Texte intégral
Q - Nicolas Sarkozy affirme vouloir poursuivre "l'indispensable travail" en Afghanistan. Cette décision fait-elle l'unanimité au sein du gouvernement ?
R - Il n'y a aucun état d'âme à avoir face à cette réaffirmation du président justifiant notre présence forte au sein de la coalition présente en Afghanistan. Baisser la garde serait la décision la plus dangereuse pour cette région du monde, pour la paix et pour notre sécurité face à la menace terroriste.
Q - L'arrivée de renforts peut-elle être envisagée ?
R - Je me réfère à ce qu'a dit le président en Afghanistan. Nous sommes dans une phase de déploiement du renforcement de la présence française décidée en début d'année, de l'ordre de 700 personnes en plus. Dans cette coalition, chacun tient sa place, dans un secteur. Nous sommes dans la bonne mesure.
Q - François Hollande souhaite l'ouverture d'une réflexion sur la mission française en Afghanistan. Cette déclaration vous paraît-elle opportune ?
R - Il y a un temps pour tout. Lorsque le président a décidé de renforcer la présence des troupes françaises en Afghanistan, il y a eu un débat. Aujourd'hui, nous sommes dans le temps du deuil, de la solidarité et de l'unité nationale. Mais ce temps-là n'interdit pas le dialogue, à condition qu'il soit constructif. La semaine prochaine, la commission de la défense à l'Assemblée auditionnera le ministre de la Défense. Le gouvernement n'a aucune difficulté à répondre à d'éventuelles questions, pas plus que l'état-major n'aura de difficulté à faire le bilan qui sort de ces combats. Nous n'avons rien à cacher.
Q - Quels enjeux en Afghanistan ?
R - L'Afghanistan est dans une situation contrastée. D'un côté, des progrès considérables sont effectués, dans le domaine de l'éducation, sanitaire, et dans le domaine militaire où l'armée afghane, à nos côtés, prend sa place et va bientôt pouvoir assumer la responsabilité militaire de la région de Kaboul. Mais dans d'autres domaines, beaucoup de travail reste encore à accomplir. Je pense à la prédominance de l'économie de la drogue par rapport aux enjeux de développement, à la corruption qui s'ensuit et aux maux endémiques qui lui sont associés. Ce pays est aujourd'hui à la croisée des chemins.
Si nous restons, c'est aussi pour empêcher un développement exponentiel du terrorisme s'emparant d'un Etat, avec toutes les conséquences qu'une telle situation pourrait avoir sur notre propre sécurité, et plus largement sur la paix dans le monde. C'est une région extrêmement dangereuse, l'opinion publique l'a compris. Si nous abandonnions cette région à elle-même, nous nous comporterions de manière irresponsable, notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 22 août 2008
R - Il n'y a aucun état d'âme à avoir face à cette réaffirmation du président justifiant notre présence forte au sein de la coalition présente en Afghanistan. Baisser la garde serait la décision la plus dangereuse pour cette région du monde, pour la paix et pour notre sécurité face à la menace terroriste.
Q - L'arrivée de renforts peut-elle être envisagée ?
R - Je me réfère à ce qu'a dit le président en Afghanistan. Nous sommes dans une phase de déploiement du renforcement de la présence française décidée en début d'année, de l'ordre de 700 personnes en plus. Dans cette coalition, chacun tient sa place, dans un secteur. Nous sommes dans la bonne mesure.
Q - François Hollande souhaite l'ouverture d'une réflexion sur la mission française en Afghanistan. Cette déclaration vous paraît-elle opportune ?
R - Il y a un temps pour tout. Lorsque le président a décidé de renforcer la présence des troupes françaises en Afghanistan, il y a eu un débat. Aujourd'hui, nous sommes dans le temps du deuil, de la solidarité et de l'unité nationale. Mais ce temps-là n'interdit pas le dialogue, à condition qu'il soit constructif. La semaine prochaine, la commission de la défense à l'Assemblée auditionnera le ministre de la Défense. Le gouvernement n'a aucune difficulté à répondre à d'éventuelles questions, pas plus que l'état-major n'aura de difficulté à faire le bilan qui sort de ces combats. Nous n'avons rien à cacher.
Q - Quels enjeux en Afghanistan ?
R - L'Afghanistan est dans une situation contrastée. D'un côté, des progrès considérables sont effectués, dans le domaine de l'éducation, sanitaire, et dans le domaine militaire où l'armée afghane, à nos côtés, prend sa place et va bientôt pouvoir assumer la responsabilité militaire de la région de Kaboul. Mais dans d'autres domaines, beaucoup de travail reste encore à accomplir. Je pense à la prédominance de l'économie de la drogue par rapport aux enjeux de développement, à la corruption qui s'ensuit et aux maux endémiques qui lui sont associés. Ce pays est aujourd'hui à la croisée des chemins.
Si nous restons, c'est aussi pour empêcher un développement exponentiel du terrorisme s'emparant d'un Etat, avec toutes les conséquences qu'une telle situation pourrait avoir sur notre propre sécurité, et plus largement sur la paix dans le monde. C'est une région extrêmement dangereuse, l'opinion publique l'a compris. Si nous abandonnions cette région à elle-même, nous nous comporterions de manière irresponsable, notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 22 août 2008