Texte intégral
Q- R. Sicard-. Les élections européennes approchent, il n'y a pas véritablement de grands thèmes qui se dégagent, on ne voit pas véritablement les enjeux. Du coup, est-ce que, comme les socialistes, vous appelez simplement à sanctionner les Gouvernement pour une sorte de troisième tour des régionales ?
- "Pas seulement. Je crois que le temps est venu pour les Français de faire les comptes, puisqu'ils ont été victimes, me semble-t-il, de promesses insensées, relativement à ce que l'Europe pouvait leur apporter - les rivières devaient charrier le lait et le miel, et puis améliorer la productivité, la richesse et les avantages sociaux. Hélas ! Rien de tout cela n'est au rendez-vous, au contraire."
Q-Il y a quand même des acquis de l'Europe. Vous ne pouvez pas dire que l'Europe n'a rien apporté...
- "Par exemple ? Je voudrais savoir lesquels, parce que, ce que je vois, ce sont les délocalisations, c'est la ruine de l'agriculture, de l'industrie, c'est le chômage."
Q-Prenons un exemple : il y a beaucoup de projets qui sont aidés par des fonds européens...
- "Bien sûr, c'est avec notre argent. Je vous rappelle que nous versons 16,6 milliards d'euros et qu'il n'en est reversé chez nous que 13 milliards. Par conséquent, nous sommes perdants de 3,5 milliards d'euros tous les ans."
Q-Donc, vous vous dites : il faut arrêter la construction européenne ?
- "En tous les cas, il ne faut pas continuer dans cette voie-là, c'est tout à fait évident, car cette voie-là conduit au précipice, et à la construction, non même plus d'une Europe fédérale, comme le souhaitaient un certain nombre de ses promoteurs, mais un Etat, un Super Etat, qui, par nature, sera forcément totalitaire. On sent déjà la volonté... "
Q-"Totalitaire", c'est beaucoup dire...
R - "Oui, c'est ce que je prévois, et je crois que la logique constructiviste nous amène tôt ou tard à cela, avec un gouvernement de technocrates, un gouvernement coupé des populations. D'ailleurs, on le voit bien : on n'a pas cherché, au cours de ces élections européennes, à avoir l'assentiment des Français. On ne cherche pas à les mobiliser sur le thème européen. Et je suis à peu près convaincu que le président Chirac ne fera pas de référendum sur l'approbation ou la désapprobation de la Constitution."
Q-Il n'a pas dit ce qu'il ferait, soyons honnêtes...
R - "Oui, mais j'ai une certaine habitude... "
Q-Beaucoup de gens à l'UMP réclament un référendum.
R - "J'ai une certaine habitude de la psychologie de J. Chirac. Et déjà, quand il promet, il ne le fait pas, ce fut le cas par exemple pour le Traité d'Amsterdam : on avait promis un référendum, il ne l'a pas fait. Mais je suis à peu près certain qu'il ne proposera pas ce référendum, car j'espère, en tous les cas, si je suis suivi, qu'il sera négatif."
Q-Vous disiez que l'Europe n'a pas apporté grand-chose. Cela a apporté quand même quelque chose de considérable pour les Européens, c'est la paix.
R - "Oui, pas seulement. Ce n'est pas l'Europe qui a apporté la paix. Ce qui a apporté la paix au moment où celle-ci était menacée par le communisme et par l'Union soviétique, c'était la dissuasion réciproque des armements nucléaires. Et depuis la chute du Mur, je suis obligé de constater qu'il y a tout de même eu une guerre, une guerre sur le territoire européen, c'est celle que les Américains et l'OTAN ont faite à la Serbie."
Q-Mais à l'intérieur des frontières de l'Europe, c'est la paix, c'est un acquis fondamental...
R - "Oui, la paix et la ruine, c'est la ruine dans la paix. C'est vrai."
Q- "La ruine", là aussi, c'est un peu excessif J.-M. Le Pen, la France n'est
pas ruinée !
R - "Elle s'appauvrit constamment. Nous sommes passés de la 4ème à la 13ème place sur 15 en Europe, ce qui n'est pas flatteur. Et les Français se rendent bien compte de l'augmentation de la vie, de la diminution de leurs ressources, de l'augmentation du chômage. Si vous considérez que ce ne sont pas là des éléments négatifs, c'est que vous êtes vraiment incurablement optimiste, comme d'ailleurs font semblant de l'être les gens qui nous dirigent."
Q-Si on compare la France d'il y a 50 ans et celle d'aujourd'hui, reconnaissez quand même qu'il y a eu beaucoup de progrès !
R - "Mais c'est dans le monde entier, ce n'est pas particulier à l'Europe. D'ailleurs, l'Europe se vante souvent d'Ariane ou de nos avions Airbus. Elle n'y est strictement pour rien. Ces résultats sont obtenus par des accords internationaux, c'est-à-dire entre Nations. Et je suis convaincu que la Nation reste aujourd'hui encore, la France reste encore pour nous, Français, la meilleure des défenses de nos intérêts fondamentaux de liberté, de sécurité, d'identité, de culture, de langue, etc. Et je crois que ce qui est en train de se faire, et peut-être les Français ne s'en rendent pas compte, c'est la destruction de la France par un super Etat qui les dirige d'ores et déjà, puisqu'ils ignorent aussi que 80 % des lois qui s'imposent à eux, sont décidées non pas à Paris par les députés français mais à Bruxelles."
Q-Mais les grandes décisions sont prises par les Etats eux-mêmes...
R - "Non."
Q-C'est-à-dire lors des Conseils européens.
R - "Oui, mais là nous sommes minoritaires en toutes circonstances. Et c'est d'ailleurs, je crois, M. Védrine qui l'a avoué : "sur tous les sujets, en Europe, la France est minoritaire". C'est-à-dire que ce sont les autres qui décident pour nous. En particulier dans des domaines comme l'immigration, l'asile, les visas, c'est-à-dire la possibilité de contrôler l'entrée dans notre territoire et de régler un problème qui est pour nous extrêmement pesant, c'est celui de l'immigration, qui, selon moi, coûte plus de 300 milliards par an aux Français. Cela ne dépend plus de nous."
Q-Comment sortez-vous ce chiffre ?
R - "C'est ce que coûte des gens qui entrent par centaines de milliers en France tous les ans, et qui sont des assistés ! Parce qu'il n'y a pas de travail, alors que nous avons 5 millions de chômeurs. Par conséquent, les gens qui rentrent chez nous, sans y être invités d'ailleurs, ne trouveront pas de travail et nous devrons les loger, éduquer leurs enfants, soigner leurs malades."
Q-Mais le chiffre de 300 milliards ?
R - "C'est l'addition de tout cela, ça a été calculé. Je ne dis pas cela, comme ça, en l'air. Je constate une chose, c'est que quand il y a des chiffres sur l'immigration - les chiffres étaient catastrophiques -, M. Fillon l'a avoué, il a gardé sous le coude, pendant les élections régionales, le rapport qui établissait que la situation était véritablement très très inquiétante."
Q-Sur quel plan ?
R - "Sur tous les plans. Au plan de la sécurité, au plan du logement, au plan du chômage, au plan du déficit budgétaire. Il est bien évident que la France ne peut pas - c'est même Rocard qui l'avait dit - "accepter toute la misère au monde". Et c'est pourtant ce qu'elle fait depuis trente ans. Alors il ne faut pas s'étonner qu'il y ait 10 millions de Cartes vitales supplémentaires..."
Q-Quel rapport avec les élections européennes ?
R - "C'est directement parce que nous n'avons plus le contrôle ! Depuis le 1er Mai, nous n'avons pas le contrôle, plus du tout le contrôle de l'immigration, ni de l'asile, ni des visas. Nous ne sommes plus maîtres chez nous."
Q-L'immigration a commencé bien avant tout cela ?
R - "Justement, mais nous avions comme Etat, encore la possibilité de contrôler notre territoire. Maintenant, nous ne l'avons plus, d'autant que nous avons concédé la suppression de nos frontières pour établir soi-disant une Europe qui pourrait communiquer librement, mais l'Europe, elle, a ouvert ses frontières. Ce qui nous met en concurrence avec le monde entier, et avec en particulier les producteurs qui sont capables de produire dix fois, cinquante fois, quelquefois cent fois moins cher que nous."
Q-Justement, à propos de frontières, vous, vous êtes opposé à l'idée d'une police européenne, une sorte de police fédérale à l'américaine, qui permettrait justement d'aller dans les autres pays pour poursuivre les criminels. Pourquoi ?
R - "Oui, mais je voudrais d'abord qu'on les poursuive chez nous."
Q-Quand ils sont partis ?
R - "Je vous signale qu'il existe déjà une organisation interpolicière qui s'appelle Interpol. Et je ne vois pas la nécessité de supprimer dans ce domaine encore la souveraineté française et de la confier et de la confier à des gens sur lesquels nous n'aurons strictement aucun contrôle."
Q-C'est un paradoxe que les criminels puissent passer tranquillement la frontière et pas les policiers ?
R - "C'est la raison pour laquelle je pense qu'il faudrait avoir des frontières contrôlées."
Q-Mais pourquoi pas une police justement, un corps de police, pas toute la police, mais un corps de police, qui pourrait les poursuivre à l'étranger ?
R- "Je ne crois pas que ce soit pour l'instant utile de renforcer les pouvoirs de l'Union européenne. Je crois que pour l'instant, elle en a beaucoup trop et je crois qu'il faudrait que les Français, puisque c'est d'eux dont il s'agit maintenant, fassent le bilan et que l'on fasse devant eux le bilan de ce que l'Europe a apporté et de ce qu'elle a coûté à notre pays, et les menaces qui pèsent sur notre liberté, sur notre indépendance. Quand on pense que tant de pays se sont battus dans le monde pour leur indépendance, nous en avions une qui avait 1.000 ans, nous la dilapidons comme des gosses de riches."
(Source : premier-ministre, Service d'information du gouvernement, le 2 juin 2004)
- "Pas seulement. Je crois que le temps est venu pour les Français de faire les comptes, puisqu'ils ont été victimes, me semble-t-il, de promesses insensées, relativement à ce que l'Europe pouvait leur apporter - les rivières devaient charrier le lait et le miel, et puis améliorer la productivité, la richesse et les avantages sociaux. Hélas ! Rien de tout cela n'est au rendez-vous, au contraire."
Q-Il y a quand même des acquis de l'Europe. Vous ne pouvez pas dire que l'Europe n'a rien apporté...
- "Par exemple ? Je voudrais savoir lesquels, parce que, ce que je vois, ce sont les délocalisations, c'est la ruine de l'agriculture, de l'industrie, c'est le chômage."
Q-Prenons un exemple : il y a beaucoup de projets qui sont aidés par des fonds européens...
- "Bien sûr, c'est avec notre argent. Je vous rappelle que nous versons 16,6 milliards d'euros et qu'il n'en est reversé chez nous que 13 milliards. Par conséquent, nous sommes perdants de 3,5 milliards d'euros tous les ans."
Q-Donc, vous vous dites : il faut arrêter la construction européenne ?
- "En tous les cas, il ne faut pas continuer dans cette voie-là, c'est tout à fait évident, car cette voie-là conduit au précipice, et à la construction, non même plus d'une Europe fédérale, comme le souhaitaient un certain nombre de ses promoteurs, mais un Etat, un Super Etat, qui, par nature, sera forcément totalitaire. On sent déjà la volonté... "
Q-"Totalitaire", c'est beaucoup dire...
R - "Oui, c'est ce que je prévois, et je crois que la logique constructiviste nous amène tôt ou tard à cela, avec un gouvernement de technocrates, un gouvernement coupé des populations. D'ailleurs, on le voit bien : on n'a pas cherché, au cours de ces élections européennes, à avoir l'assentiment des Français. On ne cherche pas à les mobiliser sur le thème européen. Et je suis à peu près convaincu que le président Chirac ne fera pas de référendum sur l'approbation ou la désapprobation de la Constitution."
Q-Il n'a pas dit ce qu'il ferait, soyons honnêtes...
R - "Oui, mais j'ai une certaine habitude... "
Q-Beaucoup de gens à l'UMP réclament un référendum.
R - "J'ai une certaine habitude de la psychologie de J. Chirac. Et déjà, quand il promet, il ne le fait pas, ce fut le cas par exemple pour le Traité d'Amsterdam : on avait promis un référendum, il ne l'a pas fait. Mais je suis à peu près certain qu'il ne proposera pas ce référendum, car j'espère, en tous les cas, si je suis suivi, qu'il sera négatif."
Q-Vous disiez que l'Europe n'a pas apporté grand-chose. Cela a apporté quand même quelque chose de considérable pour les Européens, c'est la paix.
R - "Oui, pas seulement. Ce n'est pas l'Europe qui a apporté la paix. Ce qui a apporté la paix au moment où celle-ci était menacée par le communisme et par l'Union soviétique, c'était la dissuasion réciproque des armements nucléaires. Et depuis la chute du Mur, je suis obligé de constater qu'il y a tout de même eu une guerre, une guerre sur le territoire européen, c'est celle que les Américains et l'OTAN ont faite à la Serbie."
Q-Mais à l'intérieur des frontières de l'Europe, c'est la paix, c'est un acquis fondamental...
R - "Oui, la paix et la ruine, c'est la ruine dans la paix. C'est vrai."
Q- "La ruine", là aussi, c'est un peu excessif J.-M. Le Pen, la France n'est
pas ruinée !
R - "Elle s'appauvrit constamment. Nous sommes passés de la 4ème à la 13ème place sur 15 en Europe, ce qui n'est pas flatteur. Et les Français se rendent bien compte de l'augmentation de la vie, de la diminution de leurs ressources, de l'augmentation du chômage. Si vous considérez que ce ne sont pas là des éléments négatifs, c'est que vous êtes vraiment incurablement optimiste, comme d'ailleurs font semblant de l'être les gens qui nous dirigent."
Q-Si on compare la France d'il y a 50 ans et celle d'aujourd'hui, reconnaissez quand même qu'il y a eu beaucoup de progrès !
R - "Mais c'est dans le monde entier, ce n'est pas particulier à l'Europe. D'ailleurs, l'Europe se vante souvent d'Ariane ou de nos avions Airbus. Elle n'y est strictement pour rien. Ces résultats sont obtenus par des accords internationaux, c'est-à-dire entre Nations. Et je suis convaincu que la Nation reste aujourd'hui encore, la France reste encore pour nous, Français, la meilleure des défenses de nos intérêts fondamentaux de liberté, de sécurité, d'identité, de culture, de langue, etc. Et je crois que ce qui est en train de se faire, et peut-être les Français ne s'en rendent pas compte, c'est la destruction de la France par un super Etat qui les dirige d'ores et déjà, puisqu'ils ignorent aussi que 80 % des lois qui s'imposent à eux, sont décidées non pas à Paris par les députés français mais à Bruxelles."
Q-Mais les grandes décisions sont prises par les Etats eux-mêmes...
R - "Non."
Q-C'est-à-dire lors des Conseils européens.
R - "Oui, mais là nous sommes minoritaires en toutes circonstances. Et c'est d'ailleurs, je crois, M. Védrine qui l'a avoué : "sur tous les sujets, en Europe, la France est minoritaire". C'est-à-dire que ce sont les autres qui décident pour nous. En particulier dans des domaines comme l'immigration, l'asile, les visas, c'est-à-dire la possibilité de contrôler l'entrée dans notre territoire et de régler un problème qui est pour nous extrêmement pesant, c'est celui de l'immigration, qui, selon moi, coûte plus de 300 milliards par an aux Français. Cela ne dépend plus de nous."
Q-Comment sortez-vous ce chiffre ?
R - "C'est ce que coûte des gens qui entrent par centaines de milliers en France tous les ans, et qui sont des assistés ! Parce qu'il n'y a pas de travail, alors que nous avons 5 millions de chômeurs. Par conséquent, les gens qui rentrent chez nous, sans y être invités d'ailleurs, ne trouveront pas de travail et nous devrons les loger, éduquer leurs enfants, soigner leurs malades."
Q-Mais le chiffre de 300 milliards ?
R - "C'est l'addition de tout cela, ça a été calculé. Je ne dis pas cela, comme ça, en l'air. Je constate une chose, c'est que quand il y a des chiffres sur l'immigration - les chiffres étaient catastrophiques -, M. Fillon l'a avoué, il a gardé sous le coude, pendant les élections régionales, le rapport qui établissait que la situation était véritablement très très inquiétante."
Q-Sur quel plan ?
R - "Sur tous les plans. Au plan de la sécurité, au plan du logement, au plan du chômage, au plan du déficit budgétaire. Il est bien évident que la France ne peut pas - c'est même Rocard qui l'avait dit - "accepter toute la misère au monde". Et c'est pourtant ce qu'elle fait depuis trente ans. Alors il ne faut pas s'étonner qu'il y ait 10 millions de Cartes vitales supplémentaires..."
Q-Quel rapport avec les élections européennes ?
R - "C'est directement parce que nous n'avons plus le contrôle ! Depuis le 1er Mai, nous n'avons pas le contrôle, plus du tout le contrôle de l'immigration, ni de l'asile, ni des visas. Nous ne sommes plus maîtres chez nous."
Q-L'immigration a commencé bien avant tout cela ?
R - "Justement, mais nous avions comme Etat, encore la possibilité de contrôler notre territoire. Maintenant, nous ne l'avons plus, d'autant que nous avons concédé la suppression de nos frontières pour établir soi-disant une Europe qui pourrait communiquer librement, mais l'Europe, elle, a ouvert ses frontières. Ce qui nous met en concurrence avec le monde entier, et avec en particulier les producteurs qui sont capables de produire dix fois, cinquante fois, quelquefois cent fois moins cher que nous."
Q-Justement, à propos de frontières, vous, vous êtes opposé à l'idée d'une police européenne, une sorte de police fédérale à l'américaine, qui permettrait justement d'aller dans les autres pays pour poursuivre les criminels. Pourquoi ?
R - "Oui, mais je voudrais d'abord qu'on les poursuive chez nous."
Q-Quand ils sont partis ?
R - "Je vous signale qu'il existe déjà une organisation interpolicière qui s'appelle Interpol. Et je ne vois pas la nécessité de supprimer dans ce domaine encore la souveraineté française et de la confier et de la confier à des gens sur lesquels nous n'aurons strictement aucun contrôle."
Q-C'est un paradoxe que les criminels puissent passer tranquillement la frontière et pas les policiers ?
R - "C'est la raison pour laquelle je pense qu'il faudrait avoir des frontières contrôlées."
Q-Mais pourquoi pas une police justement, un corps de police, pas toute la police, mais un corps de police, qui pourrait les poursuivre à l'étranger ?
R- "Je ne crois pas que ce soit pour l'instant utile de renforcer les pouvoirs de l'Union européenne. Je crois que pour l'instant, elle en a beaucoup trop et je crois qu'il faudrait que les Français, puisque c'est d'eux dont il s'agit maintenant, fassent le bilan et que l'on fasse devant eux le bilan de ce que l'Europe a apporté et de ce qu'elle a coûté à notre pays, et les menaces qui pèsent sur notre liberté, sur notre indépendance. Quand on pense que tant de pays se sont battus dans le monde pour leur indépendance, nous en avions une qui avait 1.000 ans, nous la dilapidons comme des gosses de riches."
(Source : premier-ministre, Service d'information du gouvernement, le 2 juin 2004)