera notre rôle ? Je sais que vous vous posez ces questions.
Notre place sera éminente, notre rôle essentiel.
Parlons franchement. Aujourd'hui nous sommes une force essentielle de l'union. Nous sommes forts. Cela exige de nous que nous soyons tolérants mais cela ne nous commande évidemment pas de nous dissimuler, de nous diluer et moins encore de mourir.
Quel paradoxe ce serait, nous venons de tout gagner et il faudrait renoncer à ce que nous sommes !
Nous allons faire vivre au sein de l'Union l'idée gaulliste, cette idée qui transcende les clivages et rassemble dans l'intérêt national.
Depuis le 18 juin 40, nous avons toujours mené un combat d'idées et non un combat de structures ou d'appareils.
L'idée gaulliste a précédé le RPR. Elle lui survivra.
L'idéal gaulliste s'impose, s'adapte et éclaire toujours le chemin car c'est d'abord un esprit de résistance.
Le gaullisme:
C'est considérer que le cours des choses n'est jamais définitif.
C'est être convaincu que l'action politique peut le changer.
C'est posséder la capacité de dire non dans des circonstances décisives.
Le gaullisme c'est aussi un Humanisme.
Nous Gaullistes, mettons l'Homme au coeur de tout.
Nous savons que les Hommes et les Femmes sont le bien le plus précieux des nations. Toute notre action part d'eux pour aller vers eux. Nous savons qu'au final l'action politique n'a pas d'autre destinée que de servir les peuples.
Mes Chers Compagnons j'en ai la conviction:
Faire l'Union, ce n'est pas se perdre c'est au contraire mieux encore se retrouver.
Le gaullisme y trouvera un nouveau souffle. A nous tous d'y contribuer.
Merci à tous
(Source http://www.rpr.org, le 23 septembre 2002)
Vous avez choisi ce 21 septembre d'être là.
Comme toujours, pour nos assises aujourd'hui extraordinaires, vous êtes venus de tous les coins de France.
Avec votre courage, votre volonté et aussi vos questions.
Vous savez, vous sentez que cette assemblée ne ressemblera à aucune autre. Nous allons ensemble décider de notre avenir.
Nous engager tous ensemble dans une nouvelle aventure. Ou plus exactement, sous des formes différentes, dans la poursuite de notre aventure collective.
Je veux vous le dire d'emblée: j'approuve notre entrée dans la nouvelle union.
Gaulliste depuis toujours, j'adhère à cette promesse de rassemblement plus large, de dépassement des frontières, d'engagement avec tous ceux qui partagent nos espoirs.
Mais ce nouveau pari, pour être gagné, a en premier lieu besoin de vous, de votre énergie, de votre clairvoyance et de votre enthousiasme.
Une transformation de cette importance n'est pas une chose aisée. Surtout pour un mouvement politique qui comme le nôtre a mené depuis 26 ans tant de combats pour la France et les Français.
Remémorons-nous un instant ces moments forts où nous avons ressenti le bonheur d'être ensemble et la joie de servir un idéal.
Simple militant, j'étais là, comme beaucoup d'entre vous, le 5 décembre 1976 lors de la création du RPR par Jacques CHIRAC. Comme vous j'ai encore au coeur l'espoir et l'ardeur qui émanait de chacun d'entre nous.
L'espoir n'a pas été déçu et l'ardeur est préservée.
J'étais présent à la grande Halle de Pantin en 1978. Nous étions 100000 pour le plus grand rassemblement organisé par un mouvement politique depuis la guerre.
Transis de froid mais la chaleur au coeur, comme jamais, nous avions en nous ce désir qui mène à la victoire.
Alors, j'ai comme vous, j'en suis sûr, un pincement au coeur en ouvrant nos Assises aujourd'hui.
Mais le gaullisme peut-il être seulement une nostalgie ?
Il incarne au contraire "ce génie du renouveau" dont parlait le Général De Gaulle.
"Ce génie du renouveau "qui permet à la France de faire face aux perpétuelles mutations du monde.
Ce génie du renouveau qui doit nous permettre de changer pour mieux demeurer nous-mêmes.
Mes Chers Compagnons,
Nous venons de remporter de grandes victoires derrière Jacques Chirac. L'un des nôtres occupe la magistrature suprême.
Les Français nous ont confié la direction du pays pour les cinq ans qui viennent. Cinq ans sans élection majeure, ce qui ne nous était jamais arrivé.
Cela nous réjouit, mais nous oblige aussi : nous devons être dignes de cette confiance. Le traumatisme du 21 avril, l'émergence de cet extrémisme qui nous révulse, nous intime l'exigence de réussir.
Après le choc du premier tour de la présidentielle, après le message fort que nous ont adressé les Français, notre devoir est de ne pas nous perdre dans des querelles dérisoires.
Rassemblons-nous derrière le Président de la République.
Soutenons fermement l'action du gouvernement pour proposer aux Français des réponses concrètes, immédiates, à leurs préoccupations quotidiennes.
Le gouvernement a déjà fait un énorme travail depuis 4 mois.
Les promesses sont en passe d'être tenues, les engagements respectés, les chantiers de la réforme partout ouverts.
C'est vrai, beaucoup reste à faire pour redresser notre pays après 5 ans d'immobilisme. Mais nous sommes à l'évidence sur la bonne voie.
Le RPR dirigé depuis 1999 par Michèle Alliot-Marie et l'équipe qu'elle a constitué a beaucoup fait pour ces succès politiques.
Sans le RPR, sans ses élus sans ses dirigeants, sans ses militants, sans vous, le sort n'aurait pas été le même.
Je veux saluer ici le travail accompli par tous ceux qui ont eu en charge la vie de notre mouvement. Au premier rang d'entre eux, Michèle Alliot-Marie qui ces trois dernières années a su insuffler son enthousiasme au parti.
Je souhaite également adresser un salut amical a tous ceux qui m'ont accompagné ces derniers mois.
Qu'il me soit enfin permis de remercier, ici devant vous tous, cette immense force militante, intègre et désintéressée, qui a fait du RPR cette force politique majeure dans notre vie nationale.
Pour la première fois, sous la Vème République, nous avons donc 5 ans pour gouverner, sans échéance électorale majeure.
Tirons-en toutes les conséquences sur le plan de la méthode et de l'organisation de nos mouvements politiques.
La création de la nouvelle union n'est pas le résultat d'une toquade soudaine, pas plus que d'une marotte récurrente ; elle correspond à un objectif politique collectif et je veux ici, insister sur les principaux enjeux.
De nombreuses questions se posent.
Sommes nous capables de nous unir, de nous rassembler ?
De répondre enfin à cette lancinante et permanente attente de l'opinion : unissez-vous ?
Ce sont eux, nos électeurs et nos amis, qui nous montrent depuis longtemps le chemin.
Eux ont compris qu'au cours des dernières années les clivages se sont estompés au point de ne plus être des frontières.
Ils ont compris que tous, gaullistes, centristes, libéraux et démocrates sociaux, nous avons évolué les uns vers les autres et que désormais ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise.
Sommes-nous capables de faire, sans restriction ni compromis, de la démocratie interne, notre loi commune ?
Nous avons, en préparant le projet des statuts du nouveau parti beaucoup insisté sur cette question car elle est essentielle voire primordiale.
Un militant, une voix ; des responsables et un président élus ; des adhérents considérés comme majeurs et donc aptes à se prononcer sur les questions fondamentales. Qu'il s'agisse de la ligne politique du Parti ou des investitures aux élections.
Sans démocratie, il n'y aura pas de respect des différences, pas d'enrichissement, pas de croisement des cultures, pas de vie en commun sincère et transparente .
Qu'on me comprenne bien. Je ne suis pas atteint d'angélisme ni de béatitude. La nouvelle union recèlera beaucoup de talents et par là même quelques ambitions légitimes.
Il ne s'agit pas de les cacher, ni même de les nier. Il s'agit de trouver un cadre fécond à leur expression dans un espace commun fait de respect et de solidarité.
J'ai la conviction que les projets de statuts, qui ont été approuvés par notre Bureau Politique et qui seront soumis à votre approbation, offrent ces garanties essentielles.
Enfin, sommes-nous capables d'être modernes ? Réussirons-nous à construire un mouvement d'un autre type, une nouvelle génération de parti politique ?
Modernité essentielle des esprits : il s'agit aujourd'hui non pas de créer un parti de plus mais d'inventer un nouveau parti, un parti nouveau.
C'est-à-dire une force politique populaire qui réponde aux attentes des Français qui espèrent le signal du renouveau de la politique.
Quelle place allons-nous y tenir, quel sera notre rôle ? Je sais que vous vous posez ces questions.
Notre place sera éminente, notre rôle essentiel.
Parlons franchement. Aujourd'hui nous sommes une force essentielle de l'union. Nous sommes forts. Cela exige de nous que nous soyons tolérants mais cela ne nous commande évidemment pas de nous dissimuler, de nous diluer et moins encore de mourir.
Quel paradoxe ce serait, nous venons de tout gagner et il faudrait renoncer à ce que nous sommes !
Nous allons faire vivre au sein de l'Union l'idée gaulliste, cette idée qui transcende les clivages et rassemble dans l'intérêt national.
Depuis le 18 juin 40, nous avons toujours mené un combat d'idées et non un combat de structures ou d'appareils.
L'idée gaulliste a précédé le RPR. Elle lui survivra.
L'idéal gaulliste s'impose, s'adapte et éclaire toujours le chemin car c'est d'abord un esprit de résistance.
Le gaullisme:
C'est considérer que le cours des choses n'est jamais définitif.
C'est être convaincu que l'action politique peut le changer.
C'est posséder la capacité de dire non dans des circonstances décisives.
Le gaullisme c'est aussi un Humanisme.
Nous Gaullistes, mettons l'Homme au coeur de tout.
Nous savons que les Hommes et les Femmes sont le bien le plus précieux des nations. Toute notre action part d'eux pour aller vers eux. Nous savons qu'au final l'action politique n'a pas d'autre destinée que de servir les peuples.
Mes Chers Compagnons j'en ai la conviction:
Faire l'Union, ce n'est pas se perdre c'est au contraire mieux encore se retrouver.
Le gaullisme y trouvera un nouveau souffle. A nous tous d'y contribuer.
Merci à tous
(Source http://www.rpr.org, le 23 septembre 2002)