Déclaration de M. Jean Leonetti, ministre des affaires européennes, en réponse à une question sur la crise de la Zone euro, à l'Assemblée nationale le 21 février 2012.

Texte intégral

Monsieur le Député, vous avez raison de vous réjouir de l’accord qui a été obtenu cette nuit grâce à l’action en particulier de la France, comme vient de le rappeler le Premier ministre.
M. Baroin étant toujours retenu à Bruxelles, j’ai le plaisir de répondre à votre question.
Cet accord est un accord à la fois de solidarité et de discipline. C’est un devoir moral : nous ne laissons pas sur le bord du chemin le plus fragile. C’est un devoir politique : nous défendons l’Europe et l’euro. C’est enfin un devoir économique : nous évitons la contagion.
Bien sûr, vous l’avez rappelé, nous pensons aux souffrances du peuple grec. Mais nous savons aussi que sauver un pays de la faillite, c’est sauver un peuple de la misère. En agissant ainsi, l’Europe a donc apporté une aide substantielle non seulement à la Grèce, mais également au peuple grec dans son ensemble.
Je voudrais également rappeler la mise en place prochaine du Mécanisme européen de stabilité, le véritable fonds monétaire européen que vous avez évoqué. La France sera le premier pays à le mettre en place, grâce au vote qui va avoir lieu cet après-midi dans cet hémicycle.
Vous le savez, c’est un mécanisme qui évitera la spéculation sur les pays de la zone euro les plus fragiles. Le secteur privé, parce que c’est moral et légitime, a participé, à hauteur de plus de 100 milliards d’euros, à un effacement de la dette grecque. Grâce à leur anticipation de la situation et à leur solidité, les banques françaises feront face, sans qu’il n’y ait aucune conséquence pour les Français et pour elles. (…).
source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 23 février 2012