Déclaration de M. Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, sur le programme de réflexion et d'action du Parti radical, son adhésion à la majorité présidentielle et sur sa candidature à la présidence du parti, Paris le 18 novembre 2007.

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Circonstance : 108ème congrès du Parti radical à Paris le 18 novembre 2007

Texte intégral

Cher André,
Mes Chers Amis,
D'abord, un grand merci d'être ici, à Paris, aujourd'hui malgré des circonstances difficiles.
Merci pour cette journée d'hier. Merci de prendre le temps de nous retrouver, de débattre, de réfléchir, de partager des difficultés ou des inquiétudes, des joies et des rêves aussi.
Merci pour votre enthousiasme, pour votre force d'action et de conviction au quotidien dans nos territoires, nos villes et nos quartiers ; merci de rester au plus près des Français, de leurs préoccupations, de leurs interrogations et de leurs espoirs.
Je vous remercie pour tout ce temps donné et partagé ; merci pour cette générosité du quotidien qui est un peu la marque de fabrique de notre parti.
Grâce à vous, le Parti radical est le parti de la simplicité et de la proximité :
La simplicité parce que nous formons une grande famille, unie et rassemblée qui a toujours su tendre la main aux autres.
La proximité parce que nous sommes un parti de terrain, de terroirs et de territoires.
Parce qu'au fond, un parti ce n'est pas qu'une structure juridique :
Un parti ce sont des militants qui animent une permanence, qui organisent des débats, qui font vivre et battre le coeur de la démocratie locale.
Un parti ce sont des fédérations qui portent haut les valeurs que nous défendons dans toutes les compétitions électorales.
Un parti ce sont des élus, des élus dont nous sommes fiers et qui nous représentent fidèlement, avec courage, au sein de toutes les instances de gouvernance nationales et locales. J'en profite pour saluer le travail de nos parlementaires en particulier celui de Jean LEONETTI 1er vice président du Groupe UMP qui fait entendre la voix radicale à l'Assemblée nationale et celui de Laurent HENART, avec qui j'ai eu la chance de travailler étroitement.
Je voudrais profiter de ce Congrès et que vous soyez tous réunis pour rendre un hommage appuyé et amical, à la fois personnel et collectif à André ROSSINOT.
André, je suis bien placé pour savoir, tout ce que la famille radicale te doit. Tu as été le fidèle dépositaire de notre tradition, de notre histoire et de nos valeurs. Grâce à toi, à ton action et à ton engagement, le parti radical a su conserver sa visibilité, son identité et surtout sa liberté. Nous te devons d'être restés ce que nous sommes ; d'être restés fidèles à ce que nous aimons, à ce que nous défendons depuis des décennies.
André, tu as toujours été radical. Tu as porté ce Parti parfois « à bout de bras ». Au cours de chacun de tes trois mandats, tu as permis au Parti radical de franchir une nouvelle étape.
Tu t'es battu pour ne plus être le seul député radical,
Tu as été le premier à refuser toute alliance avec le FN en prononçant l'exclusion immédiate du maire de GRASSE tenté par cette union contre nature,
Tu as fièrement défendu les couleurs de notre parti à l'élection pour la présidence de l'UDF en 1995,
Constatant les désaccords de plus en plus profonds avec François BAYROU, tu as pris l'initiative avec François LOOS, de participer à la dynamique d'union dès le premier tour des élections présidentielles de 2002 qui allait ensuite aboutir à la création de l'UMP et au statut de parti associé pour la famille radicale,
Tu as su rester ferme sur les valeurs et sur les principes : l'année dernière encore, la parution de ton rapport sur « la laïcité dans les services publics » en a été un exemple frappant,
Sans toi, il n'y aurait pas aujourd'hui un radicalisme au centre de la vie politique française.
Et puis, fils de l'est de la France, tu as très vite compris que seule la construction européenne était capable d'offrir à notre pays et au monde un chemin de paix durable. Fédéraliste convaincu, tu as su faire de l'idée européenne un engagement non partisan comme l'illustre cette marche pour l'Europe entre Nancy et Lunéville que tu as organisée avec le Président du MRG de l'époque, F. DOUBIN. Au fond, tu as été le précurseur du dialogue qui a repris cette semaine.
Mais en dépit d'une carrière nationale de premier plan, tu es et tu resteras avant tout Maire de Nancy, ville hautement marquée par l'aventure « Schrébérienne » !
Je crois que tu as découvert la ville à l'âge de 11 ans quand tu étais pensionnaire au Lycée POINCARE avec Jack Lang comme condisciple. Depuis, Nancy est devenue ta passion. Sans toi, Nancy ne serait pas cette ville que l'on trouve à chaque fois toujours plus belle ! Nos amis qui étaient venus aux Universités d'été en gardent d'ailleurs un souvenir ému !
Ville capitale à 1h30 de Paris en TGV (après quel combat !), Nancy est rapidement devenue une référence en matière de bien être et de qualité de vie. Une « ville référence riche en références » : je pense évidemment à la Place Stanislas mais aussi à chacun de ses quartiers patiemment rénové.
Le son et lumière de cet été évoquait justement une phrase du Roi Stanislas : « le vrai bonheur consiste à faire des heureux ». Cette maxime, cher André, pourrait être ta devise. A tel point que l'histoire d'amour avec Nancy continuera en mars prochain avec à tes côtés, notre ami Laurent HENART.
Car, sans toi André, nous ne pourrions pas compter sur de jeunes espoirs que tu as su repérer et former. Ils constituent notre avenir à tous, l'avenir de notre famille et nos valeurs. Je pense évidemment à Laurent HENART que tu as pris sous ton aile à Nancy, mais également à tous nos jeunes cadres actuels.
Ces remerciements, cette reconnaissance, je veux également les faire partager à ton épouse Françoise qui a toujours été à tes côtés pendant toutes ces années. Cet hommage, sincère, franc et massif, je voudrais aussi l'adresser à toute l'équipe dirigeante qui a su tenir la barque même quand cela tanguait ! Je pense à Pierre CUEILLE, notre trésorier ; à Gilles DOUCET, notre délégué général ; aux collaboratrices de la Place de Valois ainsi qu'aux bénévoles comme Arlette BRAQUY.
Mais je voulais aussi te dire que nous allons avoir besoin de toi !
On compte sur toi pour que Nancy reste une ville radicale,
On compte sur toi pour animer et le Nouveau Contrat Social qui est plus que jamais d'actualité dans le cadre de l'ouverture engagée par Nicolas Sarkozy,
On compte sur toi pour aider, conseiller et guider la nouvelle équipe.
Sans tomber dans l'autocélébration, je crois qu'on peut être fier de ce que nous avons fait pendant ces deux années :
Nous avons renouvelé notre Pacte de confiance avec l'UMP sur des bases saines et solides.
Nous sommes passés de 11 parlementaires en 2002 à 17 aujourd'hui. D'ailleurs, je voudrais saluer Alfred AMONT parlementaire de la Martinique et maire de Schoelcher ainsi que Pierre MOREL A L'HUISSIER, député de la Lozère, qui viennent juste de nous rejoindre.
Bienvenu parmi nous !
Nous avons eu la joie d'accueillir de nouveaux maires de grandes villes de France : je pense aux maires de Bourges, de Valenciennes, de Perpignan, de Tarbes ou plus récemment d'Orsay.
Et puis nous avons farouchement défendu notre différence ; nous avons conservé notre liberté de ton. Cette liberté qui est à la fois notre principale richesse, notre principal argument et notre principal héritage.
C'est cette liberté de ton qui nous permet de nous rassembler autour de majorités de projets ;
c'est parce que nous sommes libres que nous sommes écoutés ; c'est parce que nous sommes libres que nous sommes respectés.
Cette liberté, nous la devons à tous ceux qui ont travaillé pour cette maison : je pense à François LOOS et à Arlette FRUCTUS qui ont su dans les moments difficiles protéger et préserver la maison radicale ; je pense à Aymeri de MONTESQUIOU qui en fut le Secrétaire Général ;
Je pense à tous ceux qui ont dynamisé et développé leur fédération tel Patrice GASSENBACH à Paris, Jean-Paul ALDUY à Perpignan, Jean GRENET à Bayonne, Serge LEPELTIER à Bourges, Michel THIOLLIERES à Saint-Etienne, Michel ZUMKELLER dans le Territoire de Belfort, Robert LECOU dans l'Hérault, Fabienne et Bernard à Lyon et tous les autres qui me pardonneront de ne pas pouvoir les citer ici.
Le Parti radical c'est aussi des Présidents de Commission qui font un travail difficile et de qualité. Je souhaite qu'à l'avenir elles puissent participer plus activement à la vie de notre mouvement ; que chaque commission remette chaque année un rapport d'activité au comité exécutif et que ce dernier puisse leur commander des études.
Le Parti radical c'est enfin un Congrès, le 108ème qui, de plus doit élire un Président. Ce n'est pas et ce ne doit pas être anodin. Le choix d'un Président, c'est le choix d'un homme, de ses attitudes, et de l'image qu'il renvoie dans un monde incroyablement médiatisé. Car cette image a un impact sur votre image personnelle de militant ou d'élu ainsi que sur votre relation aux autres.
Cette présidence est forcément un pacte absolu entre nous. J'ai beaucoup réfléchi à l'idée même d'être candidat.
Pendant deux ans, j'ai eu l'occasion de cheminer avec vous et avec André. Les rôles étaient bien répartis : à lui l'interne et à moi l'externe. J'ai fait, en quelque sorte, mon stage d'apprenti président. C'est ce que l'on a appelé la coprésidence. La formule avait ses partisans et ses opposants. Certains étaient convaincus qu'il s'agissait d'une paix armée. Pour dire vrai, les choses n'ont pas toujours été très simples. D'abord, nous avions plutôt l'habitude, chacun d'entre nous, d'être le patron là où nous étions. Et là, tout d'un coup, il a fallu tout faire à deux, faire valider les décisions etc...Sans oublier les problèmes matériels : la distance, des emplois du temps chargés, des tempéraments et des personnalités différentes.
Cette situation a probablement pesé sur l'efficacité de notre parti, sur son organisation interne, sur sa communication, sa relation aux territoires, sa capacité à rayonner et surtout à faire des choix stratégiques. Mais la qualité de nos débats, le respect mutuel entre des positions parfois différentes sur le fond ou sur le calendrier de l'élection présidentielle nous ont permis de surmonter ces difficultés et d'adopter une position claire, réfléchie et commune.
Mais surtout ces deux années m'ont permis de faire l'apprentissage de ce qu'est la présidence d'un parti politique et notamment du parti radical. De mesurer à quel point c'est exigeant, à quel point c'est enthousiasmant. Je ne remercierais jamais assez André et les principaux responsables du Parti pour cette période que nous avons traversée paisiblement entre nous alors que les turbulences à l'extérieur étaient fortes et que ce magnifique débat présidentiel faisait rage.
Alors oui j'ai beaucoup réfléchi à être candidat. J'ai beaucoup réfléchi car quand je fais quelque chose, je le fais à fond.
Valenciennes, la rénovation urbaine, la cohésion sociale, le Grenelle de l'environnement : aujourd'hui je suis en charge d'un sujet crucial et de la gestion d'un grand Ministère des contradictions. Par ailleurs, j'ai une famille que j'aime. Alors je me suis interrogé, ces derniers mois et ces dernières semaines pour savoir si c'était raisonnable, compatible et possible.
Je me suis posé la question de savoir si cela avait un sens pour notre pays ou si finalement l'existence grand parti, l'UMP, d'un grand autre Parti, le PS est d'un courant radical à l'UMP n'était pas suffisant. Au fond je me suis dit que si c'était pour incarner un courant radical au sein de l'UMP peut-être pouvait-on trouver un meilleur candidat.
Si, en revanche, l'objectif c'est d'incarner, d'animer un grand Parti radical, cela n'a de sens que si l'on croit réellement à son absolue nécessité pour notre pays ; cela n'a de sens que si nous sommes sûrs d'avoir pour l'essentiel la même vision de l'avenir et que notre pacte de confiance soit total.
Je vous propose donc de nouvelles priorités pour notre action et notre réflexion avec en toile de fond, la modernisation indispensable de notre société dans le respect du pacte républicain dans un monde qui change à une vitesse absolument inédite.
La France doit se réformer si nous voulons rester fidèles à nous-mêmes et répondre à de nouveaux défis. Ces défis, c'est d'abord l'allongement de la durée de vie, qui est un progrès, mais qui pose la question de la place de nos aînés et de la solidarité intergénérationnelle. C'est ensuite l'évolution des parcours professionnels qui nécessite de repenser l'éducation et la formation pour développer l'alternance à toutes les étapes de la vie. Cette évolution rapide des métiers nous force à réorganiser aussi la solidarité, nos schémas antérieurs qui aujourd'hui sont éclatés entre différents systèmes d'aides. Nous devons monter dans le train de la croissance et trouver de nouvelles solutions comme par exemple le revenu de solidarité actif, mis en place par Martin HIRSCH, entre les départements, les villes, l'Etat, les caisses d'allocations familiales avec l'objectif assumé de réduire d'un tiers la pauvreté et l'exclusion.
Ces nouveaux défis, c'est enfin la compétitivité de nos entreprisses et la nécessité d'alléger les charges pesant sur le travail, de trouver des assiettes de financement plus larges et de défendre le pouvoir d'achat.
Oui, la France sous l'autorité du Président de la République est entrée dans cette période de mutation indispensable. A nous de l'accompagner tout en rappelant en permanence le pacte républicain et de cohésion sociale sans lequel ces réformes n'auraient ni de sens, ni de capacité d'entraînement.
Mais, il nous fait aussi être à l'avant-garde des enjeux de demain. Le monde est en train de vivre une mutation de son système économique, social et donc politique. Le Parti radical est né de la révolution industrielle avec son lot de débats et d'affrontements entre d'un côté la collectivisation des moyens de production et de l'autre côté, la défense d'un capitalisme uniquement à son propre service. Le radicalisme est né de cette volonté de trouver un chemin entre le capitalisme débridé et le communisme. Il est né de la volonté de défendre l'homme et la petite propriété privée, de défendre l'homme et le droit à l'éducation pour tous.
Le nouveau radicalisme aujourd'hui consiste à trouver la place de l'homme et le chemin de l'ère post-industrielle. Cela exige que nous regardions clairement les choses ; que nous soyons un parti à l'avant-garde de cette réflexion. Bref, que nous ayons « une République d'avance ».
Car quel est l'enjeu aujourd'hui ? L'ensemble de notre processus industriel est fondé sur l'énergie, sur le charbon pour l'essentiel dans un premier temps et puis sur le charbon, le pétrole et l'énergie électrique dans un second temps. Nous avons cru que tout ceci était éternel, que nous pourrions prélever toujours plus sur la planète, rejeter toujours plus de déchets, dégrader toujours plus la biodiversité. Or, nous savons que ce n'est plus possible.
Pourquoi est-ce un enjeu radical ?
Parce que l'homme est au centre de cette aventure ou de cette tragédie. Le 20ème siècle a été le siècle des vanités. Le 21ème siècle sera celui de l'humilité.
C'est un combat radical parce que c'est un combat qui veut allier le progrès et le respect. Le respect de l'homme et de la nature.
C'est un combat radical parce que c'est un combat universel qui concerne tous les hommes de la planète indépendamment de leur race ou de leur origine. C'est même la première fois que l'homme a conscience universellement de son appartenance à l'humanité.
Enfin c'est une méthode radicale car il s'agit d'aller au fond des choses. Ce fut le Grenelle de l'environnement qui est d'abord une grande victoire contre les préjugés. Il ne s'agit pas pour moi de vous proposer de transformer le parti radical en parti écologiste mais de vous dire que, quoi qu'il arrive, nous devrons inventer une nouvelle économie. L'économie de nos enfants ne sera pas celle que nous avons connue. C'est une formidable opportunité ! Face à ces enjeux, il y a d'un côté les partis traditionnels qui ne comprennent pas toujours qu'il s'agit d'une donnée essentielle, fondatrice de tout logiciel d'analyses. Et puis, il y a de l'autre côté, les partis écologistes qui proposent une approche statique, uniquement spécialisée. Dans ces conditions, ils ne parviendront pas à entraîner paisiblement l'ensemble des acteurs de la société française. Ils ne parviendront pas à proposer une transition en douceur.
La France a donc besoin d'un parti central, intégrant ces données de manière transversale et capable de les intégrer à tous les niveaux de la République : dans l'éducation, dans l'agriculture, dans la recherche, dans l'énergie, dans l'industrie, dans les transports, dans l'habitat et dans ses institutions.
Si nous sommes d'accord sur le fond, sur un réformisme social, sur la République et la laïcité, sur un monde de développement durable, alors cela un sens de bâtir ce grand parti du 21ème siècle.
Cela a un sens, dans le cadre d'un pacte renouvelé avec l'UMP et dans une indépendance loyale : nouvelle convention, principe de double appartenance, triplement du nombre d'adhérents dans chaque fédération, développement de leurs moyens de financement, nouvelle légitimité de la Présidence, durée du mandat, vote des militants.
Cela a un sens s'il s'agit d'un parti où l'on peut communiquer plus facilement avec les moyens modernes et dans lequel nos congrès et universités d'été, nos comités exécutifs, nos débats dans les fédérations font l'objet de propositions d'orientation.
Il y a une séduction radicale. Je n'ai pas voulu aller plus loin, je n'ai pas voulu la développer sans un accord de fond entre nous avec les élus, avec les formations politiques, avec les radicaux de gauche, avec les progressistes organisés ou isolés, les déçus du socialisme, avec le centre et les écologistes.
Je n'ai pas voulu établir de pont plus engagé sans avoir un mandat clair de votre part car cela nécessite que nous soyons prêts à nous ouvrir, prêts à bouger, prêts à collaborer, prêts à fédérer. Bref, prêts à aller au-delà de nous-mêmes.
Le cadre de notre action reste bien entendu le soutien à l'action du Président de la République et de la majorité sans ambiguïté mais aussi la volonté absolue de faire entendre notre différence et de travailler en profondeur sur l'évolution de la société française, d'y apporter nos réponses et de peser sur les choix politiques.
Et puis à plus court terme, nous devons peser sur les élections municipales. J'installerai dès lundi une cellule pour étudier, ville par ville, les moyens à mettre en oeuvre pour aider les radicaux à trouver leur place au sein des différentes listes. Nous mènerons ensuite une réflexion identique pour les élections régionales et européennes. La force des radicaux, elle doit se voir aux élections municipales, régionales et européennes.
En clair, si nous sommes d'accord pour moderniser notre société dans le respect du pacte républicain et du réformisme social,
Si nous sommes d'accord pour placer le Parti radical aux avant-postes du combat pour le développement durable, seul combat laïc, universel et incontournable,
Si nous sommes d'accord pour considérer que d'autres familles ont des valeurs que nous partageons ; que ces familles sont incroyablement dispersées, éclatées et qu'il est nécessaire qu'elles se rejoignent en un centre humaniste, social et démocratique aujourd'hui trop multiple pour être entendu, trop friable pour être fort, déboussolé, fragmenté et morcelé.
Si vous êtes prêts à ces réconciliations, à ces unités retrouvées, à cette nécessaire efficacité.
Si vous avez confiance en vous, en votre force collective. Si vous avez confiance en moi et que je peux avoir confiance en vous, car ne nous y trompons pas, il y aura sans doute des tensions et des tentatives de déstabilisation.
Alors, je suis candidat à la Présidence du Parti radical et ce sera le début d'une aventure collective s'inscrivant, pas à pas dans la durée. Une aventure collective que je crois nécessaire pour notre pays.Source http://www.partiradical.net, le 26 novembre 2007