Texte intégral
Mesdames et messieurs les parlementaires,
Mesdames et messieurs les élus,
Madame la présidente de l'Union des Guyanais et Amis de la Guyane, chère Henriette,
Mesdames et messieurs les présidents d'associations,
Mesdames et messieurs,
Je suis heureuse de vous recevoir au ministère de l'Outre-Mer, dans ce salon Louis Delgrès, pour fêter ensemble les quatre-vingts ans de l'Union des Guyanais et Amis de la Guyane. Cette association, née en 1925, est l'aînée de toutes les associations ultramarines de métropole et témoigne avec éclat de l'ancienneté de la présence dans l'hexagone de populations originaires de l'outre-mer français et de leur volonté précoce d'affirmation au sein de la communauté nationale.
Cet anniversaire est pour moi l'occasion de rappeler combien les acteurs associatifs d'aujourd'hui sont redevables à leurs aînés et à leurs combats passés. Et combien le milieu associatif ultramarin s'inscrit déjà dans une longue histoire. Il convient de connaître et de valoriser ce passé pour mieux préparer l'avenir, au service de tous nos compatriotes ultramarins vivant en métropole.
L'ignorer c'est prendre le risque de dilapider un capital d'expériences et de réussites. C'est oublier le rôle fondamental de ces associations dans la transmission aux jeunes générations d'ultramarins nées en métropole des cultures et des identités propres à chacune des collectivités. C'est enfin négliger le travail de visibilité et de proximité accompli jusqu'ici auprès de tous les Français.
Vous présidez, chère Henriette, l'Union des Guyanais et Amis de la Guyane depuis maintenant quelques années, avec l'intelligence, le talent et l'autorité que l'on vous connaît. A travers votre personne et votre action, la Guyane rayonne en France hexagonale bien au delà des limites des communautés guyanaise et ultramarine. Elle existe aussi aujourd'hui pour un grand nombre de nos compatriotes de métropole à qui vous faites découvrir votre région natale. Vous êtes, à Paris, et depuis toujours, l'image et le symbole de cette Guyane vivante, chaleureuse, et ouverte sur le monde, qu'il nous appartient de mieux connaître et de faire aimer.
Je voudrais souligner avec force le travail accompli par votre association au cours de ces dernières années. Il a sans doute permis à un nombre important de Guyanais et de Guyanaises de métropole de se sentir pleinement français dans une société marquée par les difficultés économiques, et qui ne reconnaît pas toujours à nos concitoyens d'outre-mer l'égalité de traitement à laquelle ils ont droit. En leur apportant un appui aussi bien matériel que moral, votre association oeuvre, sur le terrain, à combattre les discriminations qui frappent encore de trop nombreux compatriotes d'outre-mer.
Votre engagement citoyen et républicain, vous le manifestez également par votre volonté de rendre un hommage solennel, chaque année, à la mémoire de ceux qui ont contribué à la construction de notre République et de notre nation, et qui ont inscrit définitivement l'outre-mer français au coeur de la communauté nationale : j'ai assisté ainsi personnellement en 2004 à cette cérémonie du souvenir que vous organisez, annuellement, au Panthéon, en l'honneur de l'Abbé Grégoire, de Victor Schoelcher et de Félix Éboué.
Enfin, à la date de la Fête de Cayenne, à l'occasion d'une rencontre conviviale, vous donnez, chaque année, la possibilité à beaucoup de Guyanais, d'Antillais et de Métropolitains de se retrouver autour des traditions et cuisines de Guyane. À l'image d'un grand nombre d'associations ultramarines, dont ce fut la mission première, vous avez à coeur, chère Henriette, de transmettre aux jeunes générations les identités et les cultures de votre terre d'origine et de mieux les faire connaître à tous les curieux.
Comment ne pas évoquer également, lorsque l'on trace l'histoire prestigieuse de votre association, l'un de vos plus illustres prédécesseurs pour lequel, je le sais, vous avez encore une grande admiration et une profonde affection : Gaston Monnerville qui fut aussi président du Conseil de la République de 1947 à 1958 puis du Sénat de 1958 à 1968. Je salue l'action que vous menez pour lui rendre l'hommage que mérite ce grand Patriote, ce grand Guyanais et ce grand Français.
Je me réjouis une nouvelle fois de vous accueillir tous, rue Oudinot, pour ce moment fort dans l'histoire des associations ultramarines de métropole. Pour fêter l'Union des Guyanais et Amis de la Guyane qui a su traverser le siècle au service de la Guyane et des Guyanais de métropole, et pour distinguer le parcours personnel et l'engagement citoyen et républicain de sa présidente, Henriette Dorion-Sébéloué. A travers l'hommage qui leur est rendu aujourd'hui, c'est aussi un message chaleureux d'amitié et de respect que je souhaite adresser à l'ensemble des Guyanais de Guyane et de France métropolitaine.
Je vous remercie.
(Source http://www.outre-mer.gouv.fr, le 25 mai 2005)
Mesdames et messieurs les élus,
Madame la présidente de l'Union des Guyanais et Amis de la Guyane, chère Henriette,
Mesdames et messieurs les présidents d'associations,
Mesdames et messieurs,
Je suis heureuse de vous recevoir au ministère de l'Outre-Mer, dans ce salon Louis Delgrès, pour fêter ensemble les quatre-vingts ans de l'Union des Guyanais et Amis de la Guyane. Cette association, née en 1925, est l'aînée de toutes les associations ultramarines de métropole et témoigne avec éclat de l'ancienneté de la présence dans l'hexagone de populations originaires de l'outre-mer français et de leur volonté précoce d'affirmation au sein de la communauté nationale.
Cet anniversaire est pour moi l'occasion de rappeler combien les acteurs associatifs d'aujourd'hui sont redevables à leurs aînés et à leurs combats passés. Et combien le milieu associatif ultramarin s'inscrit déjà dans une longue histoire. Il convient de connaître et de valoriser ce passé pour mieux préparer l'avenir, au service de tous nos compatriotes ultramarins vivant en métropole.
L'ignorer c'est prendre le risque de dilapider un capital d'expériences et de réussites. C'est oublier le rôle fondamental de ces associations dans la transmission aux jeunes générations d'ultramarins nées en métropole des cultures et des identités propres à chacune des collectivités. C'est enfin négliger le travail de visibilité et de proximité accompli jusqu'ici auprès de tous les Français.
Vous présidez, chère Henriette, l'Union des Guyanais et Amis de la Guyane depuis maintenant quelques années, avec l'intelligence, le talent et l'autorité que l'on vous connaît. A travers votre personne et votre action, la Guyane rayonne en France hexagonale bien au delà des limites des communautés guyanaise et ultramarine. Elle existe aussi aujourd'hui pour un grand nombre de nos compatriotes de métropole à qui vous faites découvrir votre région natale. Vous êtes, à Paris, et depuis toujours, l'image et le symbole de cette Guyane vivante, chaleureuse, et ouverte sur le monde, qu'il nous appartient de mieux connaître et de faire aimer.
Je voudrais souligner avec force le travail accompli par votre association au cours de ces dernières années. Il a sans doute permis à un nombre important de Guyanais et de Guyanaises de métropole de se sentir pleinement français dans une société marquée par les difficultés économiques, et qui ne reconnaît pas toujours à nos concitoyens d'outre-mer l'égalité de traitement à laquelle ils ont droit. En leur apportant un appui aussi bien matériel que moral, votre association oeuvre, sur le terrain, à combattre les discriminations qui frappent encore de trop nombreux compatriotes d'outre-mer.
Votre engagement citoyen et républicain, vous le manifestez également par votre volonté de rendre un hommage solennel, chaque année, à la mémoire de ceux qui ont contribué à la construction de notre République et de notre nation, et qui ont inscrit définitivement l'outre-mer français au coeur de la communauté nationale : j'ai assisté ainsi personnellement en 2004 à cette cérémonie du souvenir que vous organisez, annuellement, au Panthéon, en l'honneur de l'Abbé Grégoire, de Victor Schoelcher et de Félix Éboué.
Enfin, à la date de la Fête de Cayenne, à l'occasion d'une rencontre conviviale, vous donnez, chaque année, la possibilité à beaucoup de Guyanais, d'Antillais et de Métropolitains de se retrouver autour des traditions et cuisines de Guyane. À l'image d'un grand nombre d'associations ultramarines, dont ce fut la mission première, vous avez à coeur, chère Henriette, de transmettre aux jeunes générations les identités et les cultures de votre terre d'origine et de mieux les faire connaître à tous les curieux.
Comment ne pas évoquer également, lorsque l'on trace l'histoire prestigieuse de votre association, l'un de vos plus illustres prédécesseurs pour lequel, je le sais, vous avez encore une grande admiration et une profonde affection : Gaston Monnerville qui fut aussi président du Conseil de la République de 1947 à 1958 puis du Sénat de 1958 à 1968. Je salue l'action que vous menez pour lui rendre l'hommage que mérite ce grand Patriote, ce grand Guyanais et ce grand Français.
Je me réjouis une nouvelle fois de vous accueillir tous, rue Oudinot, pour ce moment fort dans l'histoire des associations ultramarines de métropole. Pour fêter l'Union des Guyanais et Amis de la Guyane qui a su traverser le siècle au service de la Guyane et des Guyanais de métropole, et pour distinguer le parcours personnel et l'engagement citoyen et républicain de sa présidente, Henriette Dorion-Sébéloué. A travers l'hommage qui leur est rendu aujourd'hui, c'est aussi un message chaleureux d'amitié et de respect que je souhaite adresser à l'ensemble des Guyanais de Guyane et de France métropolitaine.
Je vous remercie.
(Source http://www.outre-mer.gouv.fr, le 25 mai 2005)