Texte intégral
Vous avez bien présenté la question, ou les questions qui se posent, après la décision du peuple britannique de quitter l'Union européenne. Il est vrai que c'est un choc. Il faut être conscient de la gravité de cette décision mais avant tout, je crois qu'il faut la respecter. D'abord, j'imagine mal que le futur Premier ministre, après le long processus dans lequel s'est engagé le parti conservateur, effacera le vote populaire.
Donc, toutes les difficultés sont devant nous : comment faire pour que nous trouvions une solution équitable mais qui respecte le droit ? C'est-à-dire d'abord commencer d'appliquer l'article 50 du Traité sur l'Union européenne qui prévoit les conditions dans lesquelles la sortie d'un pays est possible. Nous n'avons pas d'expérience.
Ce qui est regrettable, c'est que les partisans du Brexit qui ont mené une campagne purement démagogique en utilisant le mensonge, -je pense notamment à la question de l'immigration, à la contribution financière de la Grande-Bretagne -, sont aujourd'hui complètement dépourvus de réponses, pour expliquer au peuple britannique lui-même, ce qui va se passer. Au point même que voyant la difficulté, ils renoncent à continuer leur combat politique. C'est vrai pour Boris Johnson. C'est vrai pour M. Farage.
Il y a là une situation qui est inacceptable du point de vue de l'intérêt même du peuple britannique, mais aussi de l'intérêt même des Européens puisque nous sommes rentrés dans une période d'incertitude. Incertitude - on le voit tous les jours-, sur le plan financier, incertitude sur le plan économique, mais incertitude aussi sur le plan politique.
Il faut effectivement que la situation se clarifie en Grande-Bretagne, mais cela ne dépend pas directement de nous. J'espère que très vite, le futur Premier ministre dira à l'Europe : «nous notifions notre décision et nous engageons la discussion». Il y a deux discussions, deux négociations. L'une porte sur les conditions de sortie, c'est l'article 50. Une autre doit commencer parallèlement : c'est quel statut demain pour la Grande-Bretagne dans son rapport avec l'Union européenne ?
La réunion des chefs d'État et de gouvernement du 29 juin - la France y a pris sa part - a été claire. L'Europe ce sont des règles communes. Le grand marché, l'Union européenne, ce sont aussi des libertés mais on ne peut pas rentrer dans l'Europe à la carte. C'est quatre libertés du grand marché unique, c'est bien sûr la liberté de circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes. Cela ne peut pas être une autre base de discussion.
Je crois que cette négociation va se faire dans la clarté et elle doit aussi se faire dans le respect. Je crois qu'en effet il a été utile de rappeler que certains comportements à l'égard des ressortissants européens - je pense aux Polonais, aux Français, aux Portugais - étaient inacceptables. Il a été utile que le Premier ministre en charge aujourd'hui rappelle les règles de bien vivre ensemble en Europe.Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 8 juillet 2016
Donc, toutes les difficultés sont devant nous : comment faire pour que nous trouvions une solution équitable mais qui respecte le droit ? C'est-à-dire d'abord commencer d'appliquer l'article 50 du Traité sur l'Union européenne qui prévoit les conditions dans lesquelles la sortie d'un pays est possible. Nous n'avons pas d'expérience.
Ce qui est regrettable, c'est que les partisans du Brexit qui ont mené une campagne purement démagogique en utilisant le mensonge, -je pense notamment à la question de l'immigration, à la contribution financière de la Grande-Bretagne -, sont aujourd'hui complètement dépourvus de réponses, pour expliquer au peuple britannique lui-même, ce qui va se passer. Au point même que voyant la difficulté, ils renoncent à continuer leur combat politique. C'est vrai pour Boris Johnson. C'est vrai pour M. Farage.
Il y a là une situation qui est inacceptable du point de vue de l'intérêt même du peuple britannique, mais aussi de l'intérêt même des Européens puisque nous sommes rentrés dans une période d'incertitude. Incertitude - on le voit tous les jours-, sur le plan financier, incertitude sur le plan économique, mais incertitude aussi sur le plan politique.
Il faut effectivement que la situation se clarifie en Grande-Bretagne, mais cela ne dépend pas directement de nous. J'espère que très vite, le futur Premier ministre dira à l'Europe : «nous notifions notre décision et nous engageons la discussion». Il y a deux discussions, deux négociations. L'une porte sur les conditions de sortie, c'est l'article 50. Une autre doit commencer parallèlement : c'est quel statut demain pour la Grande-Bretagne dans son rapport avec l'Union européenne ?
La réunion des chefs d'État et de gouvernement du 29 juin - la France y a pris sa part - a été claire. L'Europe ce sont des règles communes. Le grand marché, l'Union européenne, ce sont aussi des libertés mais on ne peut pas rentrer dans l'Europe à la carte. C'est quatre libertés du grand marché unique, c'est bien sûr la liberté de circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes. Cela ne peut pas être une autre base de discussion.
Je crois que cette négociation va se faire dans la clarté et elle doit aussi se faire dans le respect. Je crois qu'en effet il a été utile de rappeler que certains comportements à l'égard des ressortissants européens - je pense aux Polonais, aux Français, aux Portugais - étaient inacceptables. Il a été utile que le Premier ministre en charge aujourd'hui rappelle les règles de bien vivre ensemble en Europe.Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 8 juillet 2016