Entretien de Mme Brigitte Girardin, ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie, avec France Inter le 2 novembre 2006 sur la résolution adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies concernant la Côte d'Ivoire.

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Média : France Inter

Texte intégral


Q - (Sur la situation en Côte d'Ivoire, à la suite de la résolution adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies)
R - On n'a pas du tout coupé la poire en deux, je crois qu'on a un texte très clair, très ferme d'ailleurs, qui a suscité l'unanimité du conseil de sécurité et c'est très bien que nous restions unis sur une position ferme et claire. On a tiré des leçons des échecs de la résolution précédente et on a considérablement a la fois clarifié le dispositif juridique. Désormais, aucun texte juridique - que ce soit la Constitution ivoirienne ou n'importe quel autre texte - ne pourra être opposé, invoqué, pour empêcher la mise en oeuvre de cette résolution et entraver, donc, les pouvoirs du Premier ministre. Cela, c'est un point essentiel.
Q - Donc pour vous le président Gbagbo n'a aucune raison de parler d'un coup d'Etat sur la Constitution ivoirienne ?
R - Ecoutez, je crois que cette résolution a fait le maximum pour éviter les conflits juridiques, pour éviter les conflits de pouvoir. Il faut maintenant qu'il y ait de la bonne volonté de la part de tout le monde pour éviter de retomber dans des impasses.Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 8 novembre 2006