Texte intégral
Je souhaiterais remercier Mme Ferrero-Waldner pour l'organisation de cette conférence. Le très haut niveau de participation est le signe tangible d'une nouvelle phase dans le développement de la politique européenne de voisinage. Cette première conférence est la manifestation concrète de l'espace commun de solidarité et de partenariat que forme l'Union européenne avec ses voisins à l'Est comme au Sud et l'occasion de recueillir les observations des pays concernés en vue des prochaines étapes de construction de ce partenariat.
Je salue les progrès enregistrés sous présidence allemande que nous a présentés Günter Gloser en vue du renforcement de la politique européenne de voisinage. C'est un objectif que nous soutenons pleinement et sommes décidés à poursuivre dans les prochains mois, afin d'offrir aux pays partenaires une politique de voisinage substantielle et crédible, gage de leur engagement déterminé et continu dans les réformes.
Pour la France, le renforcement de la politique de voisinage doit reposer sur les principes suivants :
- la PEV doit permettre d'organiser de manière cohérente, concertée et durable les relations de l'Union européenne avec les pays de son environnement proche qui n'ont pas aujourd'hui de perspective européenne, pour bâtir ensemble des partenariats adaptés aux défis communs auxquels nous sommes confrontés et qui ne peuvent pas attendre ;
- la PEV doit reposer sur approche globale qui n'oppose pas l'Est au Sud mais qui tienne dans le même temps compte des spécificités et du tempo de chaque partenaire, afin d'encourager les plus dynamiques à aller de l'avant tout en laissant aux autres la possibilité de progresser à leur rythme.
Je souhaiterais présenter les premières orientations que nous suivrons en la matière pendant la Présidence française de l'Union européenne :
- approfondir les relations avec les pays qui le souhaitent en tenant compte de l'évaluation des plans d'action, des motivations des partenaires et des priorités d'action sur les sujets d'intérêt commun, qu'il s'agisse de l'économie, des transports, de l'énergie, des migrations ou du dialogue interculturel. L'exemple de l'Ukraine et du Maroc, notamment montre tout le bénéfice qui peut être retiré de la Politique de Voisinage et je suis heureux de constater que de nombreux partenaires s'engagent dans la même voix.
- Développer la coopération régionale, que ce soit à l'Est, au Sud, ou au Nord, en s'appuyant sur les forums existants, au Maghreb, autour de la Mer noire, dans le Caucase, le cas échéant en cherchant à leur donner une nouvelle impulsion et en jetant des ponts, là où c'est possible et souhaitable, entre les différents sous-ensembles.
Enfin, nous devons réfléchir à l'adaptation de nos instruments, notamment financiers, aux évolutions et aux besoins de notre partenariat, en respectant un triple souci d'équilibre, d'efficacité et de plus-value par rapport à l'existant.
Je vous remercie.Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 5 septembre 2007
Je salue les progrès enregistrés sous présidence allemande que nous a présentés Günter Gloser en vue du renforcement de la politique européenne de voisinage. C'est un objectif que nous soutenons pleinement et sommes décidés à poursuivre dans les prochains mois, afin d'offrir aux pays partenaires une politique de voisinage substantielle et crédible, gage de leur engagement déterminé et continu dans les réformes.
Pour la France, le renforcement de la politique de voisinage doit reposer sur les principes suivants :
- la PEV doit permettre d'organiser de manière cohérente, concertée et durable les relations de l'Union européenne avec les pays de son environnement proche qui n'ont pas aujourd'hui de perspective européenne, pour bâtir ensemble des partenariats adaptés aux défis communs auxquels nous sommes confrontés et qui ne peuvent pas attendre ;
- la PEV doit reposer sur approche globale qui n'oppose pas l'Est au Sud mais qui tienne dans le même temps compte des spécificités et du tempo de chaque partenaire, afin d'encourager les plus dynamiques à aller de l'avant tout en laissant aux autres la possibilité de progresser à leur rythme.
Je souhaiterais présenter les premières orientations que nous suivrons en la matière pendant la Présidence française de l'Union européenne :
- approfondir les relations avec les pays qui le souhaitent en tenant compte de l'évaluation des plans d'action, des motivations des partenaires et des priorités d'action sur les sujets d'intérêt commun, qu'il s'agisse de l'économie, des transports, de l'énergie, des migrations ou du dialogue interculturel. L'exemple de l'Ukraine et du Maroc, notamment montre tout le bénéfice qui peut être retiré de la Politique de Voisinage et je suis heureux de constater que de nombreux partenaires s'engagent dans la même voix.
- Développer la coopération régionale, que ce soit à l'Est, au Sud, ou au Nord, en s'appuyant sur les forums existants, au Maghreb, autour de la Mer noire, dans le Caucase, le cas échéant en cherchant à leur donner une nouvelle impulsion et en jetant des ponts, là où c'est possible et souhaitable, entre les différents sous-ensembles.
Enfin, nous devons réfléchir à l'adaptation de nos instruments, notamment financiers, aux évolutions et aux besoins de notre partenariat, en respectant un triple souci d'équilibre, d'efficacité et de plus-value par rapport à l'existant.
Je vous remercie.Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 5 septembre 2007