Texte intégral
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Merci d'abord, Monsieur Ayrault, de la confiance que vous faites au Gouvernement. Vous avez raison sur un point, Monsieur le président Ayrault : EADS et l'ensemble de la filière aéronautique européenne, traversent aujourd'hui une période difficile. Ça, c'est un point sur lequel nous pouvons être d'accord. Force est de constater que nous avons immédiatement pris le problème à bras le corps. T. Breton, a contribué, au titre de l'Etat actionnaire, à la réorganisation du groupe ; D. Perben, a reçu et travaille avec l'ensemble de la filière. Alors, je veux le dire ici, solennellement, devant la représentation nationale, je crois dans la filière aéronautique, et je crois dans l'avenir industriel de la France, qu'il nous appartient, tous ensemble, de défendre.
Pourquoi ? Pourquoi cette confiance dans la capacité de la France ? Parce que ce sont 5 millions d'emplois qui sont en jeu ; parce que nous sommes le cinquième exportateur mondial au monde ; parce que l'industrie est au coeur de notre identité. C'est en restant une grande puissance industrielle que la France restera une grande puissance tout court. Beaucoup, et je le regrette, avaient renoncé à cette ambition. Notre majorité, l'a portée avec détermination, sous l'impulsion du président de la République, avec les pôles de compétitivité - c'est nous - , avec la création de l'Agence pour l'innovation industrielle - c'est nous -, avec la modernisation de notre système de recherche - c'est encore nous. C'est le retour d'une véritable stratégie industrielle pour la France.
Dans les mois qui viennent, je continuerai à défendre cette ambition. Nous avons réussi à sauver plus de 600 emplois à la Sogerma. Nous ne laisserons tomber ni Airbus, ni les salariés, ni les PME - et je réponds à votre question - qui travaillent dans cette filière. Je recevrai, dès la semaine prochaine, le président L.Gallois ; je me rendrai, mardi prochain, à Toulouse, pour trouver des solutions. Pour l'avenir d'Airbus, comme pour celui de toute notre industrie, il y a deux clés : l'innovation et l'Europe. Si nous, Européens, savons nous protéger et défendre nos intérêts économiques, il y a une voie pour une véritable excellence industrielle européenne. Elle doit se bâtir autour de nos deux grandes nations, la France et l'Allemagne. Nous avons remporté ensemble de grands succès ; il faut maintenant aller plus loin, comme par exemple, dans le secteur de l'énergie et de l'espace.
Rassembler nos forces, c'est tout le sens du patriotisme économique français et européen, dont je me réjouis de voir qu'aujourd'hui, vous les invoquez aussi. C'est comme cela que nous redonnerons confiance et fierté à nos compatriotes.Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 9 novembre 2006
Mesdames et Messieurs les députés,
Merci d'abord, Monsieur Ayrault, de la confiance que vous faites au Gouvernement. Vous avez raison sur un point, Monsieur le président Ayrault : EADS et l'ensemble de la filière aéronautique européenne, traversent aujourd'hui une période difficile. Ça, c'est un point sur lequel nous pouvons être d'accord. Force est de constater que nous avons immédiatement pris le problème à bras le corps. T. Breton, a contribué, au titre de l'Etat actionnaire, à la réorganisation du groupe ; D. Perben, a reçu et travaille avec l'ensemble de la filière. Alors, je veux le dire ici, solennellement, devant la représentation nationale, je crois dans la filière aéronautique, et je crois dans l'avenir industriel de la France, qu'il nous appartient, tous ensemble, de défendre.
Pourquoi ? Pourquoi cette confiance dans la capacité de la France ? Parce que ce sont 5 millions d'emplois qui sont en jeu ; parce que nous sommes le cinquième exportateur mondial au monde ; parce que l'industrie est au coeur de notre identité. C'est en restant une grande puissance industrielle que la France restera une grande puissance tout court. Beaucoup, et je le regrette, avaient renoncé à cette ambition. Notre majorité, l'a portée avec détermination, sous l'impulsion du président de la République, avec les pôles de compétitivité - c'est nous - , avec la création de l'Agence pour l'innovation industrielle - c'est nous -, avec la modernisation de notre système de recherche - c'est encore nous. C'est le retour d'une véritable stratégie industrielle pour la France.
Dans les mois qui viennent, je continuerai à défendre cette ambition. Nous avons réussi à sauver plus de 600 emplois à la Sogerma. Nous ne laisserons tomber ni Airbus, ni les salariés, ni les PME - et je réponds à votre question - qui travaillent dans cette filière. Je recevrai, dès la semaine prochaine, le président L.Gallois ; je me rendrai, mardi prochain, à Toulouse, pour trouver des solutions. Pour l'avenir d'Airbus, comme pour celui de toute notre industrie, il y a deux clés : l'innovation et l'Europe. Si nous, Européens, savons nous protéger et défendre nos intérêts économiques, il y a une voie pour une véritable excellence industrielle européenne. Elle doit se bâtir autour de nos deux grandes nations, la France et l'Allemagne. Nous avons remporté ensemble de grands succès ; il faut maintenant aller plus loin, comme par exemple, dans le secteur de l'énergie et de l'espace.
Rassembler nos forces, c'est tout le sens du patriotisme économique français et européen, dont je me réjouis de voir qu'aujourd'hui, vous les invoquez aussi. C'est comme cela que nous redonnerons confiance et fierté à nos compatriotes.Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 9 novembre 2006