Texte intégral
Monsieur le Député,
Vous avez raison, la région connaît des développements dramatiques et l'absence de perspective politique ouvre un champ aux extrémistes et nous le constatons, malheureusement, chaque jour.
Cette région ne connaîtra pas la paix tant que ce conflit ne sera pas réglé. C'est pour cela que nous avons décidé d'agir dans le respect de l'engagement historique de la France en faveur du processus de paix au Proche-Orient, vous venez de le rappeler.
Avant de lancer cette initiative, j'ai pris le temps de consulter tous nos partenaires. Tous partagent notre analyse, tous savent gré à la France de prendre ses responsabilités et tous ont répondu favorablement à notre invitation.
Vendredi, près de 30 ministres seront présents à Paris pour réaffirmer ensemble deux convictions.
La première, c'est que la solution de deux États est la seule possible et qu'elle est aujourd'hui en danger.
La seconde, c'est que la communauté internationale est prête à se mobiliser pour la préserver et pour offrir aux Israéliens et aux Palestiniens un soutien et des garanties indispensables à sa mise en oeuvre.
Alors, il faut bien s'entendre : il ne s'agit pas de se substituer aux parties, il ne s'agit pas de négocier à leur place, c'est à elles seules qu'il appartiendra en définitive le choix courageux de la paix. Mais nous pouvons les aider et ce sont ces conditions qu'il faut réunir pour relancer un climat qui soit favorable pour que les Palestiniens et les Israéliens reparlent, retravaillent et renégocient entre eux. C'est ce que nous allons commencer vendredi. J'ai dit la même chose au président Abbas et au Premier ministre Netanyahou.
Notre démarche est sincère, elle est désintéressée mais elle est nécessaire, tout le monde en convient. Donc, je vous appelle à tous vous mobiliser pour réussir cet objectif, c'est-à-dire la paix, une paix juste avec deux États qui vivent ensemble, côte-à-côte et à en sécurité.
Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 3 juin 2016