Texte intégral
Je voudrais dire le bonheur que c'est pour nous tous de vous retrouver. Quand je dis, nous tous, je pense bien sûr à votre famille mais je pense aussi aux Français, qui se sont sentis très proches de vous. Je m'associe aussi aux remerciements que vous avez formulés pour tous ceux qui ont aidé à votre libération. On y a cru dès le début, mais enfin, on ne peut connaître le dénouement qu'à la fin.
Les prises d'otages, c'est toujours extrêmement violent mais en plus, il s'agit d'une personne - et c'est le cas de Mme Priest - qui donne une grande partie de sa vie pour les Centrafricains. C'est encore plus gênant, encore plus injuste.
Quand je vous ai eu au téléphone, - cela m'a frappé et je l'ai dit à votre mari - vous m'avez fait des excuses. «Mais pourquoi ?» ai-je dit, vous m'avez répondu «Je vous ai causé des tracas». Non, vous ne m'avez pas causé de tracas, d'abord de l'inquiétude et maintenant, beaucoup de bonheur. Maintenant vous êtes chez vous.
Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 27 janvier 2015