Texte intégral

Le ministre des finances et des comptes publics a présenté une communication relative au bilan des réunions financières internationales qui se sont tenues à Washington du 10 au 12 avril 2014.
Se sont succédées une réunion des ministres des finances du G7, une réunion des ministres des finances du G20, les comités de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, ainsi qu'une réunion ministérielle informelle sur l'économie du changement climatique et une table ronde sur l'aide à la République centrafricaine.
Le point central des discussions lors des différentes réunions a été la croissance mondiale, et les moyens de la renforcer. L'économie mondiale se porte sensiblement mieux qu'il y a encore quelques mois, notamment s'agissant des pays de la zone euro, qui sont désormais en phase de reprise. Néanmoins, accélérer la croissance mondiale reste un objectif qui justifie de nouveaux efforts. Les pays du G20 ont ainsi engagé un travail d'identification des mesures qui permettront d'augmenter de 2% le niveau de l'activité mondiale à horizon de 5 ans.
La France entend participer pleinement à cet effort mondial. Elle a ainsi présenté, lors des réunions de Washington, l'apport du Pacte de responsabilité et de solidarité à l'effort collectif en faveur de la croissance. Sur ce plan, tant les positions exprimées par les organisations internationales, notamment le FMI, qui a appelé les pays du G20 à trouver le bon équilibre entre la croissance et l'ajustement budgétaire, que les nombreux entretiens bilatéraux menés par le ministre avec ses homologues notamment américains et européens, ont permis de constater le soutien général des partenaires de la France à la stratégie retenue par la France, qui permet de concilier le sérieux budgétaire et l'accélération de la croissance. La France apporte ainsi une contribution notable à l'effort collectif engagé au niveau mondial en faveur d'une croissance forte, durable et équilibrée.
Les réunions de Washington ont également marqué une étape importante dans le débat sur « l'euro fort ». Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a ainsi indiqué pour la première fois qu'une action de la BCE pourrait être nécessaire si l'appréciation de l'euro se poursuivait. Il rejoint à cet égard les préoccupations exprimées par la France.
La situation de l'Ukraine a par ailleurs donné lieu à des discussions dans différents formats. La France a en particulier vivement soutenu le projet de programme du FMI destiné à la stabilisation économique et financière du pays.
Enfin, les réunions de Washington ont permis de faire avancer plusieurs sujets internationaux prioritaires pour la France. La nécessité de poursuivre les travaux de régulation de la finance mondiale a ainsi été reconnue, et des programmes de travail précis identifiés. De même, l'importance à accorder à la lutte contre le changement climatique, y compris dans les travaux du G20, a été reconnue par nos partenaires. C'est un enjeu important notamment dans la perspective de la conférence internationale des parties sur le climat (« COP 21 ») qui se tiendra en France en 2015. Enfin, la situation de la République centrafricaine, qui traverse de très graves difficultés, a donné lieu à une mobilisation spécifique.