Déclaration de M. Charles Josselin, ministre délégué à la coopération et à la francophonie, en réponse à une question d'actualité sur l'aide française et internationale en faveur du Mozambique, touché par des inondations catastrophiques, à l'Assemblée nationale le 7 mars 2000.

Texte intégral

Le sort s'acharne en effet contre le Mozambique qui, à peine sorti d'une guerre civile, est aujourd'hui victime d'inondations catastrophiques dans ses plaines littorales. L'Etat mozambicain a lancé un appel au secours le 10 février, soit cinq à six jours après le début des pluies torrentielles. Le premier pays à intervenir a été l'Afrique du Sud qui a organisé une noria d'hélicoptères. Les agences des Nations unies présentes sur place sont elles aussi, intervenues très rapidement. La France a, pour sa part, envoyé dès le 17 février un Transall depuis la Réunion. Un autre appareil a encore été envoyé depuis lors tandis que la Jeanne d'Arc était déroutée afin que ses hélicoptères participent aux secours.
Il est à craindre que le nombre des victimes ne dépasse deux cents. Le premier objectif est de mettre les populations au sec : nous nous y employons avec l'aide de la communauté internationale, peut-être intervenue avec retard, mais cela n'a été le cas ni de l'Afrique du Sud ni de la France, comme vous l'avez vous-même souligné. Les craintes relatives à une épidémie de choléra ne sont pas avérées : toutes les mesures visant à l'empêcher sont néanmoins prises. Le premier gros porteur et le premier détachement envoyés par les Etats-Unis sont arrivés ce matin.
L'Allemagne et la Grande-Bretagne apportent désormais également leur aide.
Dès lors que les populations ont été pour l'essentiel sauvées des eaux, - encore faut-il s'assurer que les nouvelles pluies, qualifiées toutefois d'ordinaires, ne provoquent pas de nouvelles inondations -, le gouvernement français doit songer à la reconstruction du pays. Une aide de 20 à 30 millions de francs vient d'être débloquée à cet effet. Notre seul regret s'agissant de cette catastrophe est un manque de coordination, au niveau européen en particulier.
(Source : site Internet de l'Assemblée nationale)
Diplomatie GAZEAU-SECRET
(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 9 mars 2000)