Déclaration de M. Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux anciens combattants, sur la politique en faveur des anciens combattants et sur le devoir de mémoire, à Drachenbronn le 24 juin 2005.

Intervenant(s) :

Circonstance : Rencontre avec le monde combattant à la Base aérienne 921, Drachenbronn (Bas-Rhin) le 24 juin 2005

Prononcé le

Texte intégral

Monsieur le Ministre,
Monsieur le Préfet,
Monsieur le Député,
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mon Colonel,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
Merci, Mon colonel, de nous accueillir aujourd'hui sur votre base, pour cette rencontre amicale et informelle avec les Anciens combattants. Merci pour vos propos chaleureux.
Mesdames et Messieurs, à l'issue d'une visite passionnante du Fort de SCHOENENBOURG, je me réjouis de vous retrouver.
Sur cet ouvrage, impressionnant, de la ligne Maginot, j'ai rendu hommage aux hommes qui y ont servi. J'ai associé à cet hommage tous les valeureux combattants de 1940. Nous savons combien leurs mérites sont injustement méconnus.
Je crois, toutefois, que les manifestations du 60ème anniversaire de la Victoire ont permis de rappeler la vérité de leur rôle historique et de leur exprimer l'estime de la Nation. Je salue ceux qui sont présents avec nous en cet instant.
Mes chers amis, depuis maintenant 3 ans, nous nous efforçons de faire avancer les causes qui vous tiennent à coeur. Comme vous le savez, nous le faisons ensemble dans un partenariat étroit et permanent avec vos associations. A l'occasion de chacun de mes déplacements sur le terrain - et ils sont nombreux - je souhaite aussi pouvoir écouter et dialoguer.
Je ne vous exposerai pas maintenant le bilan de ces années. Permettez-moi, simplement, de souligner que nous avons mis un terme à plusieurs injustices.
C'est le cas pour la décristallisation, qui était attendue depuis 40 ans. C'est le cas avec l'harmonisation des critères de la carte du combattant AFN. C'est le cas avec le décret du 27 juillet 2004 pour les orphelins des victimes de la barbarie. C'est, aussi, le cas avec l'instauration de journées d'hommage aux morts de la guerre d'Algérie et plus récemment de la guerre d'Indochine. Voici plus de 40 ans, voire plus de 50 ans, que nos frères d'armes attendaient l'hommage officiel de la Nation.
Dans le domaine important de la réparation, je ne reviendrai ni sur l'augmentation du budget cette année, une " première " depuis 10 ans, ni sur le remboursement des cures, ni sur l'augmentation significative des pensions des veuves, ni même sur la réforme du " rapport constant ", attendue depuis 15 ans.
Je souhaite toutefois rassurer ceux qui s'inquiètent de l'avenir de l'ONAC. Grâce au contrat d'objectifs et de moyens, nous sommes en train de sauver l'ONAC. Son avenir est donc pleinement garanti.
Sur le plan budgétaire, le nouveau cadre de discussion, que l'on appelle la LOLF, protège totalement les crédits des Anciens combattants. Nos crédits sont tous regroupés. Ils seront donc faciles à suivre.
Nous sommes actuellement dans la phase de préparation du projet de budget pour 2006. Il n'est donc pas possible d'en dire plus. Sinon que je suis pleinement déterminé à défendre nos priorités, dans un contexte difficile qui exige de tous le sens des responsabilités.
Mesdames et Messieurs, chaque jour davantage, la politique de mémoire devient une ardente obligation, une priorité. Il me semble que l'écho des vastes cérémonies de 2004 et de celles de cette année atteste de l'importance que le Gouvernement accorde à la transmission de la mémoire des grandes pages de notre Histoire. Une impact, positif, qui rejaillit d'ailleurs sur l'ensemble du monde combattant.
Mesdames et Messieurs, avant de vous retrouver pour échanger librement autour de ce verre de l'amitié, je veux remercier le Député Frédéric REISS qui a souhaité ce déplacement.
Je remercie également, bien sûr, mon collègue et ami François LOOS, dont vous connaissez l'attachement aux Anciens combattants.
Je renouvelle, enfin, mes remerciements au colonel et au personnel de la Base qui nous accueillent.
Je vous remercie de votre attention.
(Source http://www.defense.gouv.fr, le 28 juin 2005)