Déclaration de M. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la démission du professeur Michel Kazatchkine du poste de directeur du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Paris le 24 janvier 2012.

Texte intégral

La France regrette vivement le départ en mars 2012 du professeur Michel Kazatchkine, élu pour un premier mandat en mai 2007, directeur du Fonds mondial de Lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (FMSTP) qui avait été reconduit jusqu’en avril 2014.
J’exprime la reconnaissance des autorités françaises pour l’engagement exceptionnel et pour le remarquable travail que le professeur Kazatchkine aura accompli pendant près de cinq ans, établissant le Fonds mondial comme l’instrument international le plus efficace pour lutter contre ces trois pandémies meurtrières.
L’efficacité du Fonds mondial dans la lutte contre les trois pandémies - sida, tuberculose et paludisme - n’est plus à démontrer : ce sont 3,3 millions personnes qui suivent un traitement antirétroviral contre le VIH/sida dont 300 000 nouveaux patients en 2011; 8,6 millions personnes qui ont reçu un traitement contre les formes résistantes de tuberculose, dont 900.000 nouveaux patients en 2011, et, 170 millions personnes traitées contre le paludisme avec une diminution de la mortalité de plus de 30 % dans les pays les plus touchés. En 10 ans, ce sont plus de 1 000 subventions accordées à 150 pays qui ont permis de sauver 6,5 millions de vies.
À l’origine de la création du Fonds mondial en 2002 et à ses côtés depuis cette date, la France en est le deuxième contributeur, avec 360 millions d’euros par an, en augmentation de 20 % pour la période 2011-2013. La France réitère son attachement à la poursuite de l’action du Fonds mondial, qui doit plus que jamais recevoir l’appui de tous les donateurs et développer des actions toujours plus efficaces.Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 26 janvier 2012