Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, à l'issue du premier tour des élections régionales, Paris le 14 mars 2010.

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Texte intégral

Au premier tour des Elections Régionales une première constatation s'impose, plus d'un français sur deux n'est pas allé voter. C'est un record absolu pour une élection régionale.
J'en tire un premier enseignement : les régions et leurs dirigeants n'ont pas trouvé leur place dans l'opinion.
Plus que jamais la réforme et la simplification de notre organisation territoriale, que nous voulons avec le Président de la République, sont nécessaires.
Le deuxième enseignement est que la faible participation ne permet pas de tirer un enseignement national de ce scrutin.
Contrairement à tous les pronostics, rien n'est donc joué pour le second tour dans de nombreuses régions.
Tout reste ouvert car les électeurs ne sont la propriété d'aucun parti.
Dimanche prochain, il revient à chacun d'entre vous de choisir une équipe et un projet pour sa région.
Pour l'UMP et ses alliés les choses sont claires. Unies dès le premier tour, elles le seront pour le second.
Voter pour elles, c'est voter pour la clarté, pour la cohérence, pour le rassemblement des français, au moment où la sortie de la crise économique et financière exige du sang froid, du courage et de l'unité.
Plus que jamais, nous avons besoin d'une mobilisation générale de l'Etat et des régions pour relancer les investissements, pour protéger nos emplois et notre agriculture, pour combattre toutes les formes de délinquance qui affaiblissent notre pacte républicain, pour accélérer la révolution du développement durable car l'écologie n'est ni de droite, ni de gauche.
Le Grenelle de l'environnement et l'engagement sans faille du Président de la République en Europe et dans le monde contre le réchauffement climatique, constituent un bilan auquel le PS ne peut pas prétendre.
Vous devez refuser ceux qui appellent à faire des régions des contre pouvoirs. Nous sommes 65 millions de français dans un monde de 6 milliards d'êtres humains.
Dans toutes les régions nous sommes des français face aux mêmes défis.
Je demande à tous les électeurs de la majorité présidentielle de se mobiliser pour le second tour.
Au-delà des étiquettes partisanes, je me tourne aussi vers tous les français qui savent que la modernisation de la France passe par des régions dynamiques, fortes et solidaires.
Source http://www.gouvernement.fr, le 15 mars 2010