Conférence de presse de MM. Nicolas Sarkozy, Président de la République, et Jaap De Hoop Scheffer, Secrétaire général de l'OTAN, et Mme Angela Merkel, Chancelière de la République fédérale d'Allemagne, sur l'OTAN, à Strasbourg le 4 avril 2009

Texte intégral


M. JAAP DE HOOP SCHEFFER - Bonjour à tous. C'est un grand plaisir pour moi de pouvoir vous annoncer une décision qui a été prise, il y a quelques instants, par les chefs d'Etat et de gouvernement au sein du Conseil de l'Atlantique Nord de nommer le Premier ministre danois, Anders Fogh RASMUSSEN comme prochain Secrétaire général de l'OTAN. Vos applaudissements sont tout naturels.
Cela me fait très plaisir de pouvoir vous l'annoncer parce que chaque chef d'Etat et de gouvernement a été pleinement convaincu qu'Anders Fogh RASMUSSEN est l'homme qui est le mieux placé pour reprendre en main la transformation de l'OTAN qui va jouer un rôle extrêmement important. On va guider l'OTAN dans la période qui vient. Vous savez que les discussions ont été longues sur ces 36 dernières heures, mais le fait même que nous nous présentions devant vous côte à côte signifie qu'au cours de ces discussions on a pu trouver une solution pour apaiser les craintes exprimées par la Turquie et que nous sommes unanimement d'accord en faveur de M. RAMUSSEN.
En présence de M. le Président de la République et de Mme la Chancelière MERKEL, c'est une occasion tout à fait particulière, ils seront les premiers à féliciter le nouveau Secrétaire général. Permettez-moi d'être le premier à vous donner la parole.
M. ANDERS FOGH RASMUSSEN - Merci beaucoup, Monsieur le Secrétaire général, je suis très honoré de cette nomination. Je serai donc le prochain Secrétaire général de l'OTAN. Je ferai tout mon possible pour être à la hauteur de la confiance que mes collègues m'ont témoignée. Aujourd'hui est une journée historique, non seulement parce qu'un Danois va assumer le poste de Secrétaire général de l'OTAN et c'est la première fois. Mais tout d'abord, parce que nous célébrons aujourd'hui le soixantième anniversaire du mouvement pacifique le plus réussi du monde. Aujourd'hui, nous avons fêté l'amitié franco-allemande. Nous célébrons l'unité européenne et le partenariat transatlantique et j'attends avec beaucoup d'intérêt de pouvoir poursuivre les efforts remarquables consentis par le Secrétaire général Jaap de Hoop SCHEFFER dans la transformation de l'OTAN pour permettre à l'organisation de gérer les nouveaux défis du XXIème siècle. Je voudrais saisir cette occasion, Monsieur le Secrétaire général, pour vous féliciter du travail remarquable que vous avez effectué depuis plus de cinq ans maintenant. C'est, et je le répète, un grand honneur pour moi de poursuivre ce travail et j'attends avec grand plaisir de pouvoir assumer le poste de Secrétaire général le 1er août de cette année.
Merci beaucoup.
M. JAAP DE HOOP SCHEFFER - Alors, je voudrais tout d'abord remercier une fois encore nos hôtes français et allemands pour leur extraordinaire hospitalité. Merci, Monsieur le Président. Merci, Madame la Chancelière. Je voudrais également exprimer ma sympathie aux habitants de Strasbourg, de Kehl et de Baden-Baden dont le quotidien a été compliqué par l'événement qui s'est déroulé dans leur ville.
Ce sommet a marqué plusieurs étapes importantes. D'abord, l'Albanie et la Croatie ont pris place autour de la table de l'OTAN, assumant les avantages et les responsabilités que comporte l'adhésion. La France reprend toute sa place au sein de l'OTAN pour le plus grand avantage de l'Alliance et aussi, je pense, de l'Union européenne.
Comme vous avez vu dans la déclaration, nous nous sommes félicités de la décision de la France de participer pleinement aux structures de l'OTAN. Désormais, cette décision de la France sera appliquée selon les règles et les procédures de l'Alliance au sein de toutes les instances de l'OTAN, y compris le Conseil en session permanente.
Elle est à sa soixante et unième année et elle se porte bien. Mais ce sommet a aussi été une réunion de travail et l'Alliance a, aujourd'hui comme à l'avenir, des questions importantes à traiter. Nous avons accompli, ici, au cours des dernières 24 heures un travail substantiel. Nous avons eu des discussions et nous avons pris des décisions importantes sur les défis les plus immédiats pour l'OTAN, et c'est bien l'Afghanistan. Nous avons parlé stratégie et je peux vous dire que cette alliance est unie sur la nécessité d'une approche globale, le renforcement du leadership afghan, d'un plus grand effort d'un secteur civil et d'un engagement ferme s'inscrivant dans la durée. Et nous mettons des ressources aux services de cette stratégie.
Cette réunion a permis de créer une mission de l'OTAN de formation en Afghanistan pour superviser la formation des cadres de l'armée nationale afghane et la formation de la police afghane. Nous allons mettre à disposition un nombre de formateurs et de mentors pour la police afghane. Nous allons déployer les forces nécessaires au soutien des élections prochainement en Afghanistan. Nous allons fournir des OLMT, des équipes de liaison et du « mentoring » nécessaire pour appuyer les équipes actuelles et futures, à mesure que l'armée nationale se développe. Et nous gérerons un fonds d'affectation spéciale pour soutenir le développement de l'armée afghane. Le point crucial est, sur l'Afghanistan, ce sommet, cette Alliance a produit des résultats concrets.
Nous avons également examiné une autre question importante pour la sécurité de l'Alliance atlantique : la question de la relation avec la Russie. Tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut coopérer avec la Russie. Nous voulons coopérer avec la Russie parce que nous avons des intérêts communs en matière de sécurité. Nous voulons exploiter le Conseil OTAN-Russie au maximum pour que la coopération pratique se poursuive : la maîtrise des armements, la lutte contre la piraterie, etc. Nous devons utiliser cette instance pour exprimer nos différences qui sont bien là, sur la Géorgie, sur le Traité sur les Forces conventionnelles en Europe et parfois le discours très dur de Moscou. Nous pensons que cette relation peut être plus productive qu'elle ne l'a été jusqu'ici, si toutes les parties prennent les mesures nécessaires et nous allons engager la Russie dans cet esprit.
Enfin, nous avons également parlé de l'avenir de l'OTAN. Les Chefs d'Etat et de gouvernement ont décidé de lancer le processus de l'actualisation du concept stratégique qui date de 1999, une actualisation qui est tout à fait nécessaire à mes yeux. Le nouveau concept, devant être approuvé au prochain sommet, devra s'attacher d'abord à actualiser ce que nous faisons dans la pratique déjà : la lutte contre la piraterie, la cyber-défense et en Afghanistan, et donner les orientations sur ce que l'OTAN devrait faire en plus au XXIème siècle.
C'est un grand plaisir de passer la parole au Président de la République, Nicolas SARKOZY.
LE PRESIDENT - Je ne vais pas rappeler ce qu'a excellemment dit notre Secrétaire général, juste deux ou trois remarques. D'abord, la joie d'avoir travaillé avec Angela MERKEL, le sommet du G20, le sommet de l'OTAN. Je veux réaffirmer la totale identité de vue sur tous les sujets. Encore hier soir, au dîner, sans trahir de secrets, Angela MERKEL et moi, nous avions dit que ce sommet devait être conclusif y compris pour la nomination d'un Secrétaire général. Nous étions convaincus qu'il fallait une conclusion parce que le temps des sommets internationaux où on parle pour ne rien décider, ce temps est révolu. De ce point de vue, la force de l'axe franco-allemand compte. Et naturellement, Angela MERKEL et moi, nous avions soutenu la candidature excellente de Monsieur RASMUSSEN. Je me réjouis qu'il ait été désigné à l'unanimité comme nous l'avions demandé hier soir.
Deuxième élément, des remerciements au Président OBAMA qui s'est engagé puissamment dans toutes les décisions que nous avons prises. C'est son premier sommet de l'OTAN, cela a été facile de travailler avec lui. Il a tenu son leadership, il a tenu ses engagements et pour nous, entendre le Président des Etats-Unis dire : il faut une Europe de la défense, il faut une Europe plus présente dans la structure atlantique, il faut des alliés debout et des alliés forts, c'est quelque chose qui répond à l'engagement de la France de reprendre toute sa place dans le commandement intégré.
Enfin, troisièmement, nous militions, Angela MERKEL comme moi, pour que l'Europe prenne plus sa place dans l'organisation atlantique. Eh bien, c'est le cas. Je dis à tous les Français qu'avec une France qui reprend toute sa place au sein de l'organisation, l'Europe pèsera davantage.
Je voudrais remercier, à mon tour, le Secrétaire général pour l'excellence de son travail. C'est donc une histoire internationale qui a commencé il y a quatre jours : deux sommets conclusifs, deux sommets opérationnels, deux sommets dont les décisions vont pouvoir changer le cours des choses et préparer l'avènement d'un nouveau monde. C'est ce que nous souhaitions.
MME ANGELA MERKEL - Je voudrais remercier le Secrétaire général actuel pour son excellent travail et féliciter le nouveau Secrétaire général. Je ne lui dis pas adieu mais je lui dis au revoir. Je suis vraiment heureuse de voir que l'OTAN a prouvé sa capacité à agir. Nous avons donc lancé un nouveau concept stratégique. Nous nous sommes mis d'accord sur la stratégie pour l'Afghanistan. Nous avons revitalisé le Conseil OTAN-Russie qui a une tâche importante à relever mais.
Pour moi, il ne fait aucun doute que ceci a été possible parce que nous voulions, aussi bien Nicolas SARKOZY que moi, marquer cette anniversaire par un geste très symbolique avec la traversée du pont des deux rives sur ce fleuve, qui a vu de si nombreux conflits. Nous sommes vraiment heureux de pouvoir construire un avenir sur les fondations qu'ont posées nos ancêtres, mais nous étions unis pour la préparation de ce sommet. Nous pensions aussi que pour la génération d'aujourd'hui, il y a encore de nombreuses tâches à accomplir et quand nous voyons tout ce qui nous reste à faire, il est vraiment important de pouvoir se rassembler autour de la personne d'un nouveau Secrétaire général en lui souhaitant la réussite pour relever tous les défis du XXIème siècle. C'est la raison pour laquelle nous nous réjouissons de voir que l'OTAN est reconnue comme alliance adaptable.
Et merci à Nicolas SARKOZY qui nous a permis de mieux nous connaître, d'approfondir nos liens d'amitié. Il sait qu'avec les Etats-Unis d'Amérique, nous sommes tout à fait disposer à travailler avec détermination pour faire en sorte que la relation transatlantique ne soit pas seulement des mots sur un papier mais que cela puisse être concrétisé. Le Président des Etats-Unis aujourd'hui a apporté une contribution très importante. Il a posé d'excellente base pour nous permettre de progresser sur des dossiers très complexes, difficiles. Je suis convaincue de rentrer chez moi très satisfaite. L'Allemagne a vraiment eu beaucoup de plaisir à co-organiser ce sommet. Nous remercions la France pour nous avoir accueillis si chaleureusement du côté français.
QUESTION - (inaudible) formateurs espagnols, 65 soldats belges, 150 gendarmes français. Cette énumération, même si elle s'accroit dans les prochains jours qui viennent par d'autres contributions européennes est cruelle comparée à 21 000 soldats américains supplémentaires. Est-ce que vous ne craignez pas que, dans la conduite de la guerre en Afghanistan, on assiste à une américanisation de plus en plus marquée de cette guerre et à terme, américanisation de plus en plus marquée de l'Alliance atlantique ?
M. JAAP DE HOOP SCHEFFER - Après deux réunions et 28 heures de réunion, je peux vous dire que, ce matin, pendant les discussions sur l'Afghanistan, j'ai entendu plus de dix alliés avec des contributions substantielles dans le sens financier, dans le sens militaire, dans le sens civil. Alors, on peut absolument dire que ce sommet, aussi dans ce sens, a été un grand succès. On va soutenir les élections, on va améliorer l'entraînement, la formation, on a le fonds d'affectation spéciale. J'ai vu des bataillons pour le soutien des élections. Ce résultat, pour moi, c'est un résultat très important de ce sommet, aussi dans le sens matériel, argent. Le résultat est un bon résultat.
LE PRESIDENT - Qu'il me soit permis de rendre hommage au sens de l'humour de M. ZECCHINI. En vérité, et moi qui le connaît bien, vous n'avez pas compris qu'il y avait une volonté de détendre l'atmosphère, dire que l'Europe a moins d'influence au sein de l'OTAN alors même que le nouveau Président des Etats-Unis vient de présenter la nouvelle stratégie américaine qui correspond point pour point à ce que les Européens demandaient depuis des mois et des années. Je le dis très gentiment, c'est une forme de provocation bien sympathique, mais qu'il me soit permis de vous dire que, sur le fond des choses, c'est la thèse qui a toujours été défendue par l'Europe sur l'Afghanistan, qui est en train de triompher et le Président des Etats-Unis, avec son pays, a fait mouvement vers cette thèse.
Deuxièmement, je ne savais pas que M. RASMUSSEN était un Américain, que nous venions de désigner un Secrétaire général américain. Je n'avais pas immédiatement compris. Mais je rappelle qu'il est profondément européen et même qu'il y a eu un débat hier soir de certains membres non européens qui nous disait : quand même, l'Europe vous êtes fort dans l'OTAN mais ne prenez pas tous les pouvoirs.
Vous voyez, au fond, quand on est à la table de discussion et de décision, on n'a pas toujours la même vision que quand on est à l'extérieur de la salle où se prennent les décisions.
MME ANGELA MERKEL - Nous allons mettre plus de troupes à disposition, je ne vais pas énumérer toutes les annonces qui ont été faites mais je me permets simplement de dire que le concept de sécurité en réseau, comme l'a expliqué le Président français, est un concept que nous défendons depuis déjà beaucoup de temps. C'est un concept qui va, désormais, être mis en oeuvre à 100 %. Grâce à notre nouvelle stratégie pour l'Afghanistan et la nouvelle stratégie américaine sur l'Afghanistan, ce qui veut dire qu'il sera facile pour nous d'opérer et cela permettra encore d'accélérer l'opération et d'harmoniser nos contributions.
QUESTION - Comment avez-vous réussi à convaincre le Premier ministre turc, M. ERDOGAN ?
MME ANGELA MERKEL - Je crois comprendre qu'un grand nombre des alliés étaient déterminés à ce que M. RASMUSSEN, le Premier ministre danois devienne notre Secrétaire général mais il fallait que le vote soit unanime donc nous avons discuté avec le Premier ministre, M. GÜL, et en définitive, c'est le souhait d'unité qui a permis de prendre la décision parce qu'étant donné le conflit actuel, il était impensable que nous ne nous mettions pas d'accord. Et ce sommet de l'OTAN a montré que nous sommes sur le point d'ouvrir une nouvelle page dans le lien transatlantique, une page liée à beaucoup d'espoir mais nous sommes également prêts à prendre des mesures qui s'imposent.
LE PRESIDENT - C'est une nouvelle étape dans le lien transatlantique. Profondément, on peut avoir des désaccords, on en a eu au G20 mais on fait partie de la même famille. Dans une famille, il peut y avoir des désaccords. On a le devoir de les régler dans un climat constructif. Chacun a fait un effort et je crois que l'époque des malentendus, des soupçons respectifs, cette époque est oubliée. Ecoutez, on a tellement de vrais problèmes à régler : crise économique, engagement en Afghanistan, tous les conflits régionaux qui existent. Franchement, concentrons nous sur les vraies difficultés du monde et non pas sur les problèmes d'ego, les susceptibilités, les malentendus. Nous, en Europe, nous voulons travailler avec les Etats-Unis. Les Etats-Unis veulent travailler avec nous. C'est une bonne nouvelle. Alors qu'il y a tant de sujets de division, de guerre et d'affrontement dans le monde, ce rassemblement-là entre les Etats-Unis et l'Europe porte ses fruits.
Comme on se le disait d'ailleurs, je me demandais si vous alliez me demander si c'était une nouvelle étape de l'axe franco-allemand. Peut-être que jusqu'à présent Mme MERKEL et moi, on avait géré cette axe comme nos prédécesseurs, du mieux possible et aussi avec des hésitations. Mais je pense, qu'entre l'Allemagne et la France, on a vu que quand on décidait de prendre des initiatives ensemble, cela avait une force considérable. Franchement, je suis très fier et très heureux de ce qu'on a fait avec Angela.
M. JAAP DE HOOP SCHEFFER - La seule raison pour laquelle je suis au milieu, c'est que je suis Secrétaire général de l'OTAN. Sinon, on avait le Président et la Chancelière, n'est-ce pas, « side by
side ».
QUESTION - Une question pour le Secrétaire général : le Président Barack OBAMA a promis d'envoyer davantage de troupes en Afghanistan. Je me demande si vraiment l'OTAN va envoyer plus de troupes ?
M. JAAP DE HOOP SCHEFFER - Absolument, absolument. Je l'ai déjà dit dans une autre langue, il y a quelques instants. Nous sommes nombreux à prendre des engagements ce matin et les résultats sont excellents pour ce qui est du plan financier, de l'effort civil mais également pour l'envoi de troupes. Je peux vous dire que quant aux défis directs qui consistent à soutenir et à assister les élections en août, le résultat du sommet est un résultat excellent.
LE PRESIDENT - Demande unanime que les droits de la femme et les droits de l'Homme soient défendus et soient respectés par le gouvernement afghan. D'une législation récente, nous demandons qu'il y ait une nouvelle délibération du Parlement conforme à la constitution afghane. Nous sommes là-bas pour défendre des valeurs. Ces valeurs, elles concernent tout le monde et spécialement le gouvernement que l'on aide. Nous ne sommes pas décidés à transiger sur ces valeurs. Les femmes ont des droits, il y a les droits de l'Homme qui sont aussi naturellement les droits de la femme, les droits de l'Homme au sens de l'être humain. Et nous ne sommes pas décidés à transiger là-dessus. Personne, aucun d'entre nous. Je pense que le message a été reçu directement.
MME ANGELA MERKEL - Effectivement, cela fait partie de notre stratégie en Afghanistan, les droits des hommes et des femmes sont des droits égaux et nous espérons que le projet de loi sera retiré. Il est inacceptable qu'une telle loi, si elle devait être adoptée en Afghanistan, devienne une loi qui fait partie de la législation. Il faut que tout le monde en Afghanistan ait le droit de vivre en toute liberté et égalité avec les autres.
QUESTION - Une question, Monsieur le Secrétaire général, elle porte sur le prochain Secrétaire général, vous avez dit que ce n'était pas une question de personnalité alors qu'il y a des grands problèmes dans le monde. Mais la Turquie a dit qu'il y avait un problème, que c'était une question de respect pour le monde musulman. Est-ce là un domaine où M. RASMUSSEN pourra lancer, construire un pont ?
M. JAAP DE HOOP SCHEFFER - Ecoutez, je reprendrai les paroles de M. OBAMA : un Secrétaire général, Anders Fogh RASMUSSEN a été choisi à l'unanimité, c'est une décision capitale. Je pense que le Président de la République et Madame la Chancelière partageront mon point de vue et M. RASMUSSEN est un Secrétaire général extrêmement compétent.
LE PRESIDENT - Il soutient les droits de l'Homme, c'est un démocrate. Il n'y avait aucune raison qu'il y ait quelque présupposé sur lui. Et en terminant, qu'il me soit permis de remercier la ville de Strasbourg, la ville de Baden-Baden aussi, la ville de Kehl. La ville de Strasbourg qui nous a merveilleusement accueillis, certainement, je voudrais remercier les habitants d'avoir supporté les gênes, que peuvent pour leur vie quotidienne, générer un sommet de cette importance. Merci à tous.
MME ANGELA MERKEL - Mes remerciements également à Strasbourg, Baden-Baden et Kehl.